Le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar. Photo Ani
Le ministre libanais de l’Intérieur Ahmad Hajjar a déclaré samedi à la chaîne saoudienne al-Hadath que « la médiation de l’Arabie saoudite a contribué à la réussite de la coordination entre le Liban et la Syrie », alors que les deux pays ont entamé un processus de réconciliation après la chute du régime d’Assad en décembre 2024.
M. Hajjar a également souligné que « la lutte contre le trafic de drogue est une priorité libanaise », ajoutant que le changement du régime syrien « a permis de mettre fin à la production de drogue en Syrie et au Liban ». « Il existe une coordination sécuritaire entre la Syrie et le Liban pour combattre la drogue », a-t-il précisé.
Le ministre a enfin indiqué que le Liban cherche à « créer un environnement sûr pour le retour des touristes » et que l’État fait preuve de « sérieux pour affirmer son autorité sur l’ensemble du territoire ». Fin mars, les ministres de la Défense libanais et syrien se sont rencontrés à Djeddah, en Arabie saoudite. Ils ont convenu de renforcer la coordination sécuritaire et militaire le long de leur frontière commune de 330 kilomètres, connue pour sa porosité et les diverses activités de trafic qui y ont lieu chaque jour. Ils ont également signé un accord de principe pour délimiter la frontière.
Ces derniers mois, des visites bilatérales ont eu lieu, notamment les rencontres entre le président Joseph Aoun et son homologue syrien Ahmad el-Chareh. Le Premier ministre Nawaf Salam s'est aussi rendu à Damas et le ministre syrien des Affaires étrangères a été reçu à Beyrouth. De plus, des délégations syriennes ont récemment visité la capitale libanaise pour discuter de plusieurs dossiers concernant les deux pays, y compris la lutte contre le trafic illégal de drogue. En août, M. Chareh a appelé à des « relations d’État à État avec le Liban », insistant sur le fait qu’il ne pouvait y avoir de « malédiction géographique » entre les deux pays.


