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Politique - Commémoration

Dans la « liberté et la souveraineté », la classe politique rend hommage à Gebran Tuéni et François el-Hage

« Honorer ces deux martyrs c'est défendre avec ferveur l'État avant tout », déclare l'ancien Premier ministre Saad Hariri.

Dans la « liberté et la souveraineté », la classe politique rend hommage à Gebran Tuéni et François el-Hage

Gebran Tuéni, au centre, pointe son stylo vers le ciel lors du sit-in pour l'assassinat de Samir Kassir, le 3 juin 2005. En avant-plan, on reconnaît sa fille Nayla qui reprendra la tête du journal an-Nahar. Photo d'archives Ibrahim Tawil / L'Orient-Le Jour

Plusieurs personnalités politiques libanaises ont rendu hommage vendredi à Gebran Tuéni, à l'occasion du 20e anniversaire de son assassinat, ainsi qu'au général François el-Hage, assassiné il y a 18 ans. Les deux hommes ont été tués un 12 décembre, à deux ans d'intervalle, dans des attentats à la voiture piégée.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a rendu hommage à Tuéni et Hage. « Nous pensons aujourd'hui à Gebran Tuéni et à François el-Hage. Ils sont partis mais leur présence est encore palpable », a déclaré M. Bassil, tout en saluant « ceux dont le martyre a permis de construire une nation ».

L'homme politique libanais, rédacteur en chef et éditeur du quotidien an-Nahar, Gebran Tuéni, a été tué le 12 décembre 2005, à Mkallès, à l'est de Beyrouth, dans un attentat à la voiture piégée, dans le cadre d'une série d'attaques imputées au régime Assad, désormais déchu, au Liban. Tuéni était un critique virulent de la tutelle syrienne sur le Liban. François el-Hage a été assassiné en 2007, dans un attentat à la voiture piégée à Baabda. Avant sa mort, il dirigeait l'opération militaire contre l'organisation terroriste Fateh el-Islam dans le camp palestinien de Nahr el-Bared, au Liban-Nord, qui avait eu lieu quelques mois plus tôt.

« Intimidations du régime Assad »


De son côté, le chef des Kataëb, Samy Gemayel, a estimé que le 20e anniversaire de l'assassinat de Gebran Tuéni « s'inscrit dans le cadre des intimidations employées par le régime d'Assad et ses alliés pour briser la volonté du peuple libanais ». «Aujourd'hui, avec la chute de ce régime, son serment perdure : la liberté est plus forte que l'oppression et la souveraineté est inviolable. Nous nous engageons à poursuivre le combat mené par Gebran, Pierre (Gemayel, frère de Samy, tué le 21 novembre 2006 lors d'une fusillade) et les autres martyrs de la révolution du Cèdre», a ajouté Samy Gemayel. La 'Révolution du Cèdre' réclamait le départ des troupes syriennes du Liban.

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a publié pour sa part sur X un portrait de l'ancien rédacteur en chef du Nahar, accompagné de la légende « Le régime des assassinats s'est effondré. Le 12 décembre, anniversaire du martyr Gebran Tuéni ».

«En ce jour anniversaire de l'assassinat de Gebran Tueni, je me souviens de l'image de cet homme qui a fait de la souveraineté un destin inébranlable», a commenté pour sa part le député de Tripoli Achraf Rifi. « Il a été assassiné parce qu'il portait le Liban dans son cœur et qu'il s'est courageusement opposé au projet d'hégémonie. Aujourd'hui, nous renouvelons notre engagement à poursuivre le chemin qu'il a tracé de son sang. Gebran n'est pas mort ; c'est le projet qui l'a assassiné qui est mort », a-t-il ajouté.

« Nous commémorons l'assassinat du journaliste et fervent défenseur du 'Grand Liban', le martyr Gebran Tuéni, et celui du général de brigade François el-Hage, martyr lui aussi, en nous remémorant la douleur qui a frappé le peuple libanais dans sa quête de liberté, de souveraineté et d'indépendance », a écrit l'ancien Premier ministre Saad Hariri. « Nous ne pouvons que réaffirmer notre attachement à l'État et à ses institutions constitutionnelles, car c'est là la réponse la plus éloquente à l'assassin. Honorer ces deux martyrs, c'est défendre avec ferveur l'État avant tout », a-t-il ajouté. Saad Hariri a lui-même perdu son père, l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, dans un attentat en 2005 à Beyrouth, imputé au Hezbollah.

Plusieurs personnalités politiques libanaises ont rendu hommage vendredi à Gebran Tuéni, à l'occasion du 20e anniversaire de son assassinat, ainsi qu'au général François el-Hage, assassiné il y a 18 ans. Les deux hommes ont été tués un 12 décembre, à deux ans d'intervalle, dans des attentats à la voiture piégée.Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a rendu hommage à Tuéni et Hage. « Nous pensons aujourd'hui à Gebran Tuéni et à François el-Hage. Ils sont partis mais leur présence est encore palpable », a déclaré M. Bassil, tout en saluant « ceux dont le martyre a permis de construire une nation ». Lire aussi Gebran Tuéni, 20 ans après : une plume brisée au nom de la liberté du Liban L'homme politique libanais, rédacteur en chef et éditeur du quotidien an-Nahar, Gebran...
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