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Dernières Infos - École Publique Au Liban

Une proposition de loi veut titulariser les contractuels sous conditions

Une association de contractuels de l'école publique, le CTLP, se prépare à présenter la semaine prochaine au Parlement la proposition de loi soutenue par six députés.

Une proposition de loi veut titulariser les contractuels sous conditions

Le député Yassine Yassine s'exprime lors de la conférence de presse, mardi, entouré des députés Ibrahim Mneimné, Firas Hamdane, Halimé Kaakour, Paula Yacoubian, et de la présidente du CTLP, Nisrine Chahine. Photo ANI

La Ligue des enseignants contractuels de l’enseignement public de base au Liban (CTLP) a annoncé mardi qu'elle avait finalisé une proposition de loi visant à titulariser les enseignants contractuels de l’enseignement public de base (maternelle, primaire et complémentaire).

Le texte, « soutenu par cinq députés de la contestation -Halimé Kaakour, Paula Yacoubian, Ibrahim Mneimné, Firas Hamdane et Yassine Yassine- et par le président de la Commission parlementaire de l'Éducation, Hassan Mrad, sera présenté au Parlement dans le courant de la semaine prochaine, avant d'être transféré à la Commission de l'Éducation », indique à L’Orient-Le Jour Nisrine Chahine, présidente de la CTLP, à l’issue de la conférence de presse conjointe qu'elle a tenue au Parlement avec les cinq députés.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de revendications des fonctionnaires, dont les salaires sont plombés par l’effondrement financier de 2019 et n’ont toujours pas été revalorisés, mises à part quelques mesures cosmétiques. Depuis juin 2025, le salaire minimum est de 28 millions de livres libanaises, soit l’équivalent de 312 dollars. Les contractuels de l’éducation publique, estimés à plus de 16 000 personnes, se trouvent dans une situation particulièrement précaire. Ne pouvant se permettre de faire grève, ils ne sont rémunérés que pour les heures effectivement assurées, une situation comparable à celle des travailleurs à contrat « zéro heure ». S’ils ont obtenu des indemnités de transport trois jours par semaine, ils ne bénéficient ni de la Sécurité sociale ni d’une couverture santé, et encore moins d’indemnités de fin de service. Selon Nisrine Chahine, l’enseignement public de base comprend 15 000 contractuels.

La proposition de loi, que L’Orient-Le Jour a pu consulter, comporte un article unique, qui prévoit, « à titre exceptionnel et par mesure législative adoptée en Conseil des ministres », la titularisation des enseignants vacataires de l’enseignement public de base, « quelle que soit la nature de leur contrat », sous réserve du respect de plusieurs conditions. Les candidats à la titularisation doivent être notamment engagés par des contrats d’enseignement à l’heure, avoir exercé pendant au moins cinq ans, cumulé au moins 3 000 heures d’enseignement, et être en fonction à la date de publication de la loi.

Sur le plan académique, ils doivent être titulaires d’une licence universitaire, d’un diplôme académique ou professionnel officiellement reconnu au Liban, ou du baccalauréat libanais (ou équivalent), à condition qu’au moins une année se soit écoulée depuis le début de leur engagement contractuel.

Les enseignants concernés devront également suivre et réussir une formation pédagogique d’au moins trois mois à la faculté de pédagogie de l’Université libanaise, sur décision du ministère de l’Éducation. À l’issue de cette formation, ils devront passer un examen dans leur spécialité d’enseignement, dont la réussite conditionnera leur titularisation. Cette exigence suscite toutefois une vive controverse, de nombreux vacataires enseignants de longue date refusant de se soumettre à un examen pour accéder à la titularisation.

Enfin, conformément à la proposition de loi, la titularisation se fera en fonction des besoins, selon le critère de l’ancienneté, et sera étalée sur quatre promotions annuelles successives.

La Ligue des enseignants contractuels de l’enseignement public de base au Liban (CTLP) a annoncé mardi qu'elle avait finalisé une proposition de loi visant à titulariser les enseignants contractuels de l’enseignement public de base (maternelle, primaire et complémentaire).Le texte, « soutenu par cinq députés de la contestation -Halimé Kaakour, Paula Yacoubian, Ibrahim Mneimné, Firas Hamdane et Yassine Yassine- et par le président de la Commission parlementaire de l'Éducation, Hassan Mrad, sera présenté au Parlement dans le courant de la semaine prochaine, avant d'être transféré à la Commission de l'Éducation », indique à L’Orient-Le Jour Nisrine Chahine, présidente de la CTLP, à l’issue de la conférence de presse conjointe qu'elle a tenue au Parlement avec les cinq députés.Cette...