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Nos lecteurs ont la parole

Quand les lumières du sapin tremblent comme les souvenirs...

La fête de Noël… Ce pouvoir magique de réunir les familles dispersées aux quatre coins du monde.

Les cœurs débordent d’un bouquet d’émotions difficiles à contenir. Les foyers reprennent leur souffle, retrouvent leur identité. Les lumières scintillent dans les sapins et dans les âmes. Chaque valise libère un doux parfum d’enfance qui nous avait cruellement manqué. On referme enfin nos bras autour de nos enfants devenus trop vite adultes. On les serre très fort contre nous comme pour retenir le monde entier de continuer à tourner. Notre joie est cependant teintée d’un soupçon de tristesse, car leur arrivée porte aussi en elle la promesse d’un départ qui arrivera trop tôt, quelle que soit la durée de leur séjour.

Le retour des enfants ! On écoute, on respire autrement ! Une paix intérieure nous envahit et le monde nous paraît soudain plus simple.

Au cœur de cette joie, il y a quand même un frisson, un cœur qui se serre, une lumière qui hélas ne s’allumera pas. Le souvenir des êtres chers qui nous ont quittés en chemin. Noël oscille entre les rires et les larmes… Nostalgie des tables d’antan où les chaises étaient plus nombreuses. Nostalgie de ces bras qui nous enlaçaient tendrement aux douze coups de minuit…

Les fêtes amplifient les sensations. Tout n’est plus qu’émotions et sentiments exacerbés.

Les lumières vives du présent se mêlent aux ombres douces du passé… Mais les festivités continuent, car Noël n’est ni la joie ni la peine, mais la célébration de l’amour. Les frontières entre ce monde et l’au-

delà s’effacent. Les vivants et les disparus sont tous là, présents chacun à sa manière. Un pont entre la vie et l’éternité. C’est comme un paysage intérieur où la lumière hésite et l’espoir avance à pas feutrés. Des promesses flottent dans l’air comme des fils tendus entre la douceur du chemin parcouru et celle de ce qui reste à vivre.

On comprend alors que Noël est fait de tout ce mélange, des enfants qui rentrent et du souffle d’amour de ceux qui sont partis. Un souffle sacré qui descend sur nous et nous enveloppe comme une bénédiction, un murmure, une promesse du ciel que nous ne serons jamais vraiment séparés.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes. 

La fête de Noël… Ce pouvoir magique de réunir les familles dispersées aux quatre coins du monde. Les cœurs débordent d’un bouquet d’émotions difficiles à contenir. Les foyers reprennent leur souffle, retrouvent leur identité. Les lumières scintillent dans les sapins et dans les âmes. Chaque valise libère un doux parfum d’enfance qui nous avait cruellement manqué. On referme enfin nos bras autour de nos enfants devenus trop vite adultes. On les serre très fort contre nous comme pour retenir le monde entier de continuer à tourner. Notre joie est cependant teintée d’un soupçon de tristesse, car leur arrivée porte aussi en elle la promesse d’un départ qui arrivera trop tôt, quelle que soit la durée de leur séjour.Le retour des enfants ! On écoute, on respire autrement ! Une paix intérieure nous envahit et...
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