Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Diplomatie

Deriane et Boukhari affirment « l’importance du monopole des armes pour le redressement du Liban »


Deriane et Boukhari affirment « l’importance du monopole des armes pour le redressement du Liban »

Le mufti de la République Abdellatif Deriane (à droite) recevant l'ambassadeur d'Arabie saoudite Walid Boukhari, le lundi 19 janvier 2026, à Dar el-Fatwa à Beyrouth. Photo ANI

Le mufti de la République Abdellatif Deriane a reçu lundi l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban Walid Boukhari. Selon le communiqué officiel publié dans l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), les deux hommes « ont insisté sur le fait que l’essor et le redressement du Liban ne peuvent se réaliser que par le monopole des armes aux mains de l’Etat sur l’ensemble du territoire libanais ». Ils ont évoqué également la nécessité des réformes au niveau de l’Etat, du soutien au président de la République Joseph Aoun et au Premier ministre Nawaf Salam, de la mise en application de la déclaration ministérielle, et du maintien des échéances constitutionnelles (notamment les élections municipales prévues en mai) dans les délais.

La question des armes hors du contrôle de l’Etat, notamment l'arsenal du Hezbollah, est sur la sellette depuis l’affaiblissement du parti à la suite du dernier conflit avec Israël en 2023-2024, et de décisions prises en ce sens par le gouvernement libanais en août 2025. L’armée libanaise a annoncé le désarmement du sud du Litani en fin d’année, en perspective d’une nouvelle étape de désarmement début février, mais le Hezbollah reste réticent face à cette perspective.

L’armée libanaise a en effet été au centre de la discussion entre les deux hommes, qui ont réaffirmé « le soutien à la troupe et à son rôle dans le monopole des armes, ce qui renforce la souveraineté de l’Etat libanais sur l’intégralité de son territoire et confère au pays une immunité sécuritaire et militaire ».

De son côté, l’ambassadeur d’Arabie saoudite a affirmé « le soutien continu du royaume au Liban, sa sécurité et sa stabilité », assurant que son pays « se tient aux côtés des institutions de l’Etat ». Le mufti Deriane a quant à lui exprimé sa reconnaissance à l’encontre « de l’action du 'Mécanisme' (comité de surveillance du cessez-le-feu entre le Liban et Israël, présidé par un militaire américain, ndlr) qui prodigue tous les efforts nécessaires pour aider le Liban à sortir de sa crise et à se protéger contre les dangers de l’agression israélienne ».


Malgré le cessez-le-feu conclu en novembre 2024, les attaques israéliennes, généralement ciblées contre des membres du Hezbollah, restent quotidiennes. Le rôle du « Mécanisme » a été quelque peu remis en question dernièrement, en raison de divergences présumées entre les représentants des Etats-Unis et de la France, les deux principaux parrains de cette initiative.

Le monopole des armes a également été au centre de la discussion entre le député Fouad Makhzoumi et le mufti Deriane lundi. « Cette échéance nationale ne supporte pas de délai, ni de compromis ou d’explications aléatoires, et c’est la véritable voie vers un Etat capable, responsable et respectueux de son peuple et de la communauté internationale », a assuré le député de Beyrouth.

Le mufti de la République Abdellatif Deriane a reçu lundi l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban Walid Boukhari. Selon le communiqué officiel publié dans l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), les deux hommes « ont insisté sur le fait que l’essor et le redressement du Liban ne peuvent se réaliser que par le monopole des armes aux mains de l’Etat sur l’ensemble du territoire libanais ». Ils ont évoqué également la nécessité des réformes au niveau de l’Etat, du soutien au président de la République Joseph Aoun et au Premier ministre Nawaf Salam, de la mise en application de la déclaration ministérielle, et du maintien des échéances constitutionnelles (notamment les élections municipales prévues en mai) dans les délais.La question des armes hors du contrôle de l’Etat, notamment...