Le président américain Donald Trump s'adresse aux médias alors qu'il se dirige vers Marine One avant de quitter la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, le 13 février 2026. Photo ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Le président américain Donald Trump annoncera un plan de reconstruction de plusieurs milliards de dollars pour Gaza et détaillera les projets d’une force de stabilisation autorisée par l’ONU pour l’enclave palestinienne au cours de la première réunion officielle de son Conseil de paix (Board of Peace) la semaine prochaine, ont fait savoir deux hauts responsables américains.
Des délégations d’au moins 20 pays, dont plusieurs chefs d’État, devraient assister à cette réunion à Washington que le chef de la Maison Blanche présidera le 19 février, ont précisé ces responsables sous couvert d’anonymat. Les détails du plan Trump pour cette première réunion du Conseil de paix consacré à Gaza n’avaient pas été divulgués auparavant.
Donald Trump avait signé le 23 janvier des documents à Davos, en Suisse, établissant le Board of Peace. La création de ce conseil avait ensuite été approuvée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le cadre du plan Trump pour Gaza. Si des puissances régionales du Moyen-Orient, comme la Turquie, l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que de grands pays émergents tels que l’Indonésie, ont rejoint le conseil, les grandes puissances et les alliés occidentaux traditionnels des États-Unis ont été plus prudents. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi pendant sa visite à Washington qu’Israël avait rejoint le conseil.
L'initiative du président américain a suscité certaines inquiétudes sur les risques que le Conseil de paix pourrait chercher à résoudre d’autres conflits dans le monde et entrer en concurrence avec l’ONU. Les responsables américains ont précisé que la réunion de la semaine prochaine se concentrerait uniquement sur Gaza. Une partie centrale de cette réunion sera l’annonce par Donald Trump d’un fonds de plusieurs milliards de dollars pour l'enclave palestinienne, incluant les contributions financières des membres participants au conseil. Un responsable a qualifié ces offres de « généreuses » et précisé que les États-Unis n’avaient formulé aucune demande explicite de dons. « Les gens sont venus nous proposer des contributions, a déclaré le responsable. Le président fera des annonces concernant l’argent récolté. »
La Force de stabilisation
Le déploiement de la Force internationale de stabilisation constitue un autre élément-clé de la prochaine phase du plan Trump pour Gaza, annoncé en septembre. Lors de la première phase, un fragile cessez-le-feu a été instauré le 10 octobre dans le cadre de la guerre vieille de deux ans ; le mouvement Hamas a libéré des otages tandis qu’Israël a relâché des détenus Palestiniens.
Le chef de l'Exécutif US annoncera que certains pays prévoient de fournir plusieurs milliers de soldats pour cette force de stabilisation, qui devrait être déployée à Gaza dans les prochains mois, ont précisé les responsables.
Une préoccupation majeure reste le désarmement des combattants du Hamas, qui sont réticents à abandonner leurs armes. Selon le plan Trump, les membres du groupe islamiste qui s’engagent à coexister pacifiquement et à déposer les armes bénéficieront d’une amnistie. Ceux qui souhaitent quitter Gaza se verront offrir un passage sûr vers des pays d’accueil.
Les réunions du Board of Peace incluront également des rapports détaillés sur le travail du Comité national pour l’administration de Gaza, créé pour prendre en charge la gestion civile quotidienne du territoire, jusqu’ici assurée par le Hamas. Le comité avait publié la liste de ses membres et tenu sa première réunion en janvier.
D’autres points porteront sur l’aide humanitaire à Gaza ainsi que sur la police de l'enclave, ont précisé les responsables.
Cet article est la traduction d'une dépêche publiée par Reuters.

