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Société - Reportage

Bkassine, « paradis de pins » en proie aux flammes

Une mobilisation solidaire malgré le manque de moyens a permis aux habitants de ce village du caza de Jezzine de maîtriser un feu inédit, qu’ils disent provoqué par l’homme mais accentué par la sécheresse.

Bkassine, « paradis de pins » en proie aux flammes

La forêt de pins de Bkassine, dans le caza de Jezzine, réduite en cendre par un incendie, le 11 novembre. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

« Bienvenue à Bkassine, village préféré des Libanais en 2018 », rappelle une plaque à l’entrée de ce bourg situé dans le caza de Jezzine. L’amour porté à cet « infini paradis de pins » tient avant tout à sa pinède, la plus grande du Moyen-Orient, qui s’étend sur 2,5 kilomètres carrés et compte plus de 120 000 pins pignons.Leurs squelettes brûlés longilignes, dont s’échappe encore de la fumée, apparaissent en contrebas de la place de l’église en ce matin du 11 novembre. Les tristes silhouettes des pins cramoisis entourées d’un océan de cendres, c’est tout ce qu’il reste du paradis après une longue nuit d’incendie. « Le feu a démarré vers minuit dans le village de Aariya, de l’autre côté de la vallée, mais avec le vent très rapide, il a peu à peu dévoré toute la pinède et les oliviers, jusqu’à atteindre le seuil des maisons de Bkassine »,...
« Bienvenue à Bkassine, village préféré des Libanais en 2018 », rappelle une plaque à l’entrée de ce bourg situé dans le caza de Jezzine. L’amour porté à cet « infini paradis de pins » tient avant tout à sa pinède, la plus grande du Moyen-Orient, qui s’étend sur 2,5 kilomètres carrés et compte plus de 120 000 pins pignons.Leurs squelettes brûlés longilignes, dont s’échappe encore de la fumée, apparaissent en contrebas de la place de l’église en ce matin du 11 novembre. Les tristes silhouettes des pins cramoisis entourées d’un océan de cendres, c’est tout ce qu’il reste du paradis après une longue nuit d’incendie. « Le feu a démarré vers minuit dans le village de Aariya, de l’autre côté de la vallée, mais avec le vent très rapide, il a peu à peu dévoré toute la pinède et les...
commentaires (3)

D’après le maire de Bkassine, le ministère de l’Agriculture serait intervenu dès le soir même, alors qu’aucun signe d’action du ministère de l’Environnement n’aurait été constaté. Si cela est exact, c’est pour le moins surprenant…La priorité de ce ministère ne devrait-elle pas être, au-delà des constats a posteriori, de montrer clairement ce qui avait été préparé et comment il s’est immédiatement mobilisé, avec les moyens dont il dispose ?Une question dérangeante s’impose : qui inflige le plus de tort à nos forêts, les bombardements ou notre propre manque de proactivité et de prévention ?

Gabriel Georges Dib

10 h 37, le 12 novembre 2025

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Commentaires (3)

  • D’après le maire de Bkassine, le ministère de l’Agriculture serait intervenu dès le soir même, alors qu’aucun signe d’action du ministère de l’Environnement n’aurait été constaté. Si cela est exact, c’est pour le moins surprenant…La priorité de ce ministère ne devrait-elle pas être, au-delà des constats a posteriori, de montrer clairement ce qui avait été préparé et comment il s’est immédiatement mobilisé, avec les moyens dont il dispose ?Une question dérangeante s’impose : qui inflige le plus de tort à nos forêts, les bombardements ou notre propre manque de proactivité et de prévention ?

    Gabriel Georges Dib

    10 h 37, le 12 novembre 2025

  • Que c'est triste !

    KHL V.

    09 h 53, le 12 novembre 2025

  • OMG...c est l enfer sur terre chez nous.

    Marie Claude

    07 h 01, le 12 novembre 2025

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