Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Israël

La Knesset envisage de renforcer l'autorité des ultra-orthodoxes sur le mur des Lamentations


Un drapeau israélien à Jérusalem, devant le mur des lamentations. Photo RAPHAEL GOTHEIL / HANS LUCAS via AFP

Le Parlement israélien a accepté mercredi de débattre d'une proposition de loi visant à renforcer l'autorité des rabbins ultra-orthodoxes sur le mur des Lamentations, leur permettant d'y interdire toute forme de prière mixte entre hommes et femmes.

Par une majorité de 56 députés - 47 ayant voté contre - la Knesset a jugé recevable ce projet d'amendement à la Loi de protection des Lieux saints présenté par un député d'opposition d'extrême droite, Avi Maoz. Il est soutenu par le ministre de la Justice, Yariv Levin, membre du Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui n'a lui-même pas pris part au vote.

Situé à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël, le mur des Lamentations est le dernier vestige du Second Temple juif, détruit au Ier siècle, et le lieu le plus sacré où les juifs sont autorisés à prier par le grand rabbinat d'Israël.

On y trouve trois espaces de prière: deux non-mixtes, dont le plus grand pour les hommes, et une section mixte, la plus petite, réprouvée par le rabbinat officiel qui est sous la houlette des ultra-orthodoxes.

Sur X, M. Maoz a expliqué vouloir riposter à un arrêt du 16 février de la Cour suprême - saisie par la mouvance réformée du judaïsme - exigeant que l'Etat développe cette section, dite aussi « égalitaire ».

Cet espace, où hommes et femmes peuvent pratiquer le culte côte-à-côte, est utilisé par des fidèles des courants réformés (libéraux et conservateurs), majoritaires aux Etats-Unis mais très minoritaires en Israël.

Dans un geste envers la communauté juive américaine, un précédent gouvernement Netanyahu avait voté en 2016 pour la création de cet espace, puis fait machine arrière l'année suivante sous la pression de ses alliés des partis ultra-orthodoxes.

Résultat : l'espace mixte a été créé mais n'a pas été aménagé, ce dont se plaignent ses usagers, dont certains sont à l'origine du recours devant la Cour suprême.

Dimanche, M. Levin avait appelé les députés à soutenir le texte de M. Maoz pour faire barrage à ce qu'il a présenté comme une ingérence inacceptable de la Haute Cour dans les affaires religieuses.

L'affaire témoigne du conflit qui oppose le gouvernement Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, à la Cour suprême, dont il cherche, depuis son entrée en fonction fin 2022, à réduire drastiquement les prérogatives. Il révèle aussi les tensions internes au sein du judaïsme.

Le Parlement israélien a accepté mercredi de débattre d'une proposition de loi visant à renforcer l'autorité des rabbins ultra-orthodoxes sur le mur des Lamentations, leur permettant d'y interdire toute forme de prière mixte entre hommes et femmes.Par une majorité de 56 députés - 47 ayant voté contre - la Knesset a jugé recevable ce projet d'amendement à la Loi de protection des Lieux saints présenté par un député d'opposition d'extrême droite, Avi Maoz. Il est soutenu par le ministre de la Justice, Yariv Levin, membre du Likoud, le parti de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui n'a lui-même pas pris part au vote.Situé à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël, le mur des Lamentations est le dernier vestige du Second Temple juif, détruit au...