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Politique - Diplomatie

Raggi appelle les pays arabes à soutenir l'initiative de Aoun pour des négociations directes avec Israël

Pour le chef de la diplomatie libanaise, il n'existe « aucune alternative à la négociation et aux solutions diplomatiques ».

Raggi appelle les pays arabes à soutenir l'initiative de Aoun pour des négociations directes avec Israël

Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi (centre), lors d'une réunion à Riyad, le 19 mars 2026. Photo ANI

Le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a appelé jeudi les pays arabes à soutenir l'initiative du président Joseph Aoun consistant à mener des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre, lors d'une réunion d'urgence à Riyad des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et islamiques consacrée à la situation dans la région.

Dans son discours, M. Raggi a déclaré que « le Liban, qui souffre depuis longtemps des ravages de la guerre, s'attache à la voie de la paix et cherche à épargner à son peuple de nouvelles tragédies ». Il n'existe selon lui « aucune alternative à la négociation et aux solutions diplomatiques ». C'est dans ce cadre que le président Aoun a lancé une initiative visant à lancer des négociations directes avec Israël, et prépare une délégation de haut niveau, « dans le but d'instaurer la stabilité, de mettre fin à l'état de conflit et de parvenir à des solutions durables qui préservent la souveraineté et les droits du Liban », a précisé M. Raggi.

Pour consolider cette initiative, le Liban « compte sur la solidarité et le soutien des pays arabes et de la communauté internationale », a-t-il poursuivi. Il a en outre insisté sur un soutien rapide à l'armée libanaise, « afin de lui permettre de s'acquitter de ses devoirs et de remplir son rôle dans le maintien de la sécurité et de la stabilité et la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701, notamment le monopole des armes par l'État et l'extension de sa souveraineté sur l'ensemble du territoire ».

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Il a reproché par ailleurs à l'Iran d'avoir « donné ses instructions au Hezbollah qui a entraîné le Liban dans une guerre qu’il n’a pas choisie », rappelant que le gouvernement libanais « poursuit ses efforts pour libérer le Liban de l’emprise iranienne. » Le cabinet de Nawaf Salam avait notamment appelé à l'arrestation et l'expulsion de toute personne liée aux gardiens de la révolution, prévu de mettre en place un système de visa d'entrée dans le pays pour les Iraniens et Joe Raggi avait convoqué en début de semaine le chargé d'affaires iranien à Beyrouth. Des décisions qui viennent s'ajouter à l'interdiction, déclarée il y a un an, de tout vol direct entre Beyrouth et Téhéran.

Joe Raggi a encore condamné les « attaques incontrôlées de l'Iran contre les États du Golfe, la Jordanie, l'Irak, la Turquie et l'Azerbaïdjan ».

Il s'est en outre réuni à Riyad avec ses homologues d'Azerbaïdjan, du Bahreïn, d'Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Pakistan, du Qatar, d'Arabie saoudite, de Syrie, de Turquie et des Émirats arabes unis, dans le cadre d'une réunion ministérielle consultative, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Les participants ont réaffirmé « leur soutien à la sécurité, à la stabilité et à l'intégrité territoriale du Liban, à l'activation de la souveraineté de l'État libanais sur l'ensemble de son territoire et à la décision du gouvernement libanais concernant le monopole des armes. Ils ont également condamné l'agression d'Israël contre le Liban et sa politique expansionniste dans la région », indique l'ANI.

Le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a appelé jeudi les pays arabes à soutenir l'initiative du président Joseph Aoun consistant à mener des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre, lors d'une réunion d'urgence à Riyad des ministres des Affaires étrangères des pays arabes et islamiques consacrée à la situation dans la région.Dans son discours, M. Raggi a déclaré que « le Liban, qui souffre depuis longtemps des ravages de la guerre, s'attache à la voie de la paix et cherche à épargner à son peuple de nouvelles tragédies ». Il n'existe selon lui « aucune alternative à la négociation et aux solutions diplomatiques ». C'est dans ce cadre que le président Aoun a lancé une initiative visant à lancer des négociations directes avec Israël, et prépare une...
commentaires (3)

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas de ministre des affaires étrangères. La politique étrangère c’était l’affaire exclusive de la milice, et tous nos misérables opportunistes étaient d’accord. Alors avoir un ministre Libanais, sensé, et courageux en plus, c’est un peu trop pour nous. Bon vent monsieur le ministre. Le Liban existe encore.

NG

05 h 59, le 20 mars 2026

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Commentaires (3)

  • Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas de ministre des affaires étrangères. La politique étrangère c’était l’affaire exclusive de la milice, et tous nos misérables opportunistes étaient d’accord. Alors avoir un ministre Libanais, sensé, et courageux en plus, c’est un peu trop pour nous. Bon vent monsieur le ministre. Le Liban existe encore.

    NG

    05 h 59, le 20 mars 2026

  • Qu’on arrête de demander la permission aux autres pays pour sauver notre peau. Tous les pays qui ont signé un accord de paix avec Israël ont pris leur décision unilatéralement et se portent comme un charme. Aucun centimètre de leur territoire n’a été annexé ou pris de force. Si notre pays arrive à le faire, nous n’auront besoin d’aucune aide étrangère pour le reconstruire. Tous les enfants du pays viendront investir et s’investir afin qu’il redevienne le Liban que les libanais ont toujours voulu.

    Sissi zayyat

    13 h 13, le 19 mars 2026

  • Si on va aux négociations, il faut avoir un objectif. Israel en a un : Il est clair. Sécuriser leur territoire. Il peut etre obtenu soit par un cessez le feu, soit par la paix. Quel est le notre? Quel est le plan pour l'atteindre? Si on veut le cessez le feu ce qui rejoint l'objectif de sécurité d'Israel, pourra t on prendre des mesures pour que personne au Liban ne le viole ? Visiblement non et ça a été dit par le Liban Officiel qui a refusé de désarmer Hezballah. Dès lors on a peut etre un problème de crédibilité. En ce qui concerne la paix: Que faire du droit au retour? Il passe à la trape?

    Moi

    13 h 00, le 19 mars 2026

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