Le président de la République Joseph Aoun (2ème a droite) aux côtés des ambassadeurs du Danemark, de la Suède et de la Norvège à Baabda, le 9 mars 2026. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise
Le président Joseph Aoun a déclaré lundi que le Liban était prêt à « reprendre les négociations et à examiner les points de sécurité nécessaires pour mettre fin à l’escalade israélienne dangereuse », tout en qualifiant d’« inacceptables, surprenantes et suspectes » les attaques visant l’armée libanaise dans le contexte actuel.
« Le Liban a informé les grandes puissances et les Nations unies de son entière disponibilité à reprendre les négociations et à examiner les points de sécurité nécessaires pour mettre fin à la dangereuse escalade israélienne », a affirmé le chef de l’État lors d’une réunion à Baabda avec les ambassadeurs du Danemark, de la Suède et de la Norvège.
Alors que l’armée israélienne a multiplié les bombardements ainsi que les tentatives de descentes et d’incursions au Liban-Sud et dans la Békaa, plusieurs membres de l’armée libanaise ont été tués lors de la première des deux opérations commandos menées ce week-end vers Nabi Chit.
Le président Aoun a estimé que les attaques visant l’armée libanaise dans le contexte actuel étaient « inacceptables, surprenantes et suspectes » car « elles servent les tentatives de saper l’autorité de l’État et de remettre en question ses capacités ». Selon lui, elles « s’alignent, d’une manière ou d’une autre, avec les objectifs de ceux qui cherchent à impliquer le Liban dans la guerre régionale, en contournant la volonté de la majorité des Libanais, lassés des guerres et de leurs conséquences, et attachés au droit exclusif de l’État de décider de la guerre et de la paix ».
« La décision du gouvernement concernant le contrôle exclusif des armes sera mise en œuvre selon le plan établi par le commandement de l’armée lorsque les conditions de sécurité le permettront », a poursuivi Joseph Aoun, après avoir déclaré que « les attaques israéliennes continues contre la banlieue sud de Beyrouth, le Sud et la Békaa n’atteindront pas les objectifs poursuivis par Israël. »
Il a également ajouté que « la position du Liban est ferme », comme indiqué dans la décision du Conseil des ministres le 2 mars dernier, concernant l’engagement total et définitif du Liban à respecter les termes de la déclaration de cessation des hostilités convenue en novembre 2024, afin de préserver la paix et la stabilité, en contrepartie de l’obligation pour Israël de cesser ses attaques sur l’ensemble du territoire libanais. Les trois ambassadeurs ont enfin confirmé la solidarité de leurs pays avec le Liban en cette période difficile et leur disponibilité à fournir l’aide nécessaire aux Libanais déplacés de leurs villages.


Il ne suffit pas d’annoncer de grandes décisions pour soit disant pacifier notre pays en ayant comme conditions un énième cessez-le-feu qui permettrait encore une fois de donner une impression de gloire à ceux qui se trouvent sous les décombres et qui saisiront l’occasion pour se renflouer à nouveau afin de mettre nos autorités face à leur mauvais choix. Notre état devrait participer à les désarmer avec les pays qui ont les moyens de le faire pour pouvoir prétendre à une souveraineté et une paix durable. Ça n’est pas en sauvant le HB qu’on y parviendrait. Aucune autre solution n’est viable.
11 h 38, le 10 mars 2026