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Agenda - Hommage À Katia Boustani

À ma sœur

La porte du caveau familial a claqué et le temps s’est figé.Tu as rejoint les étoiles, les personnes chères qui nous ont quittés.

Nos parents bien-aimés, que tu as merveilleusement accompagnés.

Rita, notre sœur adorée, celle qui défiait le monde entier par sa joie de vivre.

Michel, notre jeune neveu, si tendre, si affectueux, et dont je n’accepte toujours pas le départ...

Tu as été malade soudainement, sans prévenir, et nous avons assisté, impuissants, angoissés et désespérés, à la série de complications impitoyables qui se succédaient.

Quelques sursauts nous ont laissé espérer un miracle, hélas la régression reprenait comme si un sort implacable et cruel s’acharnait sur toi.

Et pourtant... hier encore on avait nos petites habitudes tranquilles. Tu venais souvent chez moi prendre le café ou dîner. Tu me racontais alors des histoires du passé que j’ignorais. À travers tes récits, les absents reprenaient vie et c’était comme un fil invisible qui nous reliait à eux de nouveau.

Tu trouvais ton bonheur dans les réunions familiales, d’abord chez toi à Qleyate et à Zouk, puis chez Jihane et chez Naji par la suite.

Toujours disponible pour nous tous, tu n’étais pas de ceux qui s’imposent et ta présence restait douce, discrète et délicate.

Tu étais de ces êtres uniques dont le dévouement n’avait pas de limite et tu ne te vantais jamais de tout ce que tu avais accompli. Ce qui t’importait, c’était que tout le monde aille bien, et maintenant que tu n’es plus, chacun de nous se sent orphelin.

La cérémonie de tes funérailles a été à ton image. Non pas rigide et solennelle, mais douce, discrète et pleine d’émotions. C’est comme un réconfort que tu nous envoyais de l’au-

delà.

Katia, je me souviens encore de mon premier jour à l’école. Tu me tenais par la main dans cette cour pleine d’inconnus et je me sentais rassurée par ta présence. La cloche a sonné et tu m’as alors lâché la main pour rejoindre ta classe. Une peur et une angoisse indescriptibles m’ont alors envahie...

Ce sentiment de vulnérabilité, je l’ai ressenti aujourd’hui avec ton départ.

Accroche-toi aux enfants, m’as-tu dit il y a quelque temps, comme un conseil prémonitoire. Alors oui, ensemble avec ceux qui restent, on va s’accrocher les uns aux autres. On va tisser une toile invisible faite de souvenirs et de paroles simples à ton image... Une toile faite surtout d’un amour que la mort ne peut pas éteindre...

La porte du caveau familial a claqué et le temps s’est figé.Tu as rejoint les étoiles, les personnes chères qui nous ont quittés. Nos parents bien-aimés, que tu as merveilleusement accompagnés. Rita, notre sœur adorée, celle qui défiait le monde entier par sa joie de vivre. Michel, notre jeune neveu, si tendre, si affectueux, et dont je n’accepte toujours pas le départ...Tu as été malade soudainement, sans prévenir, et nous avons assisté, impuissants, angoissés et désespérés, à la série de complications impitoyables qui se succédaient. Quelques sursauts nous ont laissé espérer un miracle, hélas la régression reprenait comme si un sort implacable et cruel s’acharnait sur toi. Et pourtant... hier encore on avait nos petites habitudes tranquilles. Tu venais souvent chez moi prendre le café ou dîner. Tu me...