Le siège du Tribunal militaire, secteur du Musée. Photo Ani
Le commissaire du gouvernement près du tribunal militaire, Claude Ghanem, a demandé, mardi 4 mars, aux différents services de sécurité – renseignements de l’armée, Forces de sécurité intérieure (FSI), Sécurité de l’État et Sûreté générale – d’identifier et arrêter les responsables des tirs sur Israël, qui, dans la nuit de dimanche à lundi, ont précipité le Liban dans la guerre. Le magistrat a ordonné, le cas échéant, de perquisitionner leurs domiciles, saisir les armes trouvées et conduire les suspects auprès des enquêteurs du parquet militaire pour interrogatoire, selon des sources judiciaires concordantes. Cette instruction intervient au lendemain d’une demande similaire du ministre de la Justice, Adel Nassar, au chef du parquet de cassation Jamal Hajjar, afin de donner une force exécutoire à la décision gouvernementale d’interdire les activités militaires du parti chiite et d’obliger ce dernier à remettre son arsenal. « Selon la coordination entre le parquet de cassation et le parquet militaire, c’est ce dernier qui est désormais responsable de l’enquête », précise l’une des sources judiciaires.
Selon nos informations, les investigations des services sécuritaires ont révélé que trois des missiles tirés dans la nuit de dimanche à lundi provenaient du village de Babiliyé dans le caza de Tyr, et que deux autres ont été interceptés par Israël au-dessus du village de Qawzah (caza de Bint Jbeil). Les enquêteurs ne sont pas cependant encore parvenus à identifier les tireurs, alors que certains magistrats s’interrogent sur « la volonté » ou du moins « la capacité » des services sécuritaires à répondre de manière efficace aux commissions rogatoires du parquet militaire. « Le Liban est d’ores et déjà entré dans une situation de guerre, cela rend difficile l’identification des responsables des tirs », ajoute l’un d’eux. Il reste que le juge Ghanem a poursuivi sur sa lancée, mercredi, en adressant aux mêmes services des commissions rogatoires pour enquêter sur le lancement, la veille, de drones sur Israël.
« Logique globale »
Une dynamique appelée à « se poursuivre et s’amplifier », selon Adel Nassar. « La situation d’ambiguïté de facto qui prévaut depuis une trentaine d’années est en train d’être démantelée », affirme le ministre à L’OLJ, soulignant que « le processus enclenché s’impose progressivement, pas à pas ». Selon lui, cette nouvelle approche s’inscrit dans « la logique globale » de la mise en œuvre d’une décision adoptée lundi par le Conseil des ministres, en vertu de laquelle « toute activité militaire en dehors de l’État est considérée hors la loi ». « Il y a un an, invoquer le monopole étatique des armes était inconcevable », fait remarquer M. Nassar. Il qualifie la décision gouvernementale d’« importante, d’autant que le Hezbollah a décidé unilatéralement d’entraîner le Liban dans une guerre au lieu de reconnaître à l’État le monopole des armes, lequel permettrait au gouvernement d’agir efficacement sur le plan diplomatique et politique ». Sur base de cette décision du Conseil des ministres, M. Nassar a annoncé, mercredi, que toute personne illégalement armée sera arrêtée. « Le juge Hajjar a demandé aux parquets compétents de renforcer l’application stricte de la loi à cet égard », a ajouté le ministre.
Arrestations
Pour l’instant, la troupe semble au diapason : entre mardi et mercredi, une vingtaine d’éléments armés ont été arrêtés à des barrages de l’armée déployés à travers le pays, du Sud au Nord, en passant par Beyrouth, affirme à L’OLJ une source militaire, avant de préciser, au sujet de leurs appartenances partisanes respectives, qu’« elles sont diversifiées » sans donner plus de détails. Pour sa part, une source judiciaire indique que parmi les individus arrêtés, figurent des déplacés du Liban-Sud, ayant fui les attaques israéliennes, qui transportaient des armes personnelles sans qu’ils soient titulaires de licences de port d’armes.



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je veux faciliter le travail du parquet militaire : mettre aux arrets les 27 membres du duo ou pt't seulement ceux du hezb memes les deputes non chiites allies, leurs ministres leurs analystes , chaines de tele et radios . a leur tete naim kassem. l'enquete serait alors vite fait conclue, les responsables recherches trouves par dizaines.
10 h 40, le 05 mars 2026