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Détournement de fonds : Mikati répond aux députés de la contestation sur les procédures lancées en France


Détournement de fonds : Mikati répond aux députés de la contestation sur les procédures lancées en France

L'ancien Premier ministre Nagib Mikati. Photo d'archives AFP

L’ancien Premier ministre Nagib Mikati a démenti lundi, dans un communiqué, toute « prétendue relation » avec « une enquête portant sur des dossiers liés à Bank Audi », répondant indirectement à une série de questions adressées la semaine dernière par cinq députés issus de la contestation au gouvernement, à la Banque du Liban et à d’autres institutions, au sujet d’une affaire présumée de détournement de fonds survenue ces dernières années, impliquant une acquisition réalisée par Bank Audi — sans davantage de précisions à ce stade.

« Ce n’est ni la première fois, ni la dernière, que l’ancien Premier ministre Mikati est la cible de campagnes politiques et médiatiques visant à ternir sa réputation et à associer son nom à des affaires et des dossiers avec lesquels il n’a aucun lien », a fait savoir le milliardaire via son bureau.

« Au cours des dernières années, plusieurs dossiers judiciaires ont été fabriqués et montés contre lui et sa famille, au Liban comme à l’étranger. Les décisions et jugements définitifs rendus par l’ensemble des juridictions compétentes ont constamment confirmé leur absence de fondement, soulignant sans équivoque l’intégrité et la probité de la ligne de conduite suivie par le Premier ministre Mikati. Malgré cela, les campagnes malveillantes se poursuivent, leur intensité augmentant ou diminuant selon les objectifs politiques qui les motivent et les plans de leurs instigateurs », peut-on encore lire.

Nagib Mikati affirme enfin « agir dans le respect de la loi », « appeler la justice à prendre les mesures juridiques nécessaires pour remettre les choses à leur place et révéler la vérité à l’opinion publique, afin d’empêcher toute exploitation ou diffamation », et se réserve également le droit d’engager des poursuites « pour mettre fin aux atteintes portées à sa personne et à sa famille ».

En septembre 2025, le Parquet national financier (PNF) à Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la base d’une plainte pour « blanchiment d’argent », « recel » et « association de malfaiteurs en bande organisée » contre Nagib Mikati, son frère Taha et plusieurs membres de leur famille, déposée par l’association française Sherpa et le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFL), qui regroupe des déposants lésés par la rétention illégale de leurs avoirs depuis la crise déclenchée en 2019.



L’ancien Premier ministre Nagib Mikati a démenti lundi, dans un communiqué, toute « prétendue relation » avec « une enquête portant sur des dossiers liés à Bank Audi », répondant indirectement à une série de questions adressées la semaine dernière par cinq députés issus de la contestation au gouvernement, à la Banque du Liban et à d’autres institutions, au sujet d’une affaire présumée de détournement de fonds survenue ces dernières années, impliquant une acquisition réalisée par Bank Audi — sans davantage de précisions à ce stade.« Ce n’est ni la première fois, ni la dernière, que l’ancien Premier ministre Mikati est la cible de campagnes politiques et médiatiques visant à ternir sa réputation et à associer son nom à des affaires et des dossiers avec lesquels il n’a aucun lien », a fait...