Rechercher
Rechercher

Société - Magistrature

« Cri de souffrance » : la démission de la juge Sandra Mohtar suscite l'émoi

Pour le Club des juges, il est temps d'« enrayer l’hécatombe » causée par plusieurs départs de la profession.

« Cri de souffrance » : la démission de la juge Sandra Mohtar suscite l'émoi

Le Palais de justice de Baabda. Photo ANI

Encore un nom qui s’ajoute à la dizaine de magistrats ayant quitté leur profession depuis 2020. Appréciée pour sa compétence et son intégrité, Sandra Mohtar, qui a notamment occupé le poste de juge d’instruction auprès du parquet d’appel du Mont-Liban, vient de jeter l’éponge après vingt-quatre ans de carrière. Sa cessation de fonctions, officialisée par un décret du Conseil des ministres publié au Journal officiel jeudi dernier, intervient dans un contexte d’une justice fragilisée par des années de crise économique, de pressions politiques et de dégradation des infrastructures judiciaires.L’annonce de sa démission a suscité un vif émoi dans les milieux judiciaires, accompagnée de nombreux messages de solidarité. Le Club des juges, présidé par Najat Abou Chacra, a publié samedi un communiqué appelant le Conseil supérieur de la...
Encore un nom qui s’ajoute à la dizaine de magistrats ayant quitté leur profession depuis 2020. Appréciée pour sa compétence et son intégrité, Sandra Mohtar, qui a notamment occupé le poste de juge d’instruction auprès du parquet d’appel du Mont-Liban, vient de jeter l’éponge après vingt-quatre ans de carrière. Sa cessation de fonctions, officialisée par un décret du Conseil des ministres publié au Journal officiel jeudi dernier, intervient dans un contexte d’une justice fragilisée par des années de crise économique, de pressions politiques et de dégradation des infrastructures judiciaires.L’annonce de sa démission a suscité un vif émoi dans les milieux judiciaires, accompagnée de nombreux messages de solidarité. Le Club des juges, présidé par Najat Abou Chacra, a publié samedi un communiqué...
commentaires (6)

le juge est devenu un outil entre les mains des pouvoirs politiques ». Elle reproche à l’autorité judiciaire de « n’avoir pas su diriger l’institution ni la renforcer pour garantir la confiance de ses membres ». Sur un plan personnel, elle affirme avoir subi « marginalisation, inégalité d’accès aux postes et missions, non par manque de compétence », mais pour avoir refusé « la complaisance ». Il est où le ministre de la Justice ! Il fait quoi ?

Bersuder Jean-Louis

19 h 19, le 09 décembre 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • le juge est devenu un outil entre les mains des pouvoirs politiques ». Elle reproche à l’autorité judiciaire de « n’avoir pas su diriger l’institution ni la renforcer pour garantir la confiance de ses membres ». Sur un plan personnel, elle affirme avoir subi « marginalisation, inégalité d’accès aux postes et missions, non par manque de compétence », mais pour avoir refusé « la complaisance ». Il est où le ministre de la Justice ! Il fait quoi ?

    Bersuder Jean-Louis

    19 h 19, le 09 décembre 2025

  • La mere de toutes les reformes sera le nettoyage des ecuries d'Augias du corps judiciaire Libanais qui est gangrene aux plus hauts niveaux par la corruption et le clientelisme politique.

    Michel Trad

    18 h 35, le 09 décembre 2025

  • De deux choses l'une: Soit ces juges qui démissionnent sont en effet intègres soit ils fuient le bateau qui coule et cherchent a éviter d’être emportés lorsqu'il faudra rendre des comptes. Je trouve quand même bizarre que quelqu'un qui a supporté des années de mauvaises conditions de travail, de corruptions et d’interventionnismes politiques et sécuritaires, veuille soudain quitter son poste alors que nous sommes aux portes d'un changement radical dans la profession et dans le pays. Une question qui se pose: Pourquoi maintenant?

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    13 h 17, le 09 décembre 2025

  • Rien à dire ni à redire sur notre système politique véreux et arrogant vis a vis de notre justice en particulier, et vis a vis de notre peuple soumis à leur dictat et à leur incompétence. Juste dire bravo à ces juges, honnêtes et courageux, qui dénoncent ouvertement et courageusement la cause du mal qui les rongent et qui les rend impuissants. Les bons s'en vont et les mafieux continuent leur récolte.

    Citoyen

    12 h 33, le 09 décembre 2025

  • Ils procèdent de la même manière avec tous les libanais patriotes qui aiment leur pays en les poussant vers la porte de la sortie soit de leurs fonctions soit de leur pays. Ainsi ils pourront vaquer à leurs projets destructeurs tout en nous promettant une république libre et une justice propre alors qu’ils font tout pour former un entre soi qui leur permettrait de finir le travail de sape. Aucune doléance des patriotes ne fait écho chez ces bras cassés qui préfèrent la facilité en se soumettant, puisque ça arrange leurs affaires personnelles et installe confortablement leur cercle amical corr

    Sissi zayyat

    10 h 09, le 09 décembre 2025

  • Ce ne sont pas les juges véreux qui vont démissionner ! Alors que les juges honnêtes crèvent la faim, certains de nos politiciens corrompus sont devenus millionnaires et même milliardaires. Et pendant ce temps, on n’est pas encore arrivés à conclure avec le FMI et la milice vendue possède toujours ses armes de malheur. Lorsque même un ancien chef d’Etat s’immisce arbitrairement et éhontément dans la nomination et la mission des juges , le résultat ne peut être que lamentable. Comme l’intéréssé lui-même. Quelle honte.

    Goraieb Nada

    05 h 37, le 09 décembre 2025

Retour en haut