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Politique - Analyse

Berry à l'heure du choix : lâcher les armes ou risquer le perchoir ?

Pour Washington et Riyad, dans la construction du nouveau Liban, le chef du législatif et principal allié du Hezbollah peut être soit un partenaire... soit un obstacle.

Berry à l'heure du choix : lâcher les armes ou risquer le perchoir ?

Le siège vide de Nabih Berry, au Parlement, lors de la séance avortée du 28 octobre 2025. Mohammad Yassine/L'OLJ

Depuis 1992, le Liban a eu 10 Premiers ministres, 5 présidents de la République... et Nabih Berry. Reconduit à la tête du législatif après chaque élection, sans même un semblant de compétition, le président du Parlement semble indéboulonnable. Mais à l'approche des élections législatives de mai 2026, le chef du mouvement Amal semble, pour la première fois, fragilisé. D'autant que le camp anti-Hezbollah (et, potentiellement, la communauté internationale) réfléchit sérieusement à la possibilité de briser le monopole du tandem chiite sur les 27 députés de sa communauté. Une brèche qui, si elle se concrétisait, permettrait à un candidat autre que M. Berry de prétendre au perchoir. À moins que ce dernier ne saisisse la main tendue et ne devienne un allié – tacite mais utile – de la cause du monopole des armes aux mains de l'État.C'est dans ce...
Depuis 1992, le Liban a eu 10 Premiers ministres, 5 présidents de la République... et Nabih Berry. Reconduit à la tête du législatif après chaque élection, sans même un semblant de compétition, le président du Parlement semble indéboulonnable. Mais à l'approche des élections législatives de mai 2026, le chef du mouvement Amal semble, pour la première fois, fragilisé. D'autant que le camp anti-Hezbollah (et, potentiellement, la communauté internationale) réfléchit sérieusement à la possibilité de briser le monopole du tandem chiite sur les 27 députés de sa communauté. Une brèche qui, si elle se concrétisait, permettrait à un candidat autre que M. Berry de prétendre au perchoir. À moins que ce dernier ne saisisse la main tendue et ne devienne un allié – tacite mais utile – de la cause du monopole des...
commentaires (13)

Berri porte deux casquettes, président du parlement et chef de la milice Amal. Ses deux fils sont prêts pour la relève? Leur âge le permet, est ce qu’ils ont des enfants aussi . Est ce qu’ils chaussent la même taille, ils ont la même pointure de pieds que le père? Sinon ça sera inquiétant pour tous les libanais, car on n’aime pas changer nos habitudes.

Gebran Eid

12 h 27, le 04 novembre 2025

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Commentaires (13)

  • Berri porte deux casquettes, président du parlement et chef de la milice Amal. Ses deux fils sont prêts pour la relève? Leur âge le permet, est ce qu’ils ont des enfants aussi . Est ce qu’ils chaussent la même taille, ils ont la même pointure de pieds que le père? Sinon ça sera inquiétant pour tous les libanais, car on n’aime pas changer nos habitudes.

    Gebran Eid

    12 h 27, le 04 novembre 2025

  • Il ne risque pas seulement de perdre le PERCHOIR mais avant tout la GHALLEH ou les DEUX GHALLEHS accumulees depuis le ZERO...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    06 h 33, le 04 novembre 2025

  • Mr. Berri is 88 years old and must be forced to retire if he’s not willing to do so voluntarily. Mr. Berri has presided over the worst crises in the country. His handpicked consecutive ministers of finance oversaw the triple bankruptcy of the state, the banks and BDL, qualified as the world’s worst economic crisis to befall in a century. He refused to apologize to the Lebanese people for the massive theft of their personal savings and transfer of wealth from three generations of Lebanese to a few thousand people. Mr. Berri never shed his identity as a militia leader.

    Mireille Kang

    02 h 15, le 04 novembre 2025

  • When mr Berri is gone most people (especially Chiites ) will say good riddance and they certainly wouldn't want another Berii in his stead.

    EL KHALIL ABDALLAH

    13 h 23, le 03 novembre 2025

  • Nous sommes très étonnés de ne pas voir Berry sanctionné , alors qu’on connaît l’impatience du président Trump et son efficacité à tenir ses promesses lorsqu’il se sent grugé.

    Sissi zayyat

    19 h 34, le 02 novembre 2025

  • Au a toujours raconte que le Liban était un pays républicain et démocratique lors que ces politiciens croulants cèdent leurs places à l’un de leur progéniture ou proches. A croire que nous sommes dans une monarchie à notre insu. Fini ces héritages catastrophiques qui ont permis a des clans de se former et des mafieux prospérer en se partageant le pays et l’argent de ses citoyens jusqu’à leurs économies sans qu’aucun ne veuille désigner l’autre par ce que complices et partenaires et nous la jouent ennemis publics uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le pays.

    Sissi zayyat

    19 h 31, le 02 novembre 2025

  • Effectivement, d’accord avec ce qui était dite Oubliez d’aboutir à un vrai pays en présence à la tête de parlement d’une personne anticonstitutionnelle qui se croit le président de tous les présidents surtout qu’en face de lui, nous avons un chef d’état qui lui caresse dans le sens de poils et lui fait la louange

    William SEMAAN

    11 h 31, le 02 novembre 2025

  • En premier lieu il faut se méfier de la vipère qui sommeil en lui ... Il ne me semble pas que ce poste s'hérite sauf s'il va interpréter la constitution à sa guise. Et si par malheur un tel scénario se réalise avec le fils qui prend la place du père c'est que définitivement il n'y aura jamais de démocratie au Liban et nous resterons gouvernés par des clans mafieux.

    Zeidan

    11 h 25, le 02 novembre 2025

  • La vie, c’est le mouvement. Tout ce qui ne bouge pas se décompose. Un pays qui ne se renouvelle pas recule. Le pouvoir qui ne change pas se détruit. Évolution ou involution, il n’y a pas d’autre voie. Transformation, renouveau ou résistance au changement : Berri n’est qu’un symbole parmi d’autres. Mais tout indique que la vie parle, et que la transformation du Liban est devenue une nécessité. C’est le début, et il n’y aura pas de retour en arrière. Choisissons l’État, le droit et l’alternance, pas la confiscation des armes et des institutions. Le pays a besoin d’air, d’emplois et de justice. .

    Khal

    11 h 15, le 02 novembre 2025

  • depuis 1945, l'independance : 10 presidents de la republique dont 5 militaires ! faut le faire n'est ce pas !

    L’acidulé

    09 h 30, le 02 novembre 2025

  • Céder la place à son fils ? C'est une (mauvaise) blague ?!??!!

    Paul

    07 h 59, le 02 novembre 2025

  • Berry sera toujours un obstacle pour les chiites et surtout pour la renaissance du Liban.

    Achkar Carlos

    06 h 30, le 02 novembre 2025

  • Malgré son rôle de riche courtier, nécessaire dit-on, pour dialoguer avec la milice, berry veut préserver les acquis illégaux de sa communauté, obtenus par la force des armes iraniennes. On est au Liban après tout ! Mais il y a pire. A comparer avec sa copie, l’opportuniste bassil dont l’obsession maladive a toujours été de casser la principale force de sa propre communauté, les FL. A juste titre bassil a eu sa part des sanctions. A quand donc le tour tout autant mérité du berry ? Ce serait rendre justice à la parité entre chrétiens et musulmans. On est au Liban après tout !

    Goraieb Nada

    04 h 19, le 02 novembre 2025

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