Le trafiquant de drogue libanais Nouh Zeaïter. Photo circulant sur les réseaux sociaux
Le narcotrafiquant libanais Nouh Zeaïter a été condamné mardi par le tribunal militaire à quatre mois de prison ferme, assortis de la confiscation de toutes les armes, équipements militaires et appareils de communication sans fil saisis en sa possession. Interrogé par le président du tribunal, le général de brigade Wassim Fayad, il a été reconnu coupable dans quatre affaires, des délits mineurs, notamment le trafic d'armes, les tirs, la possession d'armes et de munitions sans permis, ainsi que le port de vêtements militaires.
Le baron libanais de la drogue a en revanche été acquitté dans trois autres affaires pour insuffisance de preuves et les charges retenues contre lui ont été classées sans suite dans trente-trois autres affaires en raison de la prescription. Le tribunal a par ailleurs reporté le jugement de deux autres affaires à la prochaine audience, le 5 mai, et doit également examiner d'autres dossiers le concernant lors de cette même audience, relatives à des crimes graves tels que le trafic de stupéfiants, le meurtre et la tentative de meurtre de militaire.
Arrêté en novembre dernier, dans une embuscade sur la route de Kneissé (Baalbeck), Nouh Zeaïter, faisait l’objet de multiples mandats d’arrêt par contumace, notamment pour trafic de stupéfiants et d’armes. Âgé de 48 ans, le « Pablo Escobar » libanais est connu pour être l’un des plus gros trafiquants de haschisch du pays. Il est également soupçonné de liens avec le Hezbollah, surtout durant l’implication du parti chiite dans les combats en Syrie aux côtés des troupes d’Assad. Il est depuis 2023 sanctionné par les États-Unis et l’Union européenne. Son nom a été associé ces dernières années au trafic de captagon. En mars 2024, le tribunal militaire l’avait en outre condamné à la peine de mort pour avoir tiré sur des militaires libanais dont l’un avait été tué.
Lors d'une audience en janvier, Nouh Zeaïter avait nié son implication dans la culture et le trafic des stupéfiants. Il avait reconnu avoir cultivé du cannabis, mais seulement entre 2005 et 2008, affirmant s'être ensuite tourné vers la culture des pommes de terre et de l’avoine. Il avait également nié toute implication dans le trafic d'armes.
Le clan Zeaïter affronte fréquemment l’armée libanaise dans la région de Baalbeck. En août dernier, Ali Mounzer Zeaïter, surnommé « Abou Sallé », un autre grand trafiquant au Liban, avait été tué lors d’une opération de l’armée libanaise à Charawné. Ce quartier est le théâtre d’affrontements réguliers entre repris de justice et forces de l’ordre. En juillet, l’armée libanaise, qui a accéléré le rythme de ses opérations contre le narcotrafic ces derniers mois, notamment sous pression des pays du Golfe, avait démantelé l’une des plus grandes usines d'amphétamine de type captagon du pays dans le village de Yammouné.



Il est clair que personne ne lit proprement ce qui est relatée dans l'article. Il a été jugé pour plusieurs délit dont un auquel il a été condamne pour 4 mois. Cependant il a été aussi condamne a mort: "En mars 2024, le tribunal militaire l’avait en outre condamné à la peine de mort pour avoir tiré sur des militaires libanais dont l’un avait été tué." La loi c'est la loi et ce monsieur doit finir sa vie sur la potence.
09 h 55, le 04 février 2026