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Culture - Sortir À Beyrouth

Vous pensez aller au théâtre ? Allez voir « No Man’s Land »

Au Madina, jusqu'au 22 février, alaa minawi* présente une pièce politique qui brise le quatrième mur et confronte le public à la mémoire et à la responsabilité.

Vous pensez aller au théâtre ? Allez voir « No Man’s Land »

alaa minawi et Wajdi Khaled sur la scène du théâtre al-Madina dans « No Man’s Land ». Photo Bachar Khattar

Au théâtre al-Madina, on n’entre pas dans No Man’s Land. On y est déjà. La salle n’est pas encore plongée dans le noir que alaa minawi est là, face au public, presque sans protection. Pas de lever de rideau solennel, pas de bascule nette entre la vie et la fiction. Il parle comme on commencerait une conversation un peu trop honnête.Il raconte d’abord la genèse de la pièce qu’il a écrite et mise en scène. Après ces cinq dernières années, dit-il, que nous avons passées à traverser « des fléaux bleus », formule simple, presque légère, qui cache pas mal de tempêtes. Il rappelle qu’il est « moitié libanais, moitié palestinien », phrase lâchée sans pathos mais chargée d’une ironie amère : que fait-on d’un héritage partagé quand les deux peuples saignent depuis des décennies ?Il dit qu’il ne savait pas comment appeler ce spectacle. Il a...
Au théâtre al-Madina, on n’entre pas dans No Man’s Land. On y est déjà. La salle n’est pas encore plongée dans le noir que alaa minawi est là, face au public, presque sans protection. Pas de lever de rideau solennel, pas de bascule nette entre la vie et la fiction. Il parle comme on commencerait une conversation un peu trop honnête.Il raconte d’abord la genèse de la pièce qu’il a écrite et mise en scène. Après ces cinq dernières années, dit-il, que nous avons passées à traverser « des fléaux bleus », formule simple, presque légère, qui cache pas mal de tempêtes. Il rappelle qu’il est « moitié libanais, moitié palestinien », phrase lâchée sans pathos mais chargée d’une ironie amère : que fait-on d’un héritage partagé quand les deux peuples saignent depuis des décennies ?Il dit qu’il ne...
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