Une grue retire un Humvee israélien incendié dans une rue du village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, le 28 novembre 2025. AFP
L'opération de Beit Jinn, au sud de la Syrie, ne saurait être dissociée des menaces israéliennes d'une offensive imminente contre le Hezbollah au Liban.
OLJ / Par Mounir RABIH, le 30 novembre 2025 à 10h35
Une grue retire un Humvee israélien incendié dans une rue du village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, le 28 novembre 2025. AFP
Israel ne veut pas la paix, il a besoin de la guerre tous azimuts à ses frontières pour masquer ses divisions intérieures. Il veut unir contre l'extérieur pour lutter contre l'implosion intérieure, et ce avec sa perversion habituelle : ordonner au Hezbollah de rendre les armes et le poussant à ne pas le faire en bombardant. Empêcher les Syriens de se déployer au sud et leur reprocher de laisser des islamistes evoluer. Attaquer des habitants Syriens et leur reprocher de se défendre, puis les bombarder en punition. De la perversion de haute volee.
Espérons que dans le tourbillon des bonnes intentions du nouveau régime syrien, les autorités libanaises ne perdent pas de vue l’intérêt et l’indépendance de notre pays de toute ingérence. Pour ce faire, il faut se montrer intraitable quant aux conditions d’alliance sans lâcher la moindre concession qui sera tôt ou tard utilisée contre notre pays. Jadis Assad nous avait embobiné avec sa participation pour mettre fin à la guerre civile, pour en mener peu après d’autres et nous soumettre à ses quatre volontés pendant trois décennies. Méfiance de tous les volontaires à nous sauver, cela a un prix
Quant à l’opération terrestre mentionnée, oui c’est depuis toujours ce qu’Israël aurait pu faire s’il voulait vraiment en finir avec le Hezbollah. Je n’y crois pas, pas dans un avenir proche, certainement pas avant le milieu du printemps 2026.
« Mais les Israéliens estiment que Damas laisse volontairement une marge permettant le passage d’armes vers le Hezbollah, comme carte de pression contre Israël afin d’obtenir des concessions dans le cadre des négociations sécuritaires ». C’est l’inverse qui est vrai car Israël interdit à l’armée syrienne de se déployer au sud de Damas. C’est bien Israël qui laisse cette marge au Hezbollah dans ce « no man’s land » qu’il a créé, étant donné que sous Assad les milices safavides étaient très présentes dans cette zone.
Bien compliquée cette situation. D’un côté les pays qui traditionnellement ont des intérêts dans la région et de l’autre Trump, qui contrairement à obama et baiden, est pressé et bien moins conciliant. Il veut revenir en force et la jouer en solo. Dans ce jeu mortel, les acteurs locaux apparaissent comme de pauvres pions que l’on déplace à sa guise. Sauf que dans cette partie d’échec mortel Trump est le roi et le voisin la reine. Et comme dans la jungle, le plus fort va probablement gagner.
Pas mal!
Israel ne veut pas la paix, il a besoin de la guerre tous azimuts à ses frontières pour masquer ses divisions intérieures. Il veut unir contre l'extérieur pour lutter contre l'implosion intérieure, et ce avec sa perversion habituelle : ordonner au Hezbollah de rendre les armes et le poussant à ne pas le faire en bombardant. Empêcher les Syriens de se déployer au sud et leur reprocher de laisser des islamistes evoluer. Attaquer des habitants Syriens et leur reprocher de se défendre, puis les bombarder en punition. De la perversion de haute volee.
11 h 06, le 02 décembre 2025