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Société - Justice

Retraits frauduleux présumés : Cedrus Bank et une ex-directrice dans la tourmente judiciaire

La première juge d’instruction Nada el-Asmar a déféré le dossier au juge unique pénal de Jounieh, après une enquête basée sur la plainte d’un déposant.

Retraits frauduleux présumés : Cedrus Bank et une ex-directrice dans la tourmente judiciaire

Le siège de Cedrus Bank le 25 septembre 2025. Photo d'illustration Philippe Hage Boutros/L'Orient-Le Jour

Câline Farès, ancienne directrice de Cedrus Bank-Jounieh, ainsi que la banque elle-même ont fait l’objet jeudi d’un acte d’accusation émis par la première juge d’instruction du Mont-Liban Nada el-Asmar, qui les a inculpées de vol, de fraude, ainsi que de falsification de documents et de signatures. La décision judiciaire fait suite à une enquête ouverte après une plainte présentée il y a un an par un client de la banque, Roy Moutran, un dermatologue de renom, par l’intermédiaire de son avocate, Rita Rahmé, notamment pour un « retrait frauduleux » de plus de 2 millions de dollars prélevés sur le compte du médecin. Dans ses déclarations devant la justice, celui-ci avait affirmé que la signature utilisée pour retirer son argent ne correspondait pas à celle de sa sœur, Nadine, à qui il avait donné procuration à cet effet.

Suspectée d’avoir effectué les retraits à l’insu de M. Moutran, la directrice de l’agence de Jounieh avait été licenciée par la direction de la banque, tandis que des plaintes ont été déposées contre elle, d’une part par la banque elle-même, et de l’autre par le déposant, lequel a également intenté une action contre Cedrus. Mme Farès, qui est en état d’arrestation depuis septembre dernier, est également accusée par la première juge d’instruction du Mont-Liban d’enrichissement illicite, sur base de l’article 2 de la loi éponyme. Grâce aux fonds présumés volés, elle aurait acquis des biens immobiliers au Liban et à l’étranger.

Concernant l’établissement bancaire, l’acte d’accusation le vise sur base de l’article 210 du Code pénal qui considère que « les personnes morales sont pénalement responsables des actes de leurs directeurs, lorsque ceux-ci commettent ces actes au nom desdites personnes morales ou par l’un de leurs moyens ».

L’action portée par l'avocate Rita Rahmé comprenait également une plainte au nom de la nièce de M. Moutran, Serena Ayoub. Cette dernière avait découvert que le solde de son propre compte à Cedrus Bank, qui s’élevait à 100 000 dollars, était tombé à 2 000, alors qu’elle n’y avait jamais touché. Pour un motif similaire, un autre médecin, Antoine Choucair, et son épouse avaient également chargé l’avocate de porter plainte pour faux et retrait illégal de près de 800 000 dollars de leurs comptes.

La juge Asmar a déféré le dossier au juge unique pénal de Jounieh, tout en déboutant Cedrus Bank pour une action intentée en octobre dernier contre Roy Moutran et sa sœur Nadine, pour « fabrication de preuves, dénonciation calomnieuse et chantage ». La magistrate a considéré que les éléments constitutifs de ces crimes n’étaient pas vérifiés en l’espèce et a ainsi prononcé un non-lieu en leur faveur.

Câline Farès, ancienne directrice de Cedrus Bank-Jounieh, ainsi que la banque elle-même ont fait l’objet jeudi d’un acte d’accusation émis par la première juge d’instruction du Mont-Liban Nada el-Asmar, qui les a inculpées de vol, de fraude, ainsi que de falsification de documents et de signatures. La décision judiciaire fait suite à une enquête ouverte après une plainte présentée il y a un an par un client de la banque, Roy Moutran, un dermatologue de renom, par l’intermédiaire de son avocate, Rita Rahmé, notamment pour un « retrait frauduleux » de plus de 2 millions de dollars prélevés sur le compte du médecin. Dans ses déclarations devant la justice, celui-ci avait affirmé que la signature utilisée pour retirer son argent ne correspondait pas à celle de sa sœur, Nadine, à qui il avait donné...
commentaires (4)

et tous les banquiers et politiciens qui nous ont volé en 2019 et cassé notre LL!?!

Marie Claude

09 h 27, le 14 février 2026

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Commentaires (4)

  • et tous les banquiers et politiciens qui nous ont volé en 2019 et cassé notre LL!?!

    Marie Claude

    09 h 27, le 14 février 2026

  • Difficile de récupérer la confiance dans nos banques. Sans vouloir généraliser, les conseils d’administration des banques sont déjà suspects, alors si les employés s’y mettent eux aussi, on est loin de sortir de l’auberge ! Finalement on réalise qu’il n’y avait aucun contrôle dans le secteur. A ce jour, le seul coupable est bien le malheureux déposant !

    NG

    09 h 10, le 14 février 2026

  • Bof ! Une goutte d'eau parmi les milliards de $ que les banques ont vole aux Libanais. Mais, ceux-la vont faire l'objet d'une loi d'amnistie ...

    Michel Trad

    09 h 09, le 14 février 2026

  • C’est incroyable comment des responsables dans des banques détournent les fonds des déposants qui leur ont fait confiance leur vident leurs comptes et se payent avec l’argent détourné des biens au Liban et à l’étranger Ces truands doivent être punis de la façon la plus sévère pour que ceci ne se reproduise plus

    Bersuder Jean-Louis

    03 h 30, le 14 février 2026

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