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Politique - Éclairage

Au sein du Conseil supérieur chiite, la lutte en sourdine entre Amal et Hezbollah

À l'heure où la communauté paraît affaiblie, Nabih Berry veut renforcer son influence sur l'institution.

Au sein du Conseil supérieur chiite, la lutte en sourdine entre Amal et Hezbollah

Un tableau à l'effigie des leaders d'Amal Moussa Sadr et Nabih Berry, et de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur des ruines dans la banlieue sud de Beyrouth suite à un bombardement israélien, à l'automne 2024. Photo d'archives Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour

D’habitude, l’affaire se résout vite et sans fanfare. Mais pas cette fois. Plus de quatre ans après le décès du cheikh Abdel Amir Kabalan, le poste de président du Conseil supérieur chiite reste vacant. Or, la communauté chiite traverse une période inédite, marquée par l’affaiblissement du Hezbollah – dont le chef, Naïm Kassem, ne fait pas l’unanimité – et par l’âge avancé du président du Parlement, Nabih Berry. Dans ce contexte, des efforts sont entrepris en coulisses pour combler ce vide. La potentielle figure qui prendrait la tête de l’organisation fait l’objet de discussions entre Amal et le Hezbollah, respectivement représentés par les députés Kabalan Kabalan et Hassan Fadlallah, selon deux sources interrogées en leur sein par notre journal. Mais si les pôles de la communauté s’accordent sur l’importance d’élire (ou de nommer) un...
D’habitude, l’affaire se résout vite et sans fanfare. Mais pas cette fois. Plus de quatre ans après le décès du cheikh Abdel Amir Kabalan, le poste de président du Conseil supérieur chiite reste vacant. Or, la communauté chiite traverse une période inédite, marquée par l’affaiblissement du Hezbollah – dont le chef, Naïm Kassem, ne fait pas l’unanimité – et par l’âge avancé du président du Parlement, Nabih Berry. Dans ce contexte, des efforts sont entrepris en coulisses pour combler ce vide. La potentielle figure qui prendrait la tête de l’organisation fait l’objet de discussions entre Amal et le Hezbollah, respectivement représentés par les députés Kabalan Kabalan et Hassan Fadlallah, selon deux sources interrogées en leur sein par notre journal. Mais si les pôles de la communauté s’accordent...
commentaires (5)

Il ne faut se fier aux subterfuges de Berry dont il use et abusé depuis des décennies. Il est assez rusé pour changer de camps en fonction des ses intérêts propres. Une joie c’est un allié indéfectible aux fossoyeurs de son pays et un autre jour il est du côté du pouvoir officiel pour obtenir sa clémence. On ne se refit pas et il faut être dupe pour ne pas voir son manège rodé

Sissi zayyat

11 h 09, le 23 janvier 2026

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Commentaires (5)

  • Il ne faut se fier aux subterfuges de Berry dont il use et abusé depuis des décennies. Il est assez rusé pour changer de camps en fonction des ses intérêts propres. Une joie c’est un allié indéfectible aux fossoyeurs de son pays et un autre jour il est du côté du pouvoir officiel pour obtenir sa clémence. On ne se refit pas et il faut être dupe pour ne pas voir son manège rodé

    Sissi zayyat

    11 h 09, le 23 janvier 2026

  • Ils parlent tous de l’intérêt de la communauté chiite, comme si cela avait jamais fait partie de leurs projets bassement lucratifs pour eux et leurs familles et proches. Ils se sont toujours contentés de sacrifier leurs partisans en leur offrant des miettes de leur pactole reçu pour la reconstruction pour ensuite remettre le couvert et détruire ce que ces derniers étaient fiers de posséder. Avec des morts par milliers pour défendre leurs leaders qui se soucient peu du sort de leurs enfants, morts pour rien, ou plutôt pour sauver les intérêts d’un régime qui tue ses propres enfants.

    Sissi zayyat

    10 h 29, le 22 janvier 2026

  • Pourquoi les instances sunnites et chiites dépendent des lois, des députés ? Le mufti sunnite est même considéré comme fonctionnaire me semble-t-il . Alors que BKERKE est une instance libre et autonome ( tant mieux) qui n’est pas financée par les impôts et taxes des libanais. Ces instances et personnes perçoivent elles des salariés de l’état ? C’est une question en fait.

    LE FRANCOPHONE

    09 h 47, le 22 janvier 2026

  • Berry a certainement vu d'un bon œil l'affaiblissement de son suzerain de fait. Rien d'étonnant à ce qu'il cherche à reprendre son autonomie et rêve de reconquérir le leadership chiite dont la milice iranienne l'avait dépossédé. Loin des rêves du Hezbollah (destruction d'Israël et instauration au Liban d;une république islamique), il tenterait de renouer avec le but de Moussa Sader: défense des intérêts de la communauté chiite. Cela expliquerait sans doute l'indulgence, voire la complicité dont il bénéficie, tant de la part de notre président que de la communauté internationale.

    Yves Prevost

    08 h 32, le 22 janvier 2026

  • Intéressant l’article et il est vrai que le grand frère immortel, toujours gourmand, ne va pas laisser passer l’occasion. Son petit frère écervelé a détruit notamment au Sud, ce qu’il pense avoir bâti lui, à coups de détournements de l’argent public et de favoritisme flagrant et à tous les niveaux , pour sa communauté. Berry aurait en plus une revanche à prendre, le hezbollah lui ayant pompé la plupart de ses partisans depuis sa création. Sans oublier les combats féroces d’antan entre les deux formations armées. . Affaire à suivre et avec intérêt !

    NG

    06 h 48, le 22 janvier 2026

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