Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Énergie

Le Liban doit encore réhabiliter son tronçon de gazoduc pour recevoir du gaz égyptien

Citant un responsable anonyme, le site « Asharq » a affirmé que l’Égypte avait commencé à envoyer du gaz au Liban, une information que le ministère libanais de l'Énergie n'a pas commenté.

Le Liban doit encore réhabiliter son tronçon de gazoduc pour recevoir du gaz égyptien

L'entrée du ministère de l'Énergie et de l'Eau en périphérie de Beyrouth, le 8 octobre 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, a déclaré lundi à L’Orient-Le Jour que le Liban n’avait pas encore réhabilité les installations lui permettant de recevoir le gaz égyptien, mais qu’il avait identifié les travaux à effectuer de son côté pour être prêt dans les meilleurs délais.

Contacté, le haut responsable réagissait à une information publiée le même jour par le site d’information Asharq, qui, citant un responsable anonyme, avait affirmé que l’Égypte avait commencé à envoyer du gaz au Liban.

« Je ne peux pas commenter cette déclaration, mais je peux vous dire où nous en sommes deux semaines après la signature du protocole entre le Liban et l’Égypte, signé à Beyrouth, et à travers lequel le Liban pourra à l’avenir se fournir en gaz égyptien », a déclaré Joe Saddi.

« Il y a récemment eu une mission technique, facilitée par la Jordanie, au cours de laquelle des experts se sont rendus sur le terrain pour vérifier l’état des gazoducs reliant le Liban (et plus précisément Tripoli, au nord) à la Syrie. Les experts nous ont remis un rapport sur les travaux que nous devons lancer ainsi qu’une estimation de leur coût », a expliqué le ministre à L’Orient-Le Jour, sans communiquer de montants. Il indique en outre qu’une mission similaire a été dépêchée en Syrie pour les mêmes raisons, mais qu’il n’avait pas plus d’informations sur ce qui en était ressorti.

« Puis, une délégation du ministère de l’Énergie s’est rendue en Égypte il y a une semaine avec ce rapport pour participer à une première réunion destinée à faire le point sur le dossier, estimer le temps nécessaire pour réhabiliter les installations et évaluer les besoins du Liban en gaz », a poursuivi Joe Saddi. « Les choses peuvent aller assez vite, mais il faut que toutes les installations soient opérationnelles avant, depuis Aqaba en Jordanie, où l’Égypte livrera son GNL à Tripoli, en passant par la Syrie », a encore résumé le ministre.

Lundi, le site Asharq a annoncé que l’Égypte avait déjà commencé à « injecter environ 50 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour vers le Liban, via la Syrie et le gazoduc arabe, tout en fournissant 50 millions de pieds cubes par jour à la Syrie depuis la fin de la semaine dernière ».

Citant un responsable égyptien anonyme, le site avait ajouté que « l’Égypte s’était entendue avec la Syrie et le Liban pour réceptionner des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) pour le compte des deux pays via le navire de regazéification affrété par Le Caire, actuellement amarré au port d’Aqaba, en Jordanie. Environ 100 millions de pieds cubes de gaz par jour seront injectés vers les deux pays durant les mois d’hiver ».

Fin décembre, Beyrouth et le Caire ont un protocole d’accord visant à répondre aux besoins du Liban en gaz naturel destiné à la production d’électricité. Les contrats, comprenant notamment les quantités en jeu, le prix de vente et les modalités de paiement, devaient être finalisés dans les semaines à venir, tandis que le gaz importé servirait dans un premier temps à alimenter la centrale électrique de Deir Ammar située au Liban-Nord et dont certaines unités de production fonctionnent au gaz.

L’Égypte a également signé il y a une semaine signé deux protocoles similaires avec la Syrie, pour lui fournir du gaz via des navires de regazéification ou par les réseaux de transport de sans fournir de détails sur les volumes.

Le fait que l'Égypte s'engage à exporter du gaz à deux pays alors qu'elle importe une partie de ses besoins interroge, d'autant plus que Le Caire a finalisé fin décembre un accord d’un montant de 35 milliards de dollars avec Israël, prévoyant la fourniture à l’Égypte d’environ 130 milliards de mètres cubes (Gm³) de gaz d’ici à 2040.

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, a déclaré lundi à L’Orient-Le Jour que le Liban n’avait pas encore réhabilité les installations lui permettant de recevoir le gaz égyptien, mais qu’il avait identifié les travaux à effectuer de son côté pour être prêt dans les meilleurs délais.Contacté, le haut responsable réagissait à une information publiée le même jour par le site d’information Asharq, qui, citant un responsable anonyme, avait affirmé que l’Égypte avait commencé à envoyer du gaz au Liban.« Je ne peux pas commenter cette déclaration, mais je peux vous dire où nous en sommes deux semaines après la signature du protocole entre le Liban et l’Égypte, signé à Beyrouth, et à travers lequel le Liban pourra à l’avenir se fournir en gaz égyptien », a déclaré Joe Saddi.« Il y...