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Politique - Cessez-Le-Feu

L'Égypte appelle « à épargner » au Liban une escalade, alors que des raids visent le Sud et la Békaa

Les bombardements sur plusieurs régions du Liban-Sud ont notamment visé un « camp d'entraînement » de la force al-Radwan du Hezbollah, selon l'armée israélienne.

L'Égypte appelle « à épargner » au Liban une escalade, alors que des raids visent le Sud et la Békaa

Des frappes israéliennes sur les hauteurs de Jezzine, au Liban-Sud, le 12 décembre 2025. Photo obtenue par notre correspondant Mountasser Abdallah

L'aviation israélienne a mené vendredi matin une série de bombardements sur quatre régions du Liban-Sud, et une frappe dans la Békaa-Ouest, rapportent nos correspondants dans ces régions, sans qu'aucun bilan d'éventuelles victimes ne soit encore disponible à la mi-journée. L'armée israélienne a, pour sa part, revendiqué les frappes au Liban-Sud, disant avoir frappé un «camp d'entraînement» et d'autres cibles du Hezbollah.

Vers 10 heures du matin, après une nuit et un début de journée relativement calmes, l'aviation israélienne a mené neuf frappes aériennes, dont trois sur les hauteurs de Rihane et Jarmak (Jezzine), trois sur Tebna, près de Baïssariyé, une sur Wadi Houmine (Nabatiyé), et deux sur la zone dite de « Qalaat el-Meis », entre Ansar et Zrariyé (Saïda), selon les sources de notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.

Peu après, l'armée israélienne a indiqué, dans un communiqué publié sur X, avoir bombardé « un complexe d'instruction et d'entraînement utilisé par la force al-Radwan », l'unité d'élite du Hezbollah. « D’autres infrastructures militaires » du parti chiite ont également été ciblées, a indiqué l'armée, sans plus de précisions sur leur nature. Elle a rappelé avoir déjà bombardé, en début de semaine, un camp d'entraînement du Hezbollah, dans lequel des combattants s'exerçaient au tir « en vue de planifier et de mener des opérations terroristes » contre Israël. Ces frappes avaient été menées sur l'Iklim el-Touffah dans la nuit de lundi à mardi.

Parallèlement, des raids ont visé la région de Hama à Zlaya dans la Békaa-Ouest, rapporte notre correspondante locale, Sarah Abdallah.

Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël, et le début de négociations directes entre le Liban et l'État hébreu, entamées il y a deux semaines dans le cadre des réunions de la commission de surveillance du cessez-le-feu de novembre 2024 (appelée le « mécanisme »), l'armée israélienne poursuit ses frappes sur le Liban-Sud et la Békaa, disant empêcher le Hezbollah de reconstituer ses forces. Mercredi, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a déclaré que ce « n’est pas parce que les négociations ont commencé qu’Israël va pour autant arrêter ses opérations ».

« Épargner au Liban toute aggravation des agressions israéliennes »

L'ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa, a estimé vendredi que « nous n’avons d’autre choix que de travailler à épargner au Liban toute aggravation des agressions israéliennes », lors d'une conférence de presse tenue depuis le Palais présidentiel de Baabda. L'armée israélienne avait menacé en novembre d'intervenir « avec force » au Liban en cas de non désarmement de la milice chiite pro-iranienne d'ici fin décembre 2025.

Suite à la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, à Beyrouth fin novembre, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi s’est entretenu du dossier libanais avec « différentes parties au niveau régional ou en dehors, et les États-Unis » : « Nous avons perçu certaines réponses qui semblent encourageantes : nous allons donc travailler dessus. Le chemin reste long, mais il existe de bons signes préliminaires auxquels nous essayons de nous accrocher » a ajouté l’ambassadeur.

« La période à venir apportera des évolutions positives ; c’est ce sur quoi travaille l’Égypte à travers ses contacts » a-t-il également déclaré, soulignant qu’il existe « des possibilités de dialogue et des tentatives pour trouver une base commune sur laquelle il sera possible de construire des étapes futures ». Alaa Moussa a enfin salué la nomination de Simon Karam au sein du « mécanisme » de cessez-le-feu, représentant le Liban aux négociations sécuritaires avec Israël, et a noté que « la visite du Premier ministre égyptien à Beyrouth la semaine prochaine vise à poursuivre l’échange de messages de soutien au Liban, en espérant que ces efforts aboutiront à des résultats concrets »

L'Égypte est le seul pays arabe de premier plan qui communique à la fois avec Israël et l’ensemble des protagonistes libanais, y compris le Hezbollah, en maintenant des canaux ouverts avec l'Iran, à la différence de l’Arabie saoudite qui garde une prudente distance vis-à-vis du parti chiite. Le Caire souhaite également profiter du rôle central qu'il a joué dans l'accord de Gaza avalisé lors du sommet historique de Charm el-Cheikh pour redevenir un acteur-clé dans une région en pleine recomposition et consolider sa place sur l’échiquier diplomatique.

L'aviation israélienne a mené vendredi matin une série de bombardements sur quatre régions du Liban-Sud, et une frappe dans la Békaa-Ouest, rapportent nos correspondants dans ces régions, sans qu'aucun bilan d'éventuelles victimes ne soit encore disponible à la mi-journée. L'armée israélienne a, pour sa part, revendiqué les frappes au Liban-Sud, disant avoir frappé un «camp d'entraînement» et d'autres cibles du Hezbollah.Vers 10 heures du matin, après une nuit et un début de journée relativement calmes, l'aviation israélienne a mené neuf frappes aériennes, dont trois sur les hauteurs de Rihane et Jarmak (Jezzine), trois sur Tebna, près de Baïssariyé, une sur Wadi Houmine (Nabatiyé), et deux sur la zone dite de « Qalaat el-Meis », entre Ansar et Zrariyé (Saïda), selon les sources...
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