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Société - Reportage

À Cheikh Mohammad, village chrétien du Akkar, Noël se fête le cœur lourd

La plupart des parents, après six ans de crise économique, tentent par tous les moyens de préserver l'esprit des fêtes.

À Cheikh Mohammad, village chrétien du Akkar, Noël se fête le cœur lourd

Le sapin de Noël de la localité de Cheikh Mohammad, dans le Akkar, au nord du Liban, le 18 décembre 2025. Photo Lyana Alameddine/L'Orient-Le Jour

Une trentaine d’écoliers, déguisés en mères et pères Noël, entrent en rang dans l’église. « Fais le signe de croix », ordonne sœur Maxime à un petit garçon, puis à un autre. La directrice de l’école Notre-Dame de la Délivrance surveille de près les enfants venus assister à la messe de père Georges. Dans ce village chrétien perché sur les collines du Akkar, le jeune prêtre sourit lorsqu’on en évoque le nom, Cheikh Mohammad : « C’est vrai que ça surprend... La majorité des habitants ont refusé de le changer. Nous l’aimons. »Contée par les habitants, les deux prêtres et le président de la municipalité, la légende dit qu’avant d’être nommée Cheikh Mohammad au 19e siècle, cette localité vieille de 350 ans s’appelait Mtollé (« qui a vue sur »), en raison de sa position surplombant la région. À l’époque ottomane, le village se situait sur un...
Une trentaine d’écoliers, déguisés en mères et pères Noël, entrent en rang dans l’église. « Fais le signe de croix », ordonne sœur Maxime à un petit garçon, puis à un autre. La directrice de l’école Notre-Dame de la Délivrance surveille de près les enfants venus assister à la messe de père Georges. Dans ce village chrétien perché sur les collines du Akkar, le jeune prêtre sourit lorsqu’on en évoque le nom, Cheikh Mohammad : « C’est vrai que ça surprend... La majorité des habitants ont refusé de le changer. Nous l’aimons. »Contée par les habitants, les deux prêtres et le président de la municipalité, la légende dit qu’avant d’être nommée Cheikh Mohammad au 19e siècle, cette localité vieille de 350 ans s’appelait Mtollé (« qui a vue sur »), en raison de sa position surplombant la...
commentaires (3)

Les légendes expriment une aspiration à une autre réalité ... celle d'un État laïc ? Différencier les libanais par le prépuce est archaïque alors qu'ils aiment les mêmes musiques, mangent le même tabboulé et le même kebbé du Nord au Sud.(quoique je préfère les 'ras du Nord)

Fredo

12 h 05, le 25 décembre 2025

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Commentaires (3)

  • Les légendes expriment une aspiration à une autre réalité ... celle d'un État laïc ? Différencier les libanais par le prépuce est archaïque alors qu'ils aiment les mêmes musiques, mangent le même tabboulé et le même kebbé du Nord au Sud.(quoique je préfère les 'ras du Nord)

    Fredo

    12 h 05, le 25 décembre 2025

  • Le nom des villages n’est pas un signe d’une coexistence, ni d’un vivre ensemble. À l’extrême Sud, Maroun el Ras, est entièrement chiite, bien que le village porte un nom éminemment maronite. La guerre et non la crise économique a fait par exemple, dans la banlieue de Beyrouth, un quartier très majoritairement musulman, alors que le conseil municipal siège avec des membres chrétiens.

    nabil

    12 h 01, le 24 décembre 2025

  • La tombe du cheikh est la seule curiosité du village. Cheikh Mohammad, c’est ""un symbole de coexistence"". Coexistence Vraiment ? Qu’il s’appelle, ""selon la légende"", Mtollé ou Cheikh Mohammad, le village ne sera plus un jour ""ce village chrétien perché sur les collines du Akkar"".

    nabil

    11 h 36, le 24 décembre 2025

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