Des stupéfiants en direction du Liban saisis par les Forces de sécurité intérieures (FSI), le 25 novembre 2025. Photo publiée par les FSI sur leur site web.
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont annoncé mardi la saisie d’un véhicule arrivé d’Europe contenant une importante quantité de cocaïne et d’ecstasy, grâce à une coopération sécuritaire avec la direction générale de la lutte contre les stupéfiants en Arabie saoudite, une collaboration que le ministère de l’Intérieur a saluée.
« Le Bureau central de lutte contre les stupéfiants a démantelé un réseau international de contrebande, saisi de la cocaïne et de l’ecstasy et arrêté le cerveau de l’opération, en coopération avec la direction générale de la lutte contre les stupéfiants du royaume d’Arabie saoudite », ont écrit les FSI sur leur compte X.
Les policiers ont par la suite détaillé les faits annonçant la saisie d’une « Renault Scenic noire arrivée par voie maritime d’un pays européen » et transportant 17,45 kg de cocaïne ainsi que 11,2 kg d’ecstasy. Ils n'ont pas précisé le lieu de l’interception. Au terme de l'enquête, les FSI ont arrêté le « le cerveau du réseau », un Libanais né en 1987, ainsi qu’un de ses complices. Un troisième suspect a été identifié et un avis de recherche a été émis à son encontre.
Le ministère libanais de l’Intérieur a salué « la coopération sécuritaire en cours avec le ministère de l’Intérieur d’Arabie saoudite, qui a permis de déjouer une tentative d’introduire une quantité de stupéfiants au Liban ». Cette opération s’inscrit « dans la stratégie mise en place par le ministère pour lutter contre le trafic de drogue ». Il a affirmé que « cette opération confirme l’engagement constant du Liban à contrer toute tentative de trafic et son refus de voir son territoire utilisé comme point de passage ou plateforme portant atteinte à ses intérêts ou à ses relations avec les pays frères ».
L’armée et les services de sécurité libanais ont intensifié la lutte contre le trafic de drogue ces derniers mois sous la pression des pays du Golfe, mais aussi des États-Unis qui accusent le Hezbollah d’en profiter.
Le royaume avait suspendu ses échanges commerciaux avec le Liban en 2021, lorsque les autorités saoudiennes avaient interdit l’entrée de fruits et légumes en provenance de ce pays après la saisie de plusieurs cargaisons contenant du captagon. Après la démonstration de l'efficacité des autorités libanaises dans cette lutte au cours des derniers mois, avec l'aide des nouvelles autorités syriennes proches de l'Arabie, le royaume a promis de renforcer prochainement ses liens commerciaux avec le Liban.
En septembre, les autorités libanaises avaient annoncé avoir démantelé un réseau international de trafic de drogue et stoppé un transfert de haschich et de comprimés de captagon vers l'Arabie saoudite. L’armée libanaise avait aussi annoncé mi-septembre avoir saisi environ 64 millions de pilules de captagon dans la Békaa, soulignant qu’il s’agissait de l’une des opérations les plus importantes jamais menées contre cette drogue au Liban.



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