Rechercher
Rechercher

Société - Frontière Libano-Syrienne

Au moins quatre personnes noyées en tentant de traverser le Nahr al-Kabir

L'armée libanaise dément avoir contraint des personnes à rebrousser chemin en traversant le lit du fleuve.

Au moins quatre personnes noyées en tentant de traverser le Nahr al-Kabir

Des véhicules de la défense civile de Tell Khalakh, située dans la région de Homs, déployés suite à la noyade de personnes ayant cherché à traverser la frontière libano-syrienne par le fleuve Nahr al-Kabir, dans la nuit du samedi 27 décembre au dimanche 28 décembre 2025. Photo publiée par l'agence officielle syrienne SANA

Au moins quatre personnes se sont noyées dans la nuit de samedi à dimanche dans le Nahr al-Kabir, en tentant de traverser illégalement ce fleuve à la frontière libano-syrienne au niveau de la région de Homs (ouest), a indiqué la Défense civile syrienne à l'agence officielle SANA.

Les opérations de recherches ont permis de secourir trois personnes -deux femmes et un jeune homme- d'un groupe de 11 personnes, a précisé le chef de la Défense civile de Tell Khalakh. Quatre membres du groupe ont pu retourner sur le territoire libanais, a-t-il précisé. Aucun information sur les autres groupes ayant tenté de traverser la frontière n'a encore été communiquée.

Les recherches ont été interrompues en raison de « la montée du niveau des eaux et de la violence du courant », ainsi que de « la présence de mines laissées par les vestiges de l’ancien régime sur ses rives ». Des mines antipersonnel avaient été placées à la frontière libano-syrienne par le régime Assad, devant des villages libanais, notamment après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, afin de contrôler les passages frontaliers. Lorsque le fleuve al-Kabir sort de son lit, les mines terrestres sont souvent emportées vers les rives libanaises. La Syrie partage une frontière de 375 kilomètres avec le Liban, sans démarcation officielle à plusieurs endroits, ce qui la rend poreuse.

Les opérations de recherche se poursuivaient des deux côtés de la frontière dimanche matin, rapporte notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak.

« Retour des Syriens par les points de passage officiels »

L'armée libanaise a par ailleurs démenti avoir contraint des personnes à rebrousser chemin en traversant le lit du fleuve, contrairement à des informations de «certains sites d’information», rapporte la troupe dans un communiqué publié dimanche. « Le commandement de l’armée précise que les unités militaires ne sont pas intervenues dans la zone concernée, aucune information ne leur étant parvenue au sujet d’une tentative de traversée illégale dans ce secteur. Il souligne que ces unités mènent des recherches pour retrouver les personnes emportées par les eaux, en coordination avec les autorités syriennes ».

L'armée a également indiqué qu'elle « facilite le retour volontaire des Syriens vers le territoire syrien par les points de passage frontaliers officiels, dans le respect de leur sécurité, et veille à ce qu’ils parviennent en toute sûreté du côté syrien, en coordination avec les autorités syriennes compétentes ». En un an, plus d’un quart des réfugiés syriens présents au Liban sont rentrés en Syrie, soit la part de retours la plus élevée de la région.

Le responsable de la police judiciaire de la région de Tell Khalakh a indiqué à l'agence SANA avoir reçu samedi un signalement à 23h30 « concernant la noyade de personnes tentant de franchir la frontière par des passages illégaux ». Une force de sécurité s’est rendue sur les lieux et « les équipes de la Défense civile et les éléments de la 52ᵉ brigade ont pu secourir » trois personnes, qui ont été transférées à l’hôpital national de Tell Khalakh. Les rescapés ont relaté la « la montée des eaux et la violence du courant », ou encore la « forte pluie », selon des témoignages recueillis par l'agence syrienne.

Un temps particulièrement pluvieux et venteux a frappé la région samedi. Près de la frontière avec la Syrie, dans le Akkar, au Liban-Nord, les habitants des villages de Dreib et de Kawachira ont été surpris par la chute de grêlons géants et ont dû se mettre à l’abri, a rapporté notre correspondant.

Au moins quatre personnes se sont noyées dans la nuit de samedi à dimanche dans le Nahr al-Kabir, en tentant de traverser illégalement ce fleuve à la frontière libano-syrienne au niveau de la région de Homs (ouest), a indiqué la Défense civile syrienne à l'agence officielle SANA.Les opérations de recherches ont permis de secourir trois personnes -deux femmes et un jeune homme- d'un groupe de 11 personnes, a précisé le chef de la Défense civile de Tell Khalakh. Quatre membres du groupe ont pu retourner sur le territoire libanais, a-t-il précisé. Aucun information sur les autres groupes ayant tenté de traverser la frontière n'a encore été communiquée.Les recherches ont été interrompues en raison de « la montée du niveau des eaux et de la violence du courant », ainsi que de « la présence de mines...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut