Le Premier ministre Nawaf Salam lors du débat avec « L'Orient-Le Jour » au Grand Sérail, le 14 septembre 2025. Photo Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré dans un entretien publié dimanche que le Hezbollah avait commis une « erreur stratégique » en entrant dans une guerre régionale, soulignant que les activités de membres du corps des gardiens de la révolution islamique iranien menaçaient la sécurité nationale du Liban.
S’exprimant dans une interview accordée au journal pan-arabe al-Chark al-Awsat, Nawaf Salam a indiqué que le renforcement des restrictions concernant les visas pour les Iraniens est lié à des informations sur des activités menées par des membres des gardiens de la révolution, susceptibles de mettre en danger la sécurité nationale libanaise. Au cours d'un conseil des ministres au Grand Sérail le 5 mars, M. Salam avait appelé à l'arrestation de toute personnalité iranienne au Liban qui serait liée aux gardiens de la révolution au Liban. Le Conseil des ministres avait instauré un système de visa pour l'entrée dans le pays des Iraniens. Israël, quant à lui, avait menacé de s'en prendre aux membres des gardiens et diplomates iraniens au Liban, une menace mise à exécution dans la nuit de samedi à dimanche, avec une frappe sur un hôtel de Raouché ciblant des membres du « Corps du Liban » de la force al-Qods.
Nawaf Salam a en outre ajouté que « l’État libanais fait tout ce qui est en son pouvoir sur les plans politique et diplomatique pour mettre fin à la guerre israélienne contre le Liban », tout en soulignant que « les efforts diplomatiques n’ont pas encore produit les résultats espérés, en raison du lien entre la situation au Liban et les crises régionales ainsi que la guerre en cours dans la région ».
Le Premier ministre a néanmoins fait état de la détermination de son gouvernement à appliquer ses dernières décisions, notamment celles interdisant les activités sécuritaires et militaires du Hezbollah. Il a précisé que l’État, à travers les forces armées et le pouvoir judiciaire, accomplit son devoir dans ce cadre, mais que les conditions de la guerre rendent l’application de ces mesures plus difficile.
Fin février, juste avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran, M. Salam avait affirmé que la deuxième phase du plan de désarmement des milices, notamment du Hezbollah, est « réalisable en quatre mois » si l’armée libanaise « dispose des mêmes conditions ».



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Le pire M. Salam, c’est que vous n’avez rien fait fait pour l’en empêcher. Toutes les justifications du monde ne peuvent pas nous dissuader du contraire. On ne veut pas la guerre mais on ne fait rien pour l’éviter. Si, faute de confiscation des armes, au moins quelques responsables de ces guerres répétitives avaient été arrêtés avant le déclenchement de cette guerre, on n’en serait pas là. Trop peu trop tard. Ce parti maudit n’est pas le seul responsable de l’anéantissement de notre pays. Il faut chercher ailleurs.
11 h 57, le 09 mars 2026