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Politique - Liban

Aoun rend hommage à Gebran Tueni et François el-Hage : Pour un Liban souverain, sans tutelle ni occupation

Pour le président, les attentats ayant tué en 2005 et 2007 Gebran Tuéni et François el-Hage ciblaient « la nation elle-même ».

Aoun rend hommage à Gebran Tueni et François el-Hage : Pour un Liban souverain, sans tutelle ni occupation

L'homme politique et journaliste Gebran Tuéni, assassiné en 2005. Photo tirée de la page Facebook de la Fondation Gebran Tueni

À la veille du 20e anniversaire de l'assassinat de Gebran Tuéni et 18 ans après celui de François el-Hajj, le président libanais Joseph Aoun a rendu hommage au journaliste et à l'officier, tous deux tués un 12 décembre dans des attentats à la voiture piégée. Dans un message publié par la présidence, le chef de l'Etat a insisté sur le legs des deux hommes et leur souhait d'un Liban « sans tutelle ni occupation », et défendu la mission de désarmement menée par l'armée libanaise.

Gebran Tuéni — homme politique libanais et ancien rédacteur en chef et éditeur du quotidien an-Nahar — était un critique virulent de la tutelle syrienne sur le Liban. Il a été assassiné en 2005, à Mkallès, à l'est de Beyrouth, lors d'une série d'attaques imputées au régime Assad, désormais déchu, au Liban.

Les « allégations et surenchères » visant l'armée libanaise

« Notre consolation, après toutes ces années, est que le cri de Gebran a été entendu et que sa parole s'est réalisée : pas de tutelle ni d'occupation, et pas de souveraineté sur notre terre si ce n'est celle de l'État libanais », a écrit Joseph Aoun. Un message qui intervient alors que le gouvernement s'est engagé en août 2025 à récupérer le monopole des armes aux mains de l'Etat, ce qui implique le désarmement du Hezbollah, des camps palestiniens et des autres milices, tandis que l'armée israélienne continue d'occuper au moins six positions en territoire libanais dans le Sud.

C'est en saluant la mémoire de François el-Hajj que le chef de l'Etat a évoqué cette mission de l'armée libanaise. Selon lui, son « sacrifice a porté ses fruits : une armée qui étend son autorité jour après jour, mètre après mètre, sans reculer, ralentir ni tergiverser ». Il a dans ce cadre fustigé les « allégations et surenchères » selon lesquelles l'armée libanaise n'en ferait pas assez pour désarmer le Hezbollah, provenant principalement d'Israël.

François el-Hage avait été assassiné en 2007, dans un attentat à la voiture piégée à Baabda. Avant sa mort, il dirigeait l'opération militaire contre l'organisation terroriste Fateh el-Islam dans le camp palestinien de Nahr el-Bared, au Liban-Nord, qui avait eu lieu quelques mois plus tôt.

« Notre épée et notre plume »

M. Aoun a relevé que ces deux assassinats avaient été perpétrés « le même jour, comme s'ils portaient la signature du même tueur. Ou parce que la cible, c'était la nation elle-même », car pour lui les deux victimes incarnaient « l'hymne du Liban ». Une allusion aux paroles de l'hymne « Notre épée et notre plume », avec « la plume de Gebran, la parole de la vérité, et l'épée de François, la force qui défend la vérité et sa parole. »

Face à ces assassinats, le président a estimé que les responsables politiques et officiels avaient le « devoir d'agir avec la conviction que la fonction publique a pour but de servir le bien commun et non d'assurer le pouvoir des politiciens et des responsables. » Il a conclu sa déclaration par les mots « À jamais et pour toujours », un passage du serment prononcé par Gebran Tuéni dans son célèbre serment en faveur de l'unité nationale, prononcé le 14 mars 2005 lors de la révolution du Cèdre, qui réclamait le départ des troupes syriennes du Liban. Le slogan, repris en choeur par des milliers de personnes présentes sur la place des Martyrs à Beyrouth ce jour-là, clamait : « Nous jurons par Dieu Tout-Puissant, musulmans et chrétiens, de rester unis à jamais et pour toujours, pour défendre le Liban. »

À la veille du 20e anniversaire de l'assassinat de Gebran Tuéni et 18 ans après celui de François el-Hajj, le président libanais Joseph Aoun a rendu hommage au journaliste et à l'officier, tous deux tués un 12 décembre dans des attentats à la voiture piégée. Dans un message publié par la présidence, le chef de l'Etat a insisté sur le legs des deux hommes et leur souhait d'un Liban « sans tutelle ni occupation », et défendu la mission de désarmement menée par l'armée libanaise.Gebran Tuéni — homme politique libanais et ancien rédacteur en chef et éditeur du quotidien an-Nahar — était un critique virulent de la tutelle syrienne sur le Liban. Il a été assassiné en 2005, à Mkallès, à l'est de Beyrouth, lors d'une série d'attaques imputées au régime Assad, désormais déchu, au Liban.Les « allégations et...
commentaires (4)

Simplement pleurer ces héros Libanais ne leur rend pas justice. Qui sont leurs assassins ? Seule la justice ne le sait pas !

Goraieb Nada

06 h 14, le 12 décembre 2025

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Commentaires (4)

  • Simplement pleurer ces héros Libanais ne leur rend pas justice. Qui sont leurs assassins ? Seule la justice ne le sait pas !

    Goraieb Nada

    06 h 14, le 12 décembre 2025

  • Merci Mr le President. Mais ou est le jugement ?

    LH

    18 h 55, le 11 décembre 2025

  • qui est sa plume a lui? (i.e qui excrit ses discous?)

    Zampano

    17 h 46, le 11 décembre 2025

  • Bien dit! Que leurs ames reposent en paix et on espere la renaissance d'un Liban sans les fanatiques et assasins Assadiques-Persiques....

    Cadmos

    15 h 46, le 11 décembre 2025

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