De gauche à droite : Elie Yahchouchi, chargé du volet logistique de la visite ; Mgr Abdo Abou Kasm, directeur du Centre catholique d’information ; et Mère Marie Makhlouf, supérieure de la congrégation des Sœurs de la Croix, lors de la conférence de presse consacrée à la visite du pape à l’hôpital de la Croix, le 2 décembre 2025. Photo ANI.
L’une des étapes majeures de la visite du pape Léon XIV au Liban sera son passage à l’hôpital de la Croix à Jal el-Dib (Metn, Mont-Liban), connu pour accueillir les patients souffrant de maladies mentales et soignés gratuitement. L'établissement avait été fondé par le bienheureux Abouna Yaacoub.
Le pape est attendu au Liban du 30 novembre au 2 décembre. Cette visite à l’hôpital de la Croix est prévue le 2 décembre à 8h30, avant la grande messe qu’il célèbrera à Beyrouth. Les détails de cette visite ont été révélés le mardi 18 novembre au cours d’une conférence de presse donnée au siège du Centre catholique d'information à Jal el-Dib par la Mère Marie Makhlouf, supérieure des Sœurs de la Croix, Élie Yahchouchi, qui aide à la préparation logistique de la visite, et Mgr Abdo Abou Kasm, directeur du Centre.
La Mère Makhlouf a beaucoup insisté sur le caractère symbolique de cette visite du souverain pontife à l’institution qu’elle dirige, « un événement historique, autant que la béatification du fondateur Abouna Yaacoub ». « L’hôpital de la Croix pour les maladies mentales compte 1 000 lits », rappelle-t-elle. Les institutions fondées par Abouna Yaacoub « soignent sans discrimination, quelle que soit l’origine de la personne ou ses circonstances », rappelle-t-elle.
« La pérennité de ces institutions est en soi un miracle d’Abouna Yacoub, tant nous avons connu de guerres et de crises, alors que nous nous battons pour continuer à soutenir les plus marginalisés », a-t-elle poursuivi.
La religieuse a tenu à préciser pourquoi le pape a choisi de venir à l’hôpital de la Croix : « Nous voulons préciser que le pape a choisi de rencontrer les malades, pas de visiter le bâtiment. Les malades sont notre message, notre prière quotidienne, notre sourire matinal et nos vœux que nous renouvelons quotidiennement avec eux, pour nous souvenir que telle est notre mission, notre croix que nous portons avec joie. » Elle a ajouté : « Le pape sera parmi nous à l’hôpital de la Croix au matin du 2 décembre prochain. Nous aurions tellement aimé que les croyants soient parmi nous ce jour-là, mais l’exiguïté du lieu nous oblige à limiter le nombre de participants. »
Pour la Mère Marie Makhlouf, « l’un des points forts de cette visite sera la rencontre à huis-clos du pape avec les enfants dans le service de Saint Dominique ». « Il va les écouter et s’enquérir de leur souffrance, il va prier avec eux, ce qui constituera une des étapes les plus symboliques de cette visite papale de trois jours », a-t-elle assuré.
De son côté, Élie Yahchouchi a donné quelques indications logistiques sur la visite. « La durée de la visite sera entre 30 et 40 minutes, le pape sera accueilli à l’hôpital par les milliers de membres des institutions de la congrégation des Sœurs de la Croix, venant des couvents, des écoles, des associations de scouts, sans compter les malades et les médecins », a-t-il dit. M. Yahchouchi a précisé que le Saint Père « sera accueilli à l’extérieur par les enfants et les scouts, puis à l’intérieur par le chœur des malades de l’hôpital, un chœur qui s’exerce depuis 4 ans ».
La visite comptera également un mot de la Mère Makhlouf et celui de deux résidents de l’hôpital, suivis d’une distribution de cadeaux symboliques au pape Léon, une prière commune puis un mot du Saint Père. Ensuite, le pape se rendra au service Saint Dominique pour y rencontrer les enfants malades, sans aucune présence médiatique, a précisé M. Yahchouchi.
Pour sa part, Mgr Abdo Abou Kasm a expliqué que Léon XIV avait exprimé le souhait de visiter une institution gratuite porteuse d’un grand message social, et que le choix de l’Église s’est porté sans hésitation sur l’hôpital de la Croix. Il a insisté sur le caractère de « faiseurs de paix » qui décrit si bien les travailleurs en ce lieu, en harmonie avec la devise de la visite du pape.
« Nous attendons cette grande bénédiction le 2 décembre par le successeur de Saint Pierre, ce qui ajoutera de la paix et de la joie à ce lieu », a-t-il dit.


