Le président libanais Joseph Aoun arrivant à une réunion du Conseil des ministres à Baabda, le 5 août 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le président libanais Joseph Aoun, a contacté vendredi soir son homologue émirati, le cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane et « dénoncé l’implication de certains groupes partisans dans un complot de sabotage que les Émirats ont annoncé avoir déjoué », a rapporté la présidence libanaise, sans nommer le Hezbollah. Les autorités émiraties ont annoncé tôt vendredi avoir démantelé un « réseau terroriste » financé et opéré par le Hezbollah et son parrain, l'Iran. Selon l’agence de presse officielle du pays, le réseau était impliqué dans des « opérations de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de menaces contre la sécurité nationale », sans fournir plus de détails.
Plus tôt en journée, le ministère libanais des Affaires étrangères a condamné « le plan terroriste qui a visé les Émirats arabes unis », et dénoncé « l’implication du Hezbollah dans ce plan », tout en rappelant « la décision du gouvernement libanais du 2 mars 2026 interdisant les activités militaires et sécuritaires » du parti chiite pro-iranien.
Le Hezbollah a de son côté catégoriquement démenti toute implication et évoqué des accusations « fabriquées ». « Le Hezbollah nie formellement les accusations fabriquées à son encontre émises par les autorités de sécurité des Émirats arabes unis et affirme catégoriquement que ces allégations sont totalement infondées et ne reposent sur aucun fait ou aucune réalité. Le Hezbollah n’a aucune présence aux Émirats ni dans aucun autre pays sous quelque couverture ou nom commercial que ce soit. Il considère que ces allégations s’inscrivent dans le cadre de tentatives répétées de nuire au parti et de ternir son image, dans des objectifs désormais évidents pour tous », écrit le parti dans un communiqué.
Le Hezbollah a également critiqué « la précipitation irresponsable du ministère libanais des Affaires étrangères à adopter ces récits émanant d’entités étrangères et à émettre une condamnation contre une composante essentielle du Liban avant toute vérification, au lieu de faire preuve d'un minimum de responsabilité nationale, en particulier dans le contexte de l’agression israélienne brutale dont le Liban et son peuple sont victimes ».
Mercredi, un autre pays du Golfe, le Koweït, avait indiqué avoir déjoué une attaque « d’un groupe terroriste affilié au Hezbollah », ce que le parti chiite a aussi démenti catégoriquement. Le ministère koweïtien de l’Intérieur avait alors annoncé que l’Agence de sécurité d’État du pays avait déjoué un « plan terroriste » visant des « installations vitales dans le pays » et qui était préparé par un groupe affilié au Hezbollah. « Dix citoyens appartenant à un groupe terroriste affilié à l’organisation terroriste Hezbollah interdite ont été arrêtés. Ils avaient planifié l’opération en coordination avec des entités étrangères et cherchaient à leur transmettre les coordonnées des sites ciblés, constituant une menace directe pour la sécurité du pays », a poursuivi le ministère, sans fournir de calendrier précis.
Le Palais Bustros a ajouté que « le Liban exprime sa pleine solidarité avec les Émirats arabes unis, qui l’ont toujours soutenu dans les épreuves et les difficultés ». Il a félicité « les forces de sécurité émiraties pour leur vigilance » et exprimé « la disponibilité totale des autorités libanaises à coopérer dans les enquêtes afin de sanctionner les responsables ».
Au cours des dernières années, les pays du Golfe ont exprimé leur inquiétude face à l'influence croissante du Hezbollah au Liban, créant des tensions diplomatiques entre le Liban et son voisinage arabe. Ces annonces interviennent dans un contexte de guerre régionale déclenchée par les frappes israéliennes et américaines sur des infrastructures militaires mais aussi pétrolières. L’Iran a riposté en ciblant des bases américaines et des infrastructures civiles appartenant aux pays arabes du Golfe. Le conflit s’est étendu au Liban, où le Hezbollah a rouvert le front contre le nord israélien, mettant fin à près d’un an et demi de cessez-le-feu conclu fin novembre 2024.




La meilleure chose qui vous reste à faire serait de la boucler et de raser les murs en vous morfondant de hôte et de remords pour ce que vous avez fait subir et faites encore subir à notre pays et à sa population depuis plus de qu’arrête ans. Honte à vous et à ceux qui vous avez encouragé moyennant quelques dollars pour acheter leur vie avant d’acheter leur silence. Vous êtes maudits ainsi que nos politiciens qui n’ont rien fait pour arrêter à temps.
16 h 33, le 22 mars 2026