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Aoun : Les élections législatives doivent se tenir à la date prévue

M.Bou Saab invite l’exécutif à être « clair sur sa capacité à appliquer la loi électorale actuelle ».

Aoun : Les élections législatives doivent se tenir à la date prévue

Le consul libanais Joseph Habib s'exprime lors d'une réunion avec le président de la République, Joseph Aoun, le mercredi 21 janvier 2026. Photo publiée sur le compte X de la présidence libanaise/@LBpresidency

Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que les élections législatives, prévues en mai prochain, mais susceptibles d'être reportées à l'été, sur fond de tension autour de la modalité de vote des expatriés, « doivent se tenir à la date prévue ».

« Les élections législatives doivent se tenir à leur date prévue, car elles renforcent notre crédibilité à l’égard de l’étranger. Elles constituent une partie intégrante du processus de réforme, et la réforme ne saurait être appliquée de manière sélective », a déclaré le chef de l'État mercredi, lors d'une réunion avec des membres du corps consulaire libanais, selon des propos rapportés par la présidence libanaise sur son compte X.

La question du vote des expatriés continue de diviser la Chambre. Conduits par les Forces libanaises, les partis qui appellent à l’amendement de la loi électorale veulent permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés en lice dans la métropole, comme ils l’ont fait lors des deux précédents scrutins, et non pour six parlementaires supplémentaires réservés à la diaspora, comme le prévoit la loi électorale de 2017. Cette dernière option est privilégiée par le tandem chiite, piloté sur ce dossier par le président du Parlement, Nabih Berry.

Dans ce contexte, Joseph Aoun avait lui-même évoqué début janvier un report « technique » des législatives qui permettrait aux Libanais de l’étranger de venir participer à l’élection des 128 députés (et non six spécifiques pour la diaspora), estimant que ce cas de figure « n'est pas à proprement parler un report ». « Un, deux mois ou plus ne constituent pas un report », avait-il lancé dans un entretien accordé dimanche à Télé-Liban pour marquer le bilan de la première année de son mandat, soulignant qu'il refusait toutefois que le scrutin soit organisé « dans un an ou deux » ou que le mandat de la Chambre soit à nouveau prorogé. Dans la lignée du discours tenu la veille, le chef de l'État a par ailleurs appelé les membres du corps consulaire à « transmettre la véritable image du Liban, et non celle que certains s’emploient à déformer ou à travestir ».

Bou Saab interpelle le gouvernement

Mercredi également, depuis Aïn el-Tiné, où il s’est entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry, le député Elias Bou Saab, vice-président du Parlement, a affirmé que, selon le président Berry, « les élections auront lieu début mai, à la date prévue et selon la loi actuelle ». « Le gouvernement dispose aujourd’hui d’une échéance en février pour convoquer les collèges électoraux conformément à la loi en vigueur », a-t-il précisé, invitant l’exécutif à «travailler sur cette base» et à être « clair sur sa capacité à appliquer la loi électorale actuelle ».

Le député a ajouté que le président Berry « ne veut pas entrer dans des amendements ». « Il veut que la loi actuelle soit appliquée à temps, début mai », a-t-il insisté. « Nous demandons aujourd’hui au gouvernement de nous indiquer s’il est en mesure d’organiser les élections dans la circonscription 16 et, dans le cas contraire, de proposer une solution », a-t-il souligné. « S’il existe des points qui ne sont pas clairs pour lui, il doit les exprimer dès maintenant, afin d’éviter une situation où des élections auraient lieu dans tout le Liban sauf dans une seule circonscription, ce qui pourrait permettre à quiconque de contester le processus électoral », a-t-il expliqué.

Cette échéance intervient alors que « le gouvernement a transmis un projet de loi urgent demandant plusieurs mesures, notamment l’annulation de la circonscription 16 ou sa suspension pour une seule fois, comme lors du cycle précédent, ainsi que l’instauration de 'méga-centres' de vote, entre autres », a rappelé M. Bou Saab. Selon lui, le gouvernement dispose également d’un rapport établi conformément à la loi actuelle par une commission regroupant les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur et des Municipalités. « Ce rapport indique qu’il existe 100 000 solutions pour organiser les élections dans la circonscription 16, tout en mentionnant certains obstacles à sa mise en œuvre. Mais ce rapport n’est pas parvenu au Parlement selon les cadres juridiques requis. Il ne peut donc l’étudier », a-t-il indiqué.

« Tout le monde affirme vouloir des élections à temps, avec des amendements. Or, introduire des amendements, notamment pour permettre à la diaspora de voter pour les 128 députés, nécessite la réouverture des délais afin que les Libanais de l’étranger puissent s’inscrire sur cette base, et non uniquement pour élire les députés de la diaspora, comme c’est le cas actuellement. Mais rouvrir les délais implique de demander un report », a rappelé le député, insistant sur le fait que le chef du Parlement ne souhaite pas modifier la loi actuelle.


Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mercredi que les élections législatives, prévues en mai prochain, mais susceptibles d'être reportées à l'été, sur fond de tension autour de la modalité de vote des expatriés, « doivent se tenir à la date prévue ».« Les élections législatives doivent se tenir à leur date prévue, car elles renforcent notre crédibilité à l’égard de l’étranger. Elles constituent une partie intégrante du processus de réforme, et la réforme ne saurait être appliquée de manière sélective », a déclaré le chef de l'État mercredi, lors d'une réunion avec des membres du corps consulaire libanais, selon des propos rapportés par la présidence libanaise sur son compte X.La question du vote des expatriés continue de diviser la Chambre. Conduits par les...