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Société - Justice

Fadl Chaker et Ahmad el-Assir nient les accusations de tentative de meurtre d’un cadre du Hezbollah

Le plaignant, Hilal Hammoud, agressé en mai 2013 à Saïda, devrait comparaître le 6 février devant la cour criminelle pour une confrontation avec les prévenus.

Fadl Chaker et Ahmad el-Assir nient les accusations de tentative de meurtre d’un cadre du Hezbollah

Fadl Chaker. Photo tirée de son compte X

La cour criminelle de Beyrouth, présidée par Bilal Dennaoui et composée également de Nadim Nachef et Sara Breich, a tenu une audience consacrée à la tentative de meurtre, en mai 2013, de Hilal Hammoud, un responsable des Brigades de la résistance (Hezbollah), à Saïda, dans laquelle sont impliqués le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, le crooner Fadl Chaker et quatre autres personnes – Bilal Halabi, Hadi Kawas, Abdel Nassar Hneiné et Fadi Beyrouthi, lequel n’a pas comparu. Dans un dispositif sécuritaire très renforcé avec un important déploiement de l’armée et des forces sécuritaires autour du Palais de justice et dans son enceinte, MM. Assir et Chaker ont été interrogés durant trois heures, en présence de l’avocat général près la Cour de cassation, Michel Merzli.

Lunettes noires

Vêtu d’un blouson en cuir noir assorti à un pull et pantalon de la même teinte et portant des lunettes également noires, Fadl Chaker a été installé dans le box des accusés situé à la gauche de l’instance des magistrats, tandis qu’Ahmad el-Assir, en abaya couleur camel orangé et coiffé d’une calotte noire, prenait place à la droite du tribunal. Au moins cinq militaires encadraient chaque prévenu dans son box, tandis que deux autres étaient postés dans deux coins de la salle d’audience, derrière les magistrats. D’autres encore se tenaient au milieu et à la porte d’entrée de la salle, remplie au total d’une trentaine de personnes. Tous étaient casqués, cagoulés, lourdement équipés, leurs armes et munitions prêtes et visibles sur leur gilet et leur dos.

Le plaignant, Hilal Hammoud, n’a pas comparu, se faisant représenter par son avocat, Nassir Ahmad. Amata Moubarak était présente pour la défense de Fadl Chaker, tandis que trois avocats, dont Mohammad Sablouh, défendaient Ahmad el-Assir. Hilal Hammoud s’était désisté de sa plainte à l’encontre de Fadl Chaker et des autres prévenus, à l’exception d’Ahmad el-Aassir. La cour criminelle a néanmoins auditionné tous les protagonistes, l’action publique n’étant pas éteinte et les dépositions étant utiles pour retracer le fil de la tentative d’assassinat. En réponse à une question de la cour autour du retrait de la plainte, M. Chaker a reconnu avoir versé, en contrepartie, une somme à Hilal Hammoud, par le biais d’intermédiaires, sans en préciser toutefois le montant.
Dans sa plainte, M. Hammoud avait affirmé qu’alors qu’il se dirigeait vers la maison de ses parents, près de la mosquée Bilal ben Rabah, à Saïda, il avait été pris dans des tirs nourris qui ont duré « 8 minutes » et qu’il attribue notamment aux partisans d’Ahmad el-Assir et à Bilal Halabi, chauffeur de l’épouse de Fadl Chaker. Il a accusé ce dernier d’avoir incité à l’attaque en proférant des menaces à travers le haut-parleur de la mosquée.

Au début de la séance, le juge Dennaoui, relayé par la juge Breich, a lu l’acte d’accusation qui avait été rendu alors que M. Chaker vivait en cavale dans le camp de Aïn el-Heloué. S’étant finalement livré le 5 octobre dernier aux services de renseignements de l’armée, le chanteur se présente désormais en personne à son procès, ainsi qu’à celui lié aux affrontements sanglants avec l’armée à Abra (Saïda), en juin 2013, pour lesquels il a été entendu jeudi par le tribunal militaire, tandis qu’Ahmad el-Assir a été jugé et condamné pour son rôle dans ces événements.

Mains dans les poches

Lors de la lecture de l’acte, MM. Assir et Chaker ainsi que les  autres prévenus présents se tenaient debout, écoutant avec attention et calme, sans montrer de signe de nervosité. Le juge Dennaoui les a ensuite invités à s’asseoir, puis n’a exigé de chacun d’eux de se lever que lorsqu’il allait entamer un interrogatoire individuel. Menant la séance de manière méthodique et avec rigueur, le magistrat veillait au respect de l’ordre des interventions, rappelant aux parties qu’elles devaient s’adresser à lui, et seulement lorsqu’il leur accordait la parole.

Au cours de son interrogatoire, Fadl Chaker a nié être à la tête d’une faction armée, affirmant qu’il était protégé par un groupe d’une douzaine de personnes dirigées par son frère, Abdel Rahmane (tué pendant les événements de Abra). Il a justifié l’existence de ce groupe par le fait que l’État n’avait pas agi pour mettre fin à des menaces provenant de proches de l’ancien régime syrien, affirmant que sa villa a été volée et incendiée, avant qu’il n’élise domicile au-dessus de la mosquée Bilal ben Rabah. Le chanteur a par ailleurs affirmé ne pas savoir faire usage d’armes, niant connaître le plaignant, tout en admettant connaître sa qualité de responsable des Brigades de la résistance à Saïda. Alors que M. Chaker répondait aux questions, le juge Dennaoui l’a surpris les mains dans les poches, et lui a enjoint de les enlever.

De son côté, Ahmad el-Assir a nié, lors de son interrogatoire, avoir été financé ou armé par Fadl Chaker, démentant, par ailleurs, sa présence sur les lieux de l’attaque et précisant que dès qu’il avait été informé de l’incident, il avait contacté les FSI pour prendre les mesures appropriées. Quant à MM. Halabi, Kawas et Hneiné, ils ont réfuté toute accusation de participation à la tentative de meurtre.
L’audience a été reportée au 6 février pour une confrontation entre le plaignant et les prévenus.

La cour criminelle de Beyrouth, présidée par Bilal Dennaoui et composée également de Nadim Nachef et Sara Breich, a tenu une audience consacrée à la tentative de meurtre, en mai 2013, de Hilal Hammoud, un responsable des Brigades de la résistance (Hezbollah), à Saïda, dans laquelle sont impliqués le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, le crooner Fadl Chaker et quatre autres personnes – Bilal Halabi, Hadi Kawas, Abdel Nassar Hneiné et Fadi Beyrouthi, lequel n’a pas comparu. Dans un dispositif sécuritaire très renforcé avec un important déploiement de l’armée et des forces sécuritaires autour du Palais de justice et dans son enceinte, MM. Assir et Chaker ont été interrogés durant trois heures, en présence de l’avocat général près la Cour de cassation, Michel Merzli.Lunettes noiresVêtu d’un blouson en cuir...
commentaires (3)

Alors comme ça, on arrive à arrêter les accusés d’une simple tentative de meutre sur un cadre du HB et on néglige, sous prétexte d’enquêtes interminables les assassins qui ont tué des civiles libanais et des politiciens et journalistes patriotes pour cause de manque de preuve? Mais où est donc cette justice dont on ne cesse de se gargariser pour nous convaincre que tout a changé alors les choses ne cessent de se dégrader au vu et des libanais qu’on noie dans les mensonges et les promesses creuses pour cause d’intérêt purement personnel flagrant et honteux. Que cherche à nous prouver ce pouvoi

Sissi zayyat

11 h 38, le 13 janvier 2026

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Commentaires (3)

  • Alors comme ça, on arrive à arrêter les accusés d’une simple tentative de meutre sur un cadre du HB et on néglige, sous prétexte d’enquêtes interminables les assassins qui ont tué des civiles libanais et des politiciens et journalistes patriotes pour cause de manque de preuve? Mais où est donc cette justice dont on ne cesse de se gargariser pour nous convaincre que tout a changé alors les choses ne cessent de se dégrader au vu et des libanais qu’on noie dans les mensonges et les promesses creuses pour cause d’intérêt purement personnel flagrant et honteux. Que cherche à nous prouver ce pouvoi

    Sissi zayyat

    11 h 38, le 13 janvier 2026

  • Qu’es ce que c’est que ce pays de dévoyés à la cause chiite ? Il n’y a qu’eux qui ont tous les droits et quant à Assir et Chaker ils n’ont rien à nier c’est aux corrompus à la cause Hezbollahi de prouver comme dans tout pays de droit si cela existe encore !

    Adnan

    12 h 13, le 11 janvier 2026

  • Quand, le Hezbollah est la victime, l'enquête est menée jusqu'au bout, mais dans les innombrables cas où il est l'accusé, elle finit dans les oubliettes. Vous ne trouvez pas ça curieux, vous?

    Yves Prevost

    07 h 56, le 10 janvier 2026

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