Le pape Léon XIV, lors de l'allocution précédant la prière de l’Angélus, sur la Place Saint-Pierre de Rome, le dimanche 7 décembre 2025. Capture d'écran de l'allocution retransmise par la chaîne de télévision catholique français KTO
Pour sa première allocution traditionnelle du dimanche suite à son voyage de trois jours au Liban, le pape Léon XIV a rendu hommage au Liban, qui « continue d'être une mosaïque de coexistence » entre les communautés et lancé à deux reprises dans une formule générale que « la paix est possible. »
« Le Liban continue d’être une mosaïque de coexistence, et j’ai été réconforté d’entendre tant de témoignages en ce sens » a déclaré le Saint-Père, dans son adresse en italien, selon les images retransmises et traduites par la chaîne catholique française KTO. « J’ai rencontré des personnes qui annoncent l’Évangile en accueillant les personnes déplacées, en rendant visite aux détenus, en partageant le paix avec ceux qui sont dans le besoin », s'est-il remémoré, en allusion à une rencontre à Harissa avec des religieux. « J’ai été réconforté en voyant tant de personnes dans la rue me saluer, j’ai été ému par la rencontre dans le port de Beyrouth avec les proches des victimes de l’explosion » a poursuivi le souverain pontife.
Le pape a notamment salué la foule qui s'était rassemblée au monastère de Saint-Maron à Annaya le 1er décembre, les jeunes réunis à Bkerké, et surtout le lendemain la foule, estimée à près de 150 000 par les organisateurs, présente à la grand-messe sur le front de Beyrouth. Peu auparavant, le pape s'était recueilli au port de Beyrouth, en mémoire des quelque 235 victimes de la double explosion du 4 août 2020. Léon XIV y a échangé avec les familles des victimes, pour certaines en larmes.
« Les Libanais m'ont réconforté par leur foi et leur enthousiasme »
« Les Libanais attendaient une parole et une présence de consolation, mais ce sont eux qui m’ont réconforté par leur foi et leur enthousiasme. Je remercie tous ceux qui m’ont accompagné par la prière » a ajouté le souverain pontife dimanche. Avant de souligner : « Chers frères et sœurs, ce qui s’est passé ces derniers jours en Turquie et au Liban nous enseigne que la paix est possible et que les chrétiens, en dialogue avec les hommes et les femmes d’autres religions et cultures, peuvent contribuer à la construire. Ne l’oublions pas, la paix est possible ! »
Après avoir appelé la Turquie - où il s'était rendu pour célébrer le 1 700ᵉ anniversaire du concile de Nicée - à jouer un rôle de « stabilisateur » dans un contexte mondial « fortement conflictuel », Léon XIV a martelé son message de « paix » au Liban tout le long de sa visite. À cet égard, il s'est distingué par une diplomatie prudente au pays du Cèdre, ne nommant pas publiquement Israël, ni évoquant spécifiquement les chrétiens de la région en dehors du Liban. Il a affirmé mardi dans l'avion le ramenant à Rome que les « rencontres politiques se sont déroulées à l’écart des médias et ont porté sur l’apaisement des conflits internes et internationaux ».



Il n a rien compris ce pape!
04 h 56, le 11 décembre 2025