Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, serre la main du père Charbel Trad lors de sa visite à Baalbeck, le 15 novembre 2025. Photo diffusée par le CPL sur X
Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a affirmé samedi, lors d’une visite à Baalbeck, dans la Békaa, qu’il ne se rendait pas dans la région pour « surpasser la 'Résistance' ou nier ses martyrs », mais pour réaffirmer sa volonté d’un État fort, « refuge » des Libanais face aux développements régionaux, notamment en Syrie.
« Nous ne sommes pas venus ici pour surpasser la 'Résistance' ou nier ses martyrs, mais pour dire que nous voulons un État, le Liban qui est notre refuge. La Syrie a changé et a un nouveau système. La Békaa ne protège pas seulement ses habitants, mais tout le Liban. Quand la Békaa tombe, tout le Liban tombe », a-t-il déclaré.
Le changement de régime en Syrie, près d’un an après la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, met en difficulté le Hezbollah, son ancien allié, d’autant qu’Israël en a profité pour occuper une partie du territoire syrien.
Gebran Bassil s’exprimait à Douris, dans le caza de Baalbeck, où il inaugurait un nouveau bureau régional du CPL. « Une nouvelle porte ouverte dans une région connue pour sa bravoure », a-t-il lancé dans la maison du Pr. Chawki Njeim. En parallèle, des drones israéliens ont survolé plusieurs localités de Baalbeck, dont Younine, Nahleh, Douris et Aïn Bourday, selon notre correspondante Sarah Abdallah.
Référence à Bachir Gemayel
Au cours de son déplacement, M. Bassil a déploré que certains Libanais se réclamant de l’héritage de Bachir Gemayel « ne comprennent plus le sens des 10 452 km² », superficie du Liban défendue par l’ancien président assassiné en 1982. Une critique visant les Forces libanaises (FL), qui exigent le désarmement du Hezbollah avant toute autre considération pour préserver la trêve conclue en novembre dernier par le Hezbollah avec Israël après plus d’un an de guerre.
Cette visite intervient alors que le Hezbollah et le CPL, anciens alliés, semblent désormais converger sur des dossiers sensibles — loi électorale et désarmement — après plus de deux ans de désaccords sur la guerre avec Israël et la présidentielle. Refusant toute concession sur son arsenal, le Hezbollah reçoit le soutien de Bassil, qui y voit une « carte forte » à ne pas céder sans contrepartie, un positionnement qui s’inscrit dans une dynamique de rapprochement à l’approche des législatives de mai prochain.
« Quand ils acceptent qu’un mur soit construit à l’intérieur des 10 452 km², ce ne sont plus les compagnons de Bachir », a-t-il poursuivi, s’exprimant depuis la maison d’un proche de l’ancien président, selon un communiqué du CPL. La Finul, force intérimaire des Nations unies pour le Liban, a indiqué vendredi qu’un mur en béton érigé par l’armée israélienne s’étend au nord de la Ligne bleue, empiétant sur « plus de 4 000 m² » de territoire libanais.
Les Forces libanaises, rivales historiques du CPL, ont été fondées par Bachir Gemayel, assassiné en septembre 1982 dans un attentat à la bombe, trois semaines après son élection à la présidence. « Si le CPL reste replié sur lui-même, il disparaîtra. Mais s’il s’ouvre, même en perdant quelques personnes, il sera enrichi par ceux de l’extérieur, et ces derniers s’enrichiront à travers lui. Cela vaut aussi pour notre cause et pour le Liban, que nous refusons de voir divisé », a-t-il déclaré. « Celui qui vous écarte ici pour se contenter du Mont-Liban seul ne comprend pas ce qu’est le Liban », a encore dit M. Bassil.
Visite d'un monastère
Avant de prononcer son discours, le leader aouniste avait visité le monastère Saydet Al-Maounet, qui avait accueilli de nombreux habitants de Baalbeck-Hermel lors de la guerre de 2023/2024 entre le Hezbollah et Israël. Cette région, où le parti chiite est fortement implanté, a été particulièrement visée par les bombardements.
En amont, Gebran Bassil avait également rencontré l'abbé Edmond Rizk, supérieur général de l’Ordre maronite, au monastère Notre-Dame de Louaizé. Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), ils ont exprimé l’espoir d’une forte participation des Libanais aux réunions que le pape tiendra lors de sa visite prévue au Liban du 30 novembre au 2 décembre, et discuté des moyens de soutenir les étudiants dans le contexte économique actuel.



Seul Bessilo comprend ce qu,est le Liban d,ou ses cirages actuels en prevision des elections auxquelles il invite volontiers les mercenaires armees a y participer pour garnir de quelques concombres sa plus que mesquine salade.
08 h 14, le 16 novembre 2025