Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - guerre au moyen-orient

Moyen-Orient: optimisme modéré avec le recul du pétrole et le rebond des Bourses


Des traders travaillent sur le parquet de la Bourse de New York peu après l’ouverture des marchés, à New York, le 1er septembre 2015. Photo Lucas Jackson/ Reuters

Les prix du pétrole poursuivent mercredi leur recul, entraînant un rebond des marchés boursiers, les opérateurs semblant vouloir croire à la possibilité d'un plan de paix proposé par Donald Trump à l'Iran.

« Les récits et les gros titres dictent l’évolution des cours: aujourd’hui, tout tourne autour de la perspective d’un cessez-le-feu », a résumé Neil Wilson, analyste du site de trading Saxo Markets.

L'Iran a par ailleurs affirmé que les « navires non hostiles » pouvaient désormais « bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes », selon l'Organisation maritime internationale (OMI).

« Il s'agit d'un développement majeur pour le marché pétrolier, ouvrant la voie à une reprise des flux de pétrole à l'échelle mondiale », a estimé Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Résultat: à l'ouverture de Wall Street à 13H30 GMT, les cours du brut reculaient de plus de 5%. Le baril de Brent de la mer du nord, référence mondiale du pétrole, s'échangeait à 99 dollars, et celui du WTI, son homologue américain, à 87,65 dollars.

Le pétrole étant la principale boussole des marchés, Wall Street a ouvert en nette hausse. Le Dow Jones gagnait 1,15%, le Nasdaq 1,16% et le S&P 500 0,95%.

Les Bourses européennes n'étaient pas en reste et confirmaient leur redressement observé dès l'ouverture.

Le Dax de Francfort progressait de 1,70%, tout comme le CAC 40 à Paris (+1,49%), le Footsie à Londres (+1,29%) et l'indice des valeurs à Milan (+1,71%).

« Les marchés intègrent la possibilité d'un cessez-le-feu, même si la perspective d'un règlement durable semble encore lointaine », a noté Neil Wilson.

L'Iran et les Etats-Unis négocient « en ce moment » pour tenter de mettre un terme au conflit, a affirmé mardi le président américain Donald Trump.

Plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l'administration Trump a proposé un plan de paix en 15 points à l'Iran par l'entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.

Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les Etats-Unis proposent un cessez-le-feu d'un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

Même si la position de Téhéran reste incertaine, « les prix du pétrole ont reculé à la suite de ces développements, offrant un certain soulagement aux marchés actions », a relevé Matt Britzman, analyste actions senior chez Hargreaves Lansdown.

En Asie, l'indice Nikkei de la place de Tokyo a terminé mardi en hausse de 2,87%. A Séoul, le Kospi a pris 1,59%.

L'indice composite de Shanghai a gagné 1,30%, Shenzhen a grimpé de 1,95% et le Hang Seng hongkongais a terminé sur une hausse de 1,09%.

Accalmie sur les taux d'intérêt des emprunts d'Etats

La vague de soulagement est également visible sur le marché de la dette souveraine des Etats, avec un fléchissement des rendements mercredi.

Le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, s'établissait à 2,95% vers 13H30 GMT, contre 3,03% la veille à la clôture. Il évoluait toutefois autour de 2,64% avant le début de la guerre au Moyen-Orient.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,65% contre 3,76% mardi en clôture. Hors UE, le britannique s'affichait à 4,83% contre 4,96% mardi soir.

« Le sentiment des investisseurs s'améliore prudemment grâce à l'espoir, mais les fondamentaux (les bases économiques réelles, NDLR) ont été affectés après près d'un mois de combats au Moyen-Orient et de perturbations autour du détroit stratégique d'Ormuz », a souligné Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

« Le contexte macroéconomique s'est détérioré au cours du mois écoulé », avec des prix de l'énergie plus élevés, « les coûts d'exploitation augmentent, et les marges sont susceptibles d'être sous pression », a-t-elle expliqué.

En conséquence, « les anticipations concernant la Réserve fédérale américaine (Fed) et les autres grandes banques centrales ont évolué dans un sens plus restrictif, les marchés remettant de plus en plus en question la capacité de la Fed à procéder à des baisses de taux cette année », a noté cette analyste.


Les prix du pétrole poursuivent mercredi leur recul, entraînant un rebond des marchés boursiers, les opérateurs semblant vouloir croire à la possibilité d'un plan de paix proposé par Donald Trump à l'Iran.« Les récits et les gros titres dictent l’évolution des cours: aujourd’hui, tout tourne autour de la perspective d’un cessez-le-feu », a résumé Neil Wilson, analyste du site de trading Saxo Markets.L'Iran a par ailleurs affirmé que les « navires non hostiles » pouvaient désormais « bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes », selon l'Organisation maritime internationale (OMI).« Il s'agit d'un développement majeur pour le marché pétrolier, ouvrant la voie à une reprise des flux de pétrole à l'échelle...