Le président libanais Joseph Aoun recevant le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianna Infantino, le 16 février 2026. Photo X/présidence libanaise.
Le président libanais Joseph Aoun a reçu lundi le président de la Fédération Internationale de Football Association (Fifa), Gianni Infantino, à qui il avait accordé la nationalité libanaise à la fin de l’année 2025. Selon la présidence libanaise, la construction d’un stade de football au Liban, entièrement financé par la Fifa, figurait à l’ordre du jour de la rencontre.
« Les discussions ont porté sur le projet de construction d’un stade moderne aux standards internationaux, entièrement financé par la Fifa, qui représenterait une opportunité majeure pour renforcer les performances et l’efficacité de l’équipe nationale libanaise et des clubs locaux », a précisé la présidence. M. Infantino a également réaffirmé son engagement à maintenir la présence du Liban sur la scène sportive internationale.
En novembre 2025, M. Infantino avait annoncé que la Fifa envisageait de construire au Liban un stade conforme aux normes internationales. Il avait expliqué que le pays avait besoin d’un « stade de football moderne et de classe mondiale » pour accueillir l’équipe nationale lors de ses matches à domicile. Ce futur équipement, qualifié de « symbole national », constituerait une « source de fierté » pour les Libanais, avec une capacité estimée entre 20 000 et 30 000 spectateurs.
Le Liban dispose déjà de plusieurs stades, dont le stade municipal Camille Chamoun à Beyrouth et le stade Fouad Chehab à Jounieh.
M. Infantino a remercié le président Aoun pour lui avoir accordé la nationalité libanaise ainsi qu'aux membres de sa famille, après l’accomplissement des démarches officielles, a indiqué la présidence sur son compte X. Il était accompagné de son épouse libanaise, Lina el-Achkar, ainsi que du président de la Fédération libanaise de football, Hachem Haidar.
Au Liban, l’acquisition de la nationalité reste très limitée. Elle se transmet principalement par la filiation paternelle : les enfants de père libanais sont automatiquement citoyens, tandis que ceux de mère libanaise ne le deviennent pas. La nationalité peut également être accordée par décret présidentiel, une procédure rare et exceptionnelle. Le mariage constitue une autre voie, mais uniquement pour les femmes étrangères épousant un citoyen libanais, qui peuvent demander la nationalité après un an de mariage. Les hommes étrangers mariés à des femmes libanaises, eux, n’en bénéficient pas.


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