Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, serrant la main de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. Photo tirée du compte X du ministre / @YoussefRaggi
En déplacement à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, a appelé mardi l’Union européenne à élargir le cadre de ses négociations avec l’Iran au-delà du dossier nucléaire, afin d’y inclure la question des « proxys » iraniens dans la région, lors d’une réunion élargie avec les ambassadeurs du Comité politique et de sécurité du Conseil de l’UE.
Si le ministre libanais a insisté sur « la nécessité de faire pression sur Israël afin qu’il se retire des cinq points qu’il occupe au Liban-Sud, qu’il libère les détenus libanais et mette un terme aux agressions militaires quotidiennes », il a par ailleurs souhaité que « les négociations menées par Bruxelles avec Téhéran ne se limitent pas au dossier nucléaire, mais englobent également la question des proxys iraniens dans la région. » Parmi ces proxys : le Hezbollah, que l'Etat libanais s'est engagé à désarmer, à la suite d'une décision entérinée début août, que M. Raggi a qualifiée d'« historique » visant à réserver le monopole des armes à l’État et à « affirmer son autorité et sa souveraineté, par ses propres forces, sur l’ensemble du territoire libanais. »
Et alors que la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du pays depuis 1978, doit entamer son retrait le 31 décembre 2026 en vue d’un départ complet d’ici fin 2027, le ministre Raggi a abordé la question de l’« après-Finul ». Dans ce contexte, il a souligné l’importance de « renforcer le soutien européen et international à l’armée libanaise afin qu’elle puisse assumer pleinement ses missions. »
L'Union européenne avait accordé le 10 décembre une enveloppe de 132 millions d'euros au gouvernement libanais pour renforcer « la sécurité et la stabilité », tandis que, selon des informations tirées d'un document produit par le service diplomatique de l’UE, cette dernière étudierait des options pour renforcer les Forces de sécurité intérieure (FSI) du Liban afin de permettre à l’armée libanaise de se concentrer sur le désarmement.
Le ministre libanais a en outre appelé les ambassadeurs du Comité politique et de sécurité du Conseil de l’UE à se rendre au Liban afin de constater la situation sur le terrain. Les ambassadeurs européens ont de leur côté exprimé le soutien de leurs pays aux décisions prises par le gouvernement libanais et l’intérêt de Bruxelles à élever ses relations avec Beyrouth au rang de partenariat stratégique, ainsi qu’à accroître de manière significative son aide après la signature par le gouvernement de l’accord avec le Fonds monétaire international. Ils ont également affirmé leur soutien à l’armée libanaise et au processus de réformes.
L'UE « salue » les progrès réalisés pour récupérer le monopole des armes
Plus tôt dans la journée, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, avait « salué » les progrès accomplis à ce jour dans le processus de récupération du monopole des armes au Liban et dans la mise en œuvre des réformes lors d'une rencontre avec son homologue libanais. Elle avait également fait part de « l’intérêt de l’UE à soutenir le Liban dans divers domaines et à élever le partenariat entre le Liban et l'UE au rang de relation stratégique et globale une fois les réformes nécessaires mises en œuvre ».
Lors d'une autre réunion du ministre libanais avec la commissaire européenne à la Méditerranée Dubravka Šuica, les discussions avaient porté sur les réformes, la situation au Liban-Sud et le soutien à l'armée libanaise pour renforcer la stabilité dans le pays. La ministre irlandaise des Affaires étrangères et de la Défense Helen McEntee avait pour sa part assuré que « la stabilité au Liban est une affaire européenne par excellence, au vu de ses répercussions directes sur la région ». Elle avait également réitéré l'engagement de son pays aux côtés forces de la Finul.
Le processus de désarmement du Hezbollah mené par l'armée libanaise au sud du Litani est censé arriver à son terme à la fin de l'année 2025, alors que le prochain rapport mensuel du commandant en chef de la troupe, le général Rodolphe Haykal, devant le Conseil des ministres est prévu pour le 5 janvier. Lundi, l'armée libanaise avait organisé une tournée dans le Sud avec des ambassadeurs et diplomates basés au Liban, afin de leur montrer l'étendue de leurs opérations.



L’UE n’arrive même pas à stopper les massacres des mollahs sur leur propre peuple ni empêcher les prises d’otages des ressortissants étrangers pour pouvoir les monnayer. Alors ils veulent nous convaincre de l’utilité des déclarations veines pour mettre fin à leur pouvoir de nuire? Allons un peu de sérieux.
11 h 44, le 17 décembre 2025