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Monopole des armes et législatives : Raï et Hajjar discutent de « questions nationales »


Monopole des armes et législatives : Raï et Hajjar discutent de « questions nationales »

A Bkerké, le patriarche maronite Béchara Raï et le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar. Photo Ani

Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a été reçu mardi par le patriarche maronite, Béchara Raï, avec qui il a discuté des « questions nationales » qui font actuellement le plus parler au Liban : le vote de la diaspora lors des prochaines législatives et la récupération par l'Etat du monopole des armes.

Avant son départ de Bkerké, M. Hajjar a affirmé que sa rencontre avec le chef de l'Eglise maronite a porté « sur les questions nationales » et permis au prélat « de se faire une idée de la situation générale que traverse le pays, particulièrement de la sécurité au Liban, et des développements à la frontière sud ». Le ministre de l’Intérieur a informé le patriarche « des efforts déployés par l'État libanais pour sortir le Liban de ses crises, économiques ou liés aux agressions israéliennes quotidiennes et à l'occupation ». Il a notamment souligné avoir tenu le dignitaire au courant de la mise en oeuvre des différents points de la déclaration ministérielle du cabinet de Nawaf Salam, notamment « l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire libanais et l’application du plan de l’armée dans ce domaine. » La troupe doit présenter prochainement un rapport au gouvernement sur l'avancée du désarmement des milices et du Hezbollah.

Evoquant par ailleurs le scrutin législatif prévu en mai prochain, Ahmad Hajjar a fait part d'une « volonté unanime » d’organiser les élections à la date prévue, malgré les tensions entourant la question du vote de la diaspora, sur laquelle Béchara Raï a pris position à de nombreuses reprises. Le patriarche s'est en effet rangé dans le camp des forces politiques en faveur d'un amendement de la loi électorale de 2017 pour permettre à la diaspora de voter pour les mêmes candidats que les Libanais dans le pays et non pour six députés réservés aux expatriés. Mgr Raï a estimé lors de sa réunion avec le ministre, que les émigrés doivent avoir « le droit de voter, comme ils le méritent et comme cela a été le cas en 2018 et 2022 ». M. Hajar a précisé dans ce cadre que « la commission ministérielle chargée par le Conseil des ministres d'étudier la question doit se réunir dans la journée pour examiner les différents projets de loi.

Ahmad Hajjar et le patriarche ont également abordé le meurtre du jeune Elio Abou Hanna, tué par une patrouille armée palestinienne dans le camp de Chatila, dans la banlieue sud de Beyrouth le 26 octobre. « Ce dossier fait l'objet d'une enquête sérieuse, et le président s'est personnellement impliqué dans cette affaire, ce qui a permis de livrer plusieurs personnes impliquées aux services de sécurité », a observé le ministre, indiquant que d’autres personnes pourraient être arrêtées. « Les services de sécurité travaillent avec le plus grand sérieux pour élucider ce crime », a-t-il assuré.

Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a été reçu mardi par le patriarche maronite, Béchara Raï, avec qui il a discuté des « questions nationales » qui font actuellement le plus parler au Liban : le vote de la diaspora lors des prochaines législatives et la récupération par l'Etat du monopole des armes.Avant son départ de Bkerké, M. Hajjar a affirmé que sa rencontre avec le chef de l'Eglise maronite a porté « sur les questions nationales » et permis au prélat « de se faire une idée de la situation générale que traverse le pays, particulièrement de la sécurité au Liban, et des développements à la frontière sud ». Le ministre de l’Intérieur a informé le patriarche « des efforts déployés par l'État libanais pour sortir le Liban de ses crises, économiques ou liés aux agressions...