Michel Issa, ambassadeur des États-Unis au Liban, reçu par le président Joseph Aoun, le 17 novembre 2025. Photo présidence
Arrivé vendredi à Beyrouth, plus d'un mois après sa validation officielle par le Congrès début octobre, le nouvel ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a présenté lundi matin ses lettres de créance au chef de l'Etat libanais Joseph Aoun.
« Le président Joseph Aoun a reçu les lettres de créance du nouvel ambassadeur américain Michel Issa, qui lui a transmis les salutations du président américain Donald Trump et son souci de renforcer et de développer les relations américano-libanaises dans tous les domaines », a annoncé la présidence sur X. De son côté, M. Aoun a souhaité à l'ambassadeur plein succès dans sa mission.
Le diplomate a par la suite été reçu par le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné, qui a estimé dans un communiqué que la rencontre était « bonne et franche ». Le diplomate originaire de Bsous (Aley), qui avait été nommé par Donald Trump dès le mois de mars, a aussi rencontré le Premier ministre Nawaf Salam, à qui il a affirmé la volonté de Washington de « renforcer les relations avec le Liban », selon un communiqué du Grand sérail. De son côté, M. Salam a souhaité à l'ambassadeur plein succès dans ses fonctions.
Plus tôt dans la journée, M. Issa avait entamé sa tournée locale par une réunion avec le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi.
Dimanche, le diplomate avait été chaleureusement accueilli dans son village natal. Dans un discours informel prononcé en marge d'un office religieux, il a appelé les Libanais à l'unité. « Tout le monde nous regarde et se montre prêt à nous aider. Mais si on ne s'entraide pas, personne ne nous aidera. Nous devons apprendre à être unis », a-t-il souligné.
Ami et partenaire de golf du président américain, Michel Issa succède au siège de la chancellerie à Aoukar, dans la banlieue nord de Beyrouth, à Lisa Anne Johnson, qui était en poste depuis janvier 2024. Son arrivée intervient alors que le risque d'une escalade militaire israélienne plane sur le Liban, où l’État hébreu poursuit ses frappes quasi-quotidiennes en dépit du cessez-le-feu conclu en novembre de l'année dernière.
Devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Michel Issa avait appelé en juillet à une action urgente contre le Hezbollah, affirmant que son désarmement n’était pas une option, mais une nécessité.



Ça ne peut pas être un simple hasard. Trump a pas mal d’amis Libanais, placés à des postes importants. Un Libanais en charge de la seconde plus grande ambassade américaine au monde, n’est pas peu. Par ailleurs déclarer au Sénat que le désarmement de la milice est une nécessité, c’est bien ce que nous disent Aoun et Salam finalement. Eh bien messieurs puisque vous êtes du même avis, tirez-en profit. On en a assez des demi-mesures.
07 h 11, le 18 novembre 2025