Ghassan Salamé, ministre de la Culture, Huda Alkhamis-Kanoo, présidente de l’Abou Dhabi Music & Arts Foundation, et Nayla de Freige, présidente du Festival international de Baalbeck, lors de l’annonce du partenariat entre les festivals de Baalbeck et d'Abou Dhabi. Photo Festival de Baalbeck
Baalbeck n’a jamais été un simple décor. C’est un lieu qui résiste, aux guerres, aux silences, à l’effritement. Le 24 juillet 2026, la musique de Gabriel Yared y ouvrira le 70ᵉ anniversaire du Festival international de Baalbeck par un ciné-concert hommage, à la croisée du cinéma, de la mémoire et de l’histoire.
L’annonce a été faite hier à la Bibliothèque nationale, au cours d’une conférence de presse en présence du ministre de la Culture Ghassan Salamé, du mohafez de Baalbeck-Hermel Bachir Khodr, et du président du conseil municipal de Baalbeck Ahmad Toufaïli. Ouvrant la rencontre, le ministre a salué une initiative « majeure pour le rayonnement culturel du Liban », réaffirmant son soutien à un festival qu’il considère comme un symbole d’« excellence artistique, de résilience et de fierté nationale ».
Aux côtés de Huda Alkhamis-Kanoo, présidente d’Abou Dhabi Music & Arts Foundation, Nayla de Freige, présidente du Festival international de Baalbeck, a officialisé une collaboration inédite entre les deux institutions, coproduisant cet événement inaugural avec le Festival d’Abou Dhabi. À un moment où « l’espoir et la créativité comptent plus que jamais », a-t-elle souligné, ce partenariat repose sur un engagement commun en faveur de l’excellence artistique et du dialogue culturel. Huda Alkhamis-Kanoo en a résumé l’esprit d’une formule simple – « créer, c’est résister ; résister, c’est créer » – ajoutant qu’il s’agissait d’« un rêve longtemps porté, enfin devenu réalité ».
Fondé en 1956, le Festival international de Baalbeck célèbre sept décennies d’exigence artistique et de résistance culturelle.
Pour marquer cet anniversaire, le choix de Gabriel Yared s’impose avec une force symbolique évidente. Compositeur majeur de la musique de films, seul artiste libanais à avoir reçu un Oscar et un César, auteur de partitions devenues emblématiques – Le Talentueux Mr. Ripley ou L’Amant –, il proposera un ciné-concert immersif mêlant interprétation live et projections synchronisées d’extraits de films sur les murs du temple de Bacchus.
Au piano, Gabriel Yared sera entouré du MÁV Symphony Orchestra de Budapest, formation de 70 musiciens intégrant sept instrumentistes libanais, sous la direction du chef belge Dirk Brossé. La chorale de l’université Antonine et plusieurs solistes internationaux et libanais viendront compléter cette fresque musicale.
Intervenant à distance, le compositeur a rappelé la portée symbolique du rendez-vous : « Même si le terme de “résistance culturelle” semble galvaudé, il s’applique ô combien au Festival de Baalbeck et à ses organisateurs, qui célèbrent son 70ᵉ anniversaire envers et contre tout. »




De Qurnat as Sawda , le point culminant du Levant : « en bas » toujours le même BLA BLA BLA et en écho (cela résonne mieux !) . A l’horizon, Rien de Nouveau, … même cinéma .
15 h 30, le 17 janvier 2026