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Politique - Liban

Geagea : Les chiites sont confrontés à une catastrophe majeure à cause du Hezbollah

« La seule façon de les sauver est de dissoudre les branches militaire et sécuritaire du parti chiite », estime le chef des Forces libanaises.

Geagea : Les chiites sont confrontés à une catastrophe majeure à cause du Hezbollah

Le chef des FL, Samir Geagea. Photo d'archives X/@DRSamirGeagea

Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a appelé jeudi soir à « dissoudre les branches militaire et sécuritaire » du Hezbollah, estimant que les chiites du Liban sont aujourd'hui « confrontés à une catastrophe majeure » à cause de ce parti.

« Les chiites sont aujourd'hui confrontés à une catastrophe majeure à cause du Hezbollah », a souligné le leader chrétien dans un entretien accordé à la chaîne locale MTV, estimant que « la seule façon de les sauver est de dissoudre les branches militaire et sécuritaire du parti, sinon ils ne pourront jamais s'en sortir ». Il a néanmoins souligné « ne pas vouloir se débarrasser du Hezbollah, mais uniquement de ses branches militaire et sécuritaire. Et si quelque chose en reste, il serait le bienvenu ». M. Geagea a estimé que « le parti politique qui œuvre le plus pour l’intérêt des chiites au Liban, ce sont les FL, tandis que celui qui agit le plus contre les intérêts de la communauté chiite est le Hezbollah.

Le cas Naïm Kassem

Le chef des FL a rappelé la nécessité de mettre en place le plan de désarmement du Hezbollah conçu par l'armée sur ordre des autorités libanaises. « Toute solution doit commencer par le monopole des armes. Le responsable est celui qui trouve des solutions, pas celui qui se lamente sur les ruines. Le problème ne réside pas dans l'armée mais dans l'absence de volonté et de détermination politique », a-t-il précisé. Il a souligné que le chef du Hezbollah « Naïm Kassem ne peut pas refuser ni décider en notre nom, notant que ce dernier « n'a devant lui qu'une alternative : soit un État, soit pas d'État. Samir Geagea a jugé à cet égard qu'« aucun chef de parti ne peut contrôler le destin de tous les Libanais ».

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Abordant les prochaines législatives prévues en mai 2026, Samir Geagea a appelé « à respecter les échéances constitutionnelles et à s'éloigner de l’idée de report simplement parce que quelque chose ne nous plaît pas ». Il a ainsi critiqué le refus du président du Parlement Nabih Berry d'inscrire à l'ordre du jour des séances l'amendement de la loi électorale, notamment l'article portant sur le vote des expatriés. « Nabih Berry est le garant des activités du Parlement, mais il n’est pas l’arbitre ; l’arbitre, c’est la majorité au sein de l’assemblée générale », a-t-il souligné. « On parle d’un accord entre Nabih Berry et Nawaf Salam, que nous avons d’ailleurs perçu lors de la dernière réunion du gouvernement. Nous avons accepté la formation d’un comité pour étudier la loi électorale avant la prochaine réunion du cabinet, et nous examinerons les choses dans ce cadre. Si nous constatons qu'un accord existe réellement, nous adopterons alors une position différente », a ajouté le chef chrétien.

Plusieurs députés du camp anti-Hezbollah ont boycotté la séance parlementaire de mardi qui a été reportée, faute de quorum. Ces élus militent pour un amendement de la loi de 2017, qui permettrait aux émigrés de voter pour l’ensemble des 128 sièges en fonction de leur lieu d’origine. Le Hezbollah et ses alliés, dont le mouvement Amal de Nabih Berry, appellent à appliquer la loi actuelle en créant une circonscription spéciale de six députés pour la diaspora. Dans ce contexte tendu, le gouvernement, qui a examiné mercredi un projet de loi présenté il y a deux semaines par le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi (FL) pour amender la loi électorale, a fini par confier le dossier à une commission ad hoc qui s'est réunie pour la première fois jeudi et qui, d’ici à une semaine, devra soumettre un nouveau projet de loi regroupant le texte de M. Raggi et celui du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar, portant sur la logistique des élections.

En réponse à une question sur la paix avec Israël, le chef des FL a estimé qu'« aujourd’hui, la priorité est de régler la question des formations militaires et sécuritaires opérant en dehors de l’État ».

Revenant sur la mort d'Élio Abi Hanna, tué par un tir palestinien dans le camp de Chatila, M. Geagea a appelé à « un désarmement palestinien résolu et non pas à un règlement des affaires par des contacts visant à remettre les tueurs ».

Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a appelé jeudi soir à « dissoudre les branches militaire et sécuritaire » du Hezbollah, estimant que les chiites du Liban sont aujourd'hui « confrontés à une catastrophe majeure » à cause de ce parti.« Les chiites sont aujourd'hui confrontés à une catastrophe majeure à cause du Hezbollah », a souligné le leader chrétien dans un entretien accordé à la chaîne locale MTV, estimant que « la seule façon de les sauver est de dissoudre les branches militaire et sécuritaire du parti, sinon ils ne pourront jamais s'en sortir ». Il a néanmoins souligné « ne pas vouloir se débarrasser du Hezbollah, mais uniquement de ses branches militaire et sécuritaire. Et si quelque chose en reste, il serait le bienvenu ». M. Geagea a estimé que « le parti politique qui...
commentaires (6)

Le Hezbollah s’il veut faire a sa tête qu’il aille en Iran

Eleni Caridopoulou

19 h 49, le 31 octobre 2025

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Commentaires (6)

  • Le Hezbollah s’il veut faire a sa tête qu’il aille en Iran

    Eleni Caridopoulou

    19 h 49, le 31 octobre 2025

  • Le Liban ne se sauvera pas par les discours mais par une rupture nette avec le Hezbollah. C’est la condition première pour redevenir un pays. Ceux qui, comme Geagea, appellent à ce sursaut incarnent le vrai patriotisme : celui du devoir et du courage. Le reste — compromis, silence, faux équilibres — n’est que complicité avec la ruine.

    Khal

    18 h 20, le 31 octobre 2025

  • Cher Hakim. Naim Kassem veut un Etat pour reconstruire ce que hezballah a détruit, il veut un Etat pour pouvoir faire de faux passeports, il veut un Etat pour pouvoir placer ses membres dans l'administration publique, etc. Mais ne veut surtout pas un Etat qui ait le monopole des armes car ses armes lui permettent de détouner le pouvoir au Liban et de s'enrichir aux détriments des autres libanais. Si le hezb n' a plus ses armes tous ses avantages politiques disparaitront: Qui votera pour un parti sans ressources, et dont la seule idéologie est la guerre et la mort?

    Moi

    17 h 25, le 31 octobre 2025

  • Les chiites sont confrontés à une catastrophe causée par le HB et ce dernier avec son allié au perchoir sont conscients du danger qui les guette, à savoir la colère de leurs ex partisans qui se manifesterait lors des dernières élections. D’où l’entêtement de Berry de céder sur la loi qui autorise un plus large choix de candidats qui les mettrait au pied du mur. C’est leur conception de la démocratie depuis des décennies. Imposer et terroriser pour gagner.

    Sissi zayyat

    17 h 08, le 31 octobre 2025

  • Que Geagea nous épargne ses déclarations par les temps qui courent. De grâce, qu’il écoute le président Joe Aoun, qui lui et non Geagea, se situe du bon côté de l’Histoire. Instrumentalisant le sort du malheureux jeune Elio, il sait pertinemment que le "désarmement palestinien" n’est pas aussi facile qu’il le prétend, croyant par là -le même Geagea- recourir à ses méthodes dépassées de l’unification des milices chrétiennes. Personne ne veut d’une guerre entre Libanais, et le président Aoun, qui n’a jamais abandonné son poste, ni ses responsabilités est bien présent pour garder la paix.

    nabil

    16 h 58, le 31 octobre 2025

  • Mr Geagea a oublie de mentionner le bras financier de hezb.

    EL KHALIL ABDALLAH

    12 h 43, le 31 octobre 2025

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