Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (3e à gauche) serrant la main du gouverneur de l'État du Pará, Helder Barbalho (3e à droite), devant une plaque commémorative lors de l'inauguration des travaux d'agrandissement du port de Belém, dans l'État du Pará, au Brésil, le 1er novembre 2025. AFP PHOTO / PRÉSIDENCE BRÉSILIENNE / RICARDO STUCKET
Moins de 60 dirigeants mondiaux ont confirmé leur présence au sommet qui se tiendra la semaine prochaine à Belem, en Amazonie brésilienne, en prélude à la conférence climat de l'ONU, la COP30, a annoncé vendredi le Brésil. En 2024, quelque 75 dirigeants s'étaient rendus à la COP29 en Azerbaïdjan, un chiffre déjà inférieur à celui de l'édition précédente à Dubaï.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a convoqué cette réunion de dirigeants pour les 6 et 7 novembre. Il a décidé de l'organiser juste avant la COP (10-21 novembre) et non pendant, pour alléger la pression logistique et hôtelière. Les prix élevés des logements dans cette ville défavorisée ont semé l'incertitude ces derniers mois quant au niveau de participation. La COP se déroulera aussi dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques qui ont éclipsé les préoccupations climatiques.
Des représentants de 143 pays, dont 57 chefs d'Etat et de gouvernement, ont confirmé jusqu'à présent leur présence au sommet des dirigeants, a indiqué lors d'une conférence de presse à Brasilia le négociateur en chef brésilien, Mauricio Lyrio.
Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer seront présents, de même que les présidents colombien Gustavo Petro et libérien Joseph Boakai, selon les informations communiquées par ces pays à l'AFP. La Chine a annoncé que son vice-Premier ministre Ding Xuexiang représenterait le président Xi Jinping.
Les Etats-Unis ne prévoient pas d'envoyer de délégation après leur retrait de l'accord de Paris, décidé par Donald Trump. Le président autrichien a déjà fait savoir qu'il ne viendrait pas, en raison des coûts élevés.
Selon le Brésil, 170 délégations sont accréditées pour les négociations prévues lors de la COP30 elle-même.
Lula a insisté pour organiser la conférence en Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde, au rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais la structure hôtelière limitée de Belem a accru le défi logistique que représente l'arrivée d'environ 50.000 personnes pour l'événement.
L'Organisation météorologique mondiale a réduit la taille de sa délégation « en réponse à la demande de l'ONU de maintenir les délégations réduites, ainsi qu'aux contraintes budgétaires », a en particulier déclaré son porte-parole à l'AFP.


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