Une semaine après le départ de Hosni Moubarak, des milliers de manifestants sont revenus, vendredi 18 février 2011, place Tahrir au Caire, dans la capitale égyptienne, pour fêter la chute de son régime. Photo Patrick Baz/Archives AFP
Professeur émérite à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, Gilbert Achcar analyse pour « L’Orient-Le Jour » la situation de blocage politique et socio-économique qui domine dans la région.
L'OLJ / Propos recueillis par Soulayma MARDAM BEY, le 07 février 2026 à 00h00
Une semaine après le départ de Hosni Moubarak, des milliers de manifestants sont revenus, vendredi 18 février 2011, place Tahrir au Caire, dans la capitale égyptienne, pour fêter la chute de son régime. Photo Patrick Baz/Archives AFP
on parle du genocide de Gaza, mais on oublie 500,000 syriens tues sous les bombes.
Pas un mot sur l IRAN qui a pourtant perpétré le pire massacre de l histoire contre sa population….
Et les Kurdes dans tout ça ?
Excellente analyse . Merci à l'OLJ pour l'interview de ce grand Monsieur que je lis parfois dans le monde diplomatique .
""…soutenir toutes les luttes qui vont dans le sens de ces valeurs si l’on veut qu’elles puissent triompher chez nous"". Mais "chez nous" il fallait abréger la souffrance des populations et non pas se contenter de déclarations dans le style : "neutralité positive" (bon, je sais bien que la neutralité est constitutionnelle et parfois synonyme de fuite en avant). Parler de neutralité au Liban, après des décennies de guerre(s), c’est comme dit l’interviewé M. Achkar, de la démagogie. Il se permet lever le trophée du seul triomphe de la gauche, que le Liban et la Palestine ont des destins communs.
Pour être bref, le printemps arabe initié par le couple Hussein Obama-Hilary Clinton a pris fin avec la fuite du président syrien. Obama déclarait que "" Assad finira par partir"", sans doute pour justifier sa non intervention pour accélérer son départ, et que l’alaouite au pouvoir déclarait devant les émissaires américains que la réplique sera violente pour toute menace contre le régime. Il a résisté avec un tel degré de violence, et finalement il s’est sauvé avec quelques meubles. Un adage circule à Damas, ""qui tue ses frères, tue ses voisins"", et les Libanais en savent quelque chose.
"" La démocratie, la liberté, l’égalité sont des valeurs universelles qui ont du mal à survivre étouffées dans un seul pays, plus encore lorsque l’on parle d’un petit pays"". C’est le raisonnement par le bon sens idéologique.D’aucuns disent non sans humour, que la démocratie de la petite Suisse étouffe ses habitants autant que la démocratie de Trump. Parler de valeurs universelles dans des pays où l’on ne voit que les religieux prendre la parole, (avec tout le respect pour les hommes d’église, de mosquée ou de synagogue) relève aussi de la démagogie des intervenants quel que soit leur statut.
À la longue question qui termine par :"" … DANS QUELLE MESURE EST-IL, SELON VOUS, POSSIBLE DE PENSER SÉPARÉMENT LES DESTINS DU LIBAN, DE LA SYRIE ET DE LA PALESTINE ?"" et la réponse de Achkar, est claire ! Pour lui, l’engagement du Hezbollah dans sa guerre de soutien au Hamas était dans l’ordre des choses. Arrimer le Liban à ce qu’on appelait jadis la cause palestinienne, nous ramène aux années 60, bien avant les Accords du Caire. Seulement voilà, la violence intellectuelle qui a trop duré, veut que le Liban soit plus engagé contre Israël que les Arabes de ce pays au détriment des Libanais.
on parle du genocide de Gaza, mais on oublie 500,000 syriens tues sous les bombes.
01 h 55, le 14 février 2026