Ce titre d’une chanson populaire connue s’impose comme une réponse au jusqu’au-boutisme du Hezbollah qui, au lieu de se calmer et de rentrer dans le rang, continue à jouer les matamores. Car rien ne justifiait son attaque insensée du nord d’Israël, le 1er mars, laquelle a servi de prétexte à Tsahal pour reprendre ses frappes avec une violence redoublée et qui, fort de ce casus belli, pourrait envisager de lancer une nouvelle invasion du Liban, répondant ainsi à ses visées expansionnistes.
À quoi a servi ce coup d’épée dans l’eau ? À venger la mort de Khamenei ? Les manifestations de ses partisans n’auraient-elles pas suffi à extérioriser leur tristesse et leur colère ? À faire diversion ? La guerre de l’automne 2024 a déjà prouvé que le « parti de Dieu » n’était plus en mesure de tenir tête à un ennemi suréquipé, largement soutenu par l’Amérique de Trump.
Alors ? Cette attaque a démontré, s’il en était encore besoin, que le parti en question a perdu toute appartenance nationale pour devenir un instrument entre les mains de son maître iranien, au mépris de la souveraineté libanaise et du bien-être de la communauté chiite, qui a repris les chemins de l’exode. En faisant fi des mises en garde de l’État libanais, le Hezbollah est devenu, aux yeux d’une grande majorité de la population, un paria, un hors-la-loi indésirable.
Quelle voie choisira-t-il après la décision historique prise le 2 mars par le gouvernement libanais à son encontre ? L’avenir le dira. En attendant, le peuple libanais, qui se félicitait d’être pour une fois à l’abri d’un conflit régional, ronge son frein. Son impatience pourrait conduire à une rupture risquant de compromettre le vivre-ensemble libanais. Le Hezbollah s’en soucie-t-il au moins ?
« Si j’avais su… » Le 28 août 2006, Hassan Nasrallah avait admis que, s’il avait su que l’enlèvement de deux soldats israéliens provoquerait un conflit de 33 jours avec Israël, il ne l’aurait pas fait. Aujourd’hui, son parti orphelin n’a aucune excuse : il sait.
"Le 28 août 2006, Hassan Nasrallah avait admis que, s’il avait su que l’enlèvement de deux soldats israéliens provoquerait un conflit de 33 jours avec Israël, il ne l’aurait pas fait. Aujourd’hui, son parti orphelin n’a aucune excuse : il sait." Il le savait également, feu HN, et pourtant il a lancé sa donquichottesque "guerre de support" à Gaza, qui lui a coûté la vie, ainsi qu'à son successeur. Il y a des gens qui n'apprennent jamais, de sorte que l'âne du proverbe libanais(التكراربعلّم الحمار) a un QI supérieur au leur!
11 h 19, le 23 mars 2026