Un employé municipal israélien inspecte les dégâts dans une école maternelle touchée par une frappe aérienne à Rishon Lezion, en périphérie de Tel Aviv, le 21 mars 2026. Photo Ilia Yefimovich / AFP
Les médias d'État iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles d'infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, si le président américain Donald Trump met à exécution sa menace de détruire des centrales électriques iraniennes au terme de son ultimatum lundi soir. Ces médias, dont le site Mizan Online, un organe du pouvoir judiciaire, ont diffusé lundi des infographies montrant ces cibles potentielles, notamment celles d'Orot Rabin et Rutenberg en Israël, les deux principales centrales électriques du pays. Les trois autres sont la centrale Heshkol près d'Ashdod, celle de Hagit et celle de Haruvit (Tzavit) à environ 55km de Jérusalem.
Une autre infographie, publiée par l'agence Mehr et intitulée « Dites adieu à l'électricité ! », a présenté des cibles potentielles en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Elle était accompagnée d'un message : « à la moindre attaque contre les infrastructures électriques de la République islamique, c'est toute la région qui sera plongée dans le noir ».
Peu après la publication de ces listes, Donald Trump a annoncé un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran, évoquant des de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilités. Téhéran nie de son côté toute communication directe ou indirecte avec les États‑unis.
Parallèlement à l'annonce de ses cibles par l'Iran, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, un personnage politique central, avait promis de détruire de manière « irréversible » les infrastructures vitales de toute la région si les États-Unis et Israël attaquaient les siennes. Cette surenchère faisait suite aux menaces faites par le président américain vendredi « d'anéantir » ses centrales électriques si Téhéran ne rouvrait pas sous 48 heures le détroit d'Ormuz, un ultimatum qui devait donc expirer ce lundi soir.
Cette voie maritime stratégique du commerce mondial est bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des bombardements américano-israéliens le 28 février.



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09 h 31, le 24 mars 2026