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Société - Intempéries

Routes submergées, ministère du Travail inondé... la quasi-totalité du Liban sous la pluie ce mardi

La Défense civile a confirmé qu’au moins un étage situé au sous-sol du ministère avait été envahi par les eaux, mais que la situation était sous contrôle en fin de matinée.

Routes submergées, ministère du Travail inondé... la quasi-totalité du Liban sous la pluie ce mardi

Des personnes perchées sur un escalier dans un étage inondé du sous-sol du ministère du Travail, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 25 novembre 2025. Capture d’écran d’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux

Après plusieurs jours d’un automne placé sous le signe de l’été indien, la pluie a fait son retour au Liban, provoquée par une dépression atmosphérique rapide et d’intensité modérée, accompagnée de masses d’air relativement froides, selon les prévisions de Météo Liban.

Les fortes précipitations survenues en pleine nuit ont touché la majeure partie du territoire, à l’exception de certaines zones comme le Akkar qui n’ont pas encore été affectées, selon notre correspondant au Liban-Nord.

Comme souvent, la pluie a entraîné d’importantes inondations sur plusieurs axes routiers de Beyrouth — Achrafieh au niveau de la place Sassine, le pont du Ring (Saïfi) — ainsi que dans ses banlieues : Hay el-Sellom, Souk Sabra, la route de l’Aéroport international de Beyrouth et sa périphérie, à Khaldé ou encore Mkallès, d’après les nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Dans une autre vidéo, on peut voir un arbre déraciné bloquant une route, apparemment non loin de la rue Spears.


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Une des vidéos montre également un bâtiment du ministère du Travail, situé dans la banlieue sud de la capitale, qui a lui aussi été inondé. Contactée, une source de la Défense civile a confirmé qu’au moins un étage situé au sous-sol avait été inondé, et que ses équipes s'activaient encore sur place pour débloquer les canalisations d’évacuation des eaux pluviales. En fin de matinée, la situation était sous contrôle, selon la source précitée.

Le bureau de presse du ministre du Travail a confirmé que la montée des eaux au ministère avait entraîné une « perturbation partielle de l'activité ». Mohammad Haïdar, qui a examiné la situation de près, selon le communiqué, a adressé « ses remerciements à la municipalité de Ghobeyri, qui a rapidement répondu à la demande du ministère et mis en œuvre les mesures logistiques nécessaires ». « Les travaux se poursuivent pour éviter toute situation similaire à l’avenir », précise enfin le bureau de presse.

De son côté, la Défense civile a précisé que ses équipes avaient « évacué les eaux de ruissellement dans le bâtiment du ministère du Travail, où elles s’étaient infiltrées jusqu’au deuxième sous-sol et dans la cabine de l’ascenseur en raison des fortes précipitations », dans un message publié en soirée sur ses réseaux sociaux. Ses équipes « ont constaté que les pompes de drainage étaient hors service et les ont remises en fonctionnement afin d’accélérer l’évacuation de l’eau » ajoute le texte. La Défense civile a aussi aidé à « dégager des véhicules immobilisés au milieu des routes en raison de la montée du niveau de l’eau, tout en assurant la sécurité des citoyens », dans la banlieue sud de Beyrouth, à Bourj Brajné, Choueifate et dans le tunnel de Khaldé.

Intervention de Rassamny

Le ministre Fayez Rassamny a organisé une conférence de presse d'urgence pour aborder le sujet, soulignant que « l’important n’est pas de savoir s’il y a eu des inondations, mais à quelle vitesse elles sont résolues ». Il a expliqué que les inondations avaient été provoquées par l’importance des précipitations, évoquant « plus de 30 mm de pluie » tombés en quelques heures.

Il a ajouté que la plupart des inondations ont déjà été résolues, et qu’à Khaldé, elles « devraient l'être dans un délai de 30 minutes à une heure ». « Les services concernés sont présents sur les routes depuis hier. Ils sont également prêts à venir en aide à la municipalité de Beyrouth », a insisté le ministre.

La situation était moins chaotique dans le reste du pays. Notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, a signalé au moins une route au sud de Saïda comme étant inondée et a indiqué que le port de pêche de la ville avait été fermé et que les bateaux restaient au large, le temps que la mer se calme. Au Liban-Nord, notre correspondant a dressé un constat similaire, tandis que les précipitations se concentraient surtout sur Batroun en fin de matinée. Dans la Békaa, notre correspondante Sarah Abdallah a indiqué que les précipitations s’étaient affaiblies après avoir atteint un pic pendant la nuit.

Après plusieurs jours d’un automne placé sous le signe de l’été indien, la pluie a fait son retour au Liban, provoquée par une dépression atmosphérique rapide et d’intensité modérée, accompagnée de masses d’air relativement froides, selon les prévisions de Météo Liban.Les fortes précipitations survenues en pleine nuit ont touché la majeure partie du territoire, à l’exception de certaines zones comme le Akkar qui n’ont pas encore été affectées, selon notre correspondant au Liban-Nord.!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0];if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src="https://platform.twitter.com/widgets.js";fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document,"script","twitter-wjs");Comme souvent, la pluie a entraîné d’importantes inondations sur plusieurs axes routiers...
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Rien d'inhabituel. Bouches d'évacuation obstruées, canaux bouchés: le spectacle ordinaire, quoi!

Yves Prevost

07 h 44, le 26 novembre 2025

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Commentaires (1)

  • Rien d'inhabituel. Bouches d'évacuation obstruées, canaux bouchés: le spectacle ordinaire, quoi!

    Yves Prevost

    07 h 44, le 26 novembre 2025

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