Photo d’archives Joseph Eid/AFP
Le système mis en place par la BDL alimente ses réserves en devises et maintient la rareté des livres en circulation.
L'OLJ / Par Mounir YOUNES, le 22 novembre 2025 à 00h00
Photo d’archives Joseph Eid/AFP
Cette augmentation des réserves en devise alimente les convoitises du hezballah qui veut qu'elle soit au service de la reconstruction et des aides aux réfugiés dont une grande partie ne l'est plus ou ne l'est qu'á mi temps. Je serai curieux de connaître la part du budget public qui va á ce clientélisme de la milice.
L’article ne mentionne pas un point clé: l’excédant de la balance des paiements. Le taux de change doit être déterminé par le marché et non pas fixé d’une façon arbitraire par la BDL. La BDL demeure évidemment l’acteur principal sur le marché des changes.
L’article oublie la question essentielle : D’où vient réellement l’augmentation de ces réserves ? Passer de $4,4B à près de $12B n’a rien d’un exploit lorsque cela résulte d’un transfert brutal des pertes vers les citoyens : des retraits en « dollars » à 15.000 LL alors que le taux officiel est 89.000 LL, soit une confiscation de 83 %. Et la diaspora?, Elle injecte chaque année $7B pour faire vivre leurs familles — un soutien vital qui stabilise l’économie pendant que l’État et la BDL évitent toute réforme. Des réserves bâties sur la spoliation des épargnants ne méritent aucune félicitation.
Ceci est la preuve que le Liban n'as pas besoin de programme de FMI avec ces consquences de manque de souveraineté. Un peu d'economie, une restriction des politiques populistes tel que les subventions et emplois inutiles ds le secteur public, et notre probleme est reglé. Le Liban est un pays relativement riche. Mais les politiciens travaillaient dur pour le rendre pauvre...
Très intéressant et encourageant: sur la forme, M.Y., dont la connaissance des mécanismes économiques et financiers est bluffante, sait nous informer sans jargon. Sur le fond, l’austérité budgétaire, malgré le poids qu’elle fait peser sur les contribuables, a le mérite d’assécher l’argent de la corruption si j’en juge par les sommes collectées par l’Etat et autres entités et reversées à la BDL. Mais cette politique de bas de laine reste « gagne petit » au vu des sommes astronomiques qui restent dues. Ã quand la restructuration du secteur bancaire?
"Le coût actuel de ce taux de change stable ne repose plus sur les seuls déposants, mais sur l’ensemble des contribuables libanais". Vous oubliez de mentionner (volontairement ?) les effets de la circulaire scelerate BDL 151 qui instaure un taux de change de 15000 LL pour un $ sur les depots bloques illegalement. Les crapules bancaires et, in fine, la BDL, recuperent 5 dollars chaque fois que le deposant a besoin d'un seul. Un hold-up institutionnalise, que MM. Jaber et Souhaid ont maintenu en place. Et que beaucoup de soi-disant economistes passent sous silence.
Si on comprend bien, il peut y avoir des politiques monétaires saines au Liban. Une première ! Donc nos malheureux dollars ne servent plus à chauffer les chaudières stériles de l’EDL. Merci pour ce petit vent d’éspoir.
Pour une rentrée d’argent dans les caisses de l’état, il faudrait que les municipalités aident l’état à renflouer leurs caisses. Comment procéder: 1) il faudrait que les municipalités augmentent leurs polices municipales pour verbalisations des excès de vitesse dans les agglomérations. 2) de défauts de permis de conduire aux conducteurs. 3) pour défauts d’immatriculations des véhicules. 4) pour défauts d’assurances valides. 5) pour défauts de feux (phares, feux de signalisations, feux de freinage) Pour la douane, augmentations des tarifs pour l’alcool, le parfum, des articles de luxe etc.
Cette augmentation des réserves en devise alimente les convoitises du hezballah qui veut qu'elle soit au service de la reconstruction et des aides aux réfugiés dont une grande partie ne l'est plus ou ne l'est qu'á mi temps. Je serai curieux de connaître la part du budget public qui va á ce clientélisme de la milice.
00 h 09, le 23 novembre 2025