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Le Liban se dote d’un centre public de traitement des déchets médicaux infectieux


Le Liban se dote d’un centre public de traitement des déchets médicaux infectieux

Les ministres de la Santé, Rakan Nasreddine, et de l’Environnement, Tamara Elzein, inaugurent, à l'hôpital universitaire gouvernemental de Beyrouth dans le quartier de la Quarantaine, un centre de traitement des déchets médicaux infectieux, le 16 janvier 2026. Photo Ani

Le ministre de la Santé Rakan Nassereddine et sa collègue à l’Environnement Tamara el-Zein ont inauguré vendredi un centre de traitement des déchets médicaux infectieux à l’hôpital universitaire gouvernemental de Beyrouth, dans le quartier de la Quarantaine, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Présentée comme « la première du genre dans un hôpital public au Liban », cette installation vise à améliorer la gestion des déchets hospitaliers à l’échelle de la capitale et du Mont-Liban.

D’un coût de 2,7 millions de dollars, le projet a été financé par une subvention de l’Union européenne dans le cadre du programme TaDWIR, soutenu par l’UE et mis en œuvre sous la supervision du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Actuellement, environ 60 % des déchets médicaux infectieux sont traités au Liban. Grâce à ce nouveau centre, ce taux devrait augmenter pour atteindre près de 80 %. Dotée d’une capacité de traitement de six tonnes par jour, l’unité pourra recevoir les déchets provenant de l’ensemble des hôpitaux publics et privés de Beyrouth et du Mont-Liban. Les recettes générées par cette activité seront reversées à l’hôpital.

Le lancement effectif des opérations interviendra après un appel d’offres public que le ministère de la Santé prévoit de lancer dans les prochains jours, afin de désigner l’entité chargée de la mise en œuvre du projet.

Le président du conseil d’administration de l’hôpital, Michel Matar, a souligné que ce centre introduit au Liban « l’une des technologies les plus avancées au monde dans le traitement des déchets médicaux ». Il a précisé que l’unité repose sur la technologie de traitement par micro-ondes (Microwave Technology), « une méthode sûre et efficace, qui ne repose pas sur l’incinération ». Avec une capacité technique de 250 kilogrammes par heure, soit jusqu’à six tonnes par jour, le centre pourra couvrir les besoins de l’hôpital tout en offrant ses services à d’autres établissements de santé publics et privés.

De son côté, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a réaffirmé l’engagement de son ministère à soutenir les hôpitaux publics, engagés dans « un processus de développement et de modernisation ». Il a rappelé l’annonce récente d’un plan exécutif global visant à équiper les 33 hôpitaux publics du pays, pour un montant de 95 millions de dollars, financé par la Banque mondiale et la Banque islamique de développement.

Le ministre de la Santé Rakan Nassereddine et sa collègue à l’Environnement Tamara el-Zein ont inauguré vendredi un centre de traitement des déchets médicaux infectieux à l’hôpital universitaire gouvernemental de Beyrouth, dans le quartier de la Quarantaine, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Présentée comme « la première du genre dans un hôpital public au Liban », cette installation vise à améliorer la gestion des déchets hospitaliers à l’échelle de la capitale et du Mont-Liban.D’un coût de 2,7 millions de dollars, le projet a été financé par une subvention de l’Union européenne dans le cadre du programme TaDWIR, soutenu par l’UE et mis en œuvre sous la supervision du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).Actuellement, environ 60 % des déchets...