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Moyen-Orient - Dans La Presse

Risque de guerre : les chargements hebdomadaires de pétrole iranien ont presque triplé, selon le « WSJ »

Si ce rythme soutenu se poursuit, il marquerait le taux mensuel de chargement le plus élevé depuis 2018, explique le quotidien américain.

Risque de guerre : les chargements hebdomadaires de pétrole iranien ont presque triplé, selon le « WSJ »

Un pétrolier iranien, semblable aux nombreux autres sur lesquels sont stockés les ressources iraniennes au large. Photo d'archives Johnny Bugeja/AFP

Alors que débute jeudi à Genève le troisième cycle de discussions sur le nucléaire iranien entre les États-Unis et l’Iran sur fond de craintes d’une guerre, l’imagerie satellite du groupe d’observation Kpler, relayée par le Wall Street Journal, révèle que la moyenne de chargements hebdomadaires de barils de pétrole brut et de condensat de gaz iraniens à bord de navires destinés à l’exportation ont presque triplé. Ces chargements ont atteint les 27 millions de barils la semaine dernière (environ 3,78 millions de barils par jour), contre une moyenne hebdomadaire récente de 10 millions de barils.

Dans le détail, le WSJ rapporte que la moyenne quotidienne de chargements durant le mois de février courant a atteint les 2,3 millions de barils. Une hausse d’environ 50 % par rapport à la moyenne mensuelle des trois derniers mois (1,54 million de barils par jour). Le quotidien explique que si ce rythme soutenu se poursuit, il marquerait le taux mensuel de chargement le plus élevé depuis 2018, avant la réimposition des sanctions liées au nucléaire iranien.

Interférence des signaux GPS

L’augmentation exceptionnelle du nombre de barils iraniens prêts à l’exportation s’explique par l’anticipation des marchés, inquiets d’une potentielle opération militaire américaine imminente contre l’Iran. Washington a renforcé sa présence militaire au Moyen-Orient, alors que Téhéran est capable d’entraver le passage du détroit d’Ormuz, où transite un quart du pétrole mondial transporté par voie maritime et un cinquième des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié, rappelle le Wall Street Journal. Dans ce contexte, Kpler a noté une augmentation significative d’interférence des signaux GPS autour du complexe pétrochimique d’Assaluyeh, d’où sont chargés une partie des barils iraniens, rendant plus difficile la surveillance des activités de Téhéran. La plupart des cargaisons ont ainsi été faites « dans le noir », souligne le WSJ.

Le cours du baril de brut oscillait mercredi autour de 71 dollars, alors qu’il s’établissait autour de 60 dollars en janvier, avant la montée des tensions actuelles entre Washington et Téhéran. Lors de la guerre des 12 jours menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran en juin 2025, le prix du baril du pétrole était également d’environ 72 dollars.

Côté client, la Chine reste l’importateur privilégié de près de 80 % du pétrole iranien, soit 1,2 million de barils par jour depuis début 2026, rappelle le WSJ. Les deux pays sont liés depuis 2021, et pour 25 ans, par un pacte de coopération stratégique qui prévoit 400 milliards de dollars d’investissement chinois dans l’économie iranienne.

Les sanctions économiques américaines et européennes visant tous les pays commerçant avec l’Iran font néanmoins ralentir les exportations, même du côté de la Chine, dont les demandes sont de 14 % inférieures à celles de 2025. De plus en plus de barils s’accumulent au large du pays producteur, si bien que Kpler a relevé près de 200 millions d’unités de stockage d’hydrocarbure flottant dans les réserves aquatiques de Téhéran. Un record.

Alors que débute jeudi à Genève le troisième cycle de discussions sur le nucléaire iranien entre les États-Unis et l’Iran sur fond de craintes d’une guerre, l’imagerie satellite du groupe d’observation Kpler, relayée par le Wall Street Journal, révèle que la moyenne de chargements hebdomadaires de barils de pétrole brut et de condensat de gaz iraniens à bord de navires destinés à l’exportation ont presque triplé. Ces chargements ont atteint les 27 millions de barils la semaine dernière (environ 3,78 millions de barils par jour), contre une moyenne hebdomadaire récente de 10 millions de barils.Dans le détail, le WSJ rapporte que la moyenne quotidienne de chargements durant le mois de février courant a atteint les 2,3 millions de barils. Une hausse d’environ 50 % par rapport à la moyenne mensuelle des trois...
commentaires (1)

Il n,y aura pas de guerre car les generaux americains le deconseillent a Trump. Il y aura un accord sur le nucleaire iranien un tout petit meilleur que celui fait avec Obama pour ne pas perdre la face. Ils ont soumis aux iraniens un accord sur deux ou trois frappes limitees, pour le prestige, sans escalation. NIET des iraniens ! Je pense que discuter du sort des milices iraniennes dans les pays arabes, au LIBAN par excellence, avec des concessions contre concessions serait abordable, meme si pas dans l,immediat. ICBM... NIET ! Kidnappage ou assassinat de Khamenei, serait une ERREUR COLOSSALE

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 33, le 26 février 2026

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Commentaires (1)

  • Il n,y aura pas de guerre car les generaux americains le deconseillent a Trump. Il y aura un accord sur le nucleaire iranien un tout petit meilleur que celui fait avec Obama pour ne pas perdre la face. Ils ont soumis aux iraniens un accord sur deux ou trois frappes limitees, pour le prestige, sans escalation. NIET des iraniens ! Je pense que discuter du sort des milices iraniennes dans les pays arabes, au LIBAN par excellence, avec des concessions contre concessions serait abordable, meme si pas dans l,immediat. ICBM... NIET ! Kidnappage ou assassinat de Khamenei, serait une ERREUR COLOSSALE

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 33, le 26 février 2026

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