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Politique - Parlement

Vote de la diaspora : le tandem chiite met en garde contre une « fracture nationale », Raï reçoit Raggi

Face au refus de Nabih Berry d'inscrire l'amendement de la loi électorale à l'ordre du jour, les FL et plusieurs députés anti-Hezbollah boycotteront la séance parlementaire de mardi.

Vote de la diaspora : le tandem chiite met en garde contre une « fracture nationale », Raï reçoit Raggi

Le Parlement libanais lors d'une séance consacrée à l'élection des membres des commissions et du Bureau de la Chambre, le 21 octobre 2025. Photo Ali Fawaz / Parlement libanais

Les contacts et prises de position se poursuivent concernant la question du vote des expatriés, et cela des deux côtés du spectre politique. C'est dans ce cadre qu'une délégation des blocs parlementaires du Hezbollah et du mouvement Amal, favorables au maintien de la loi électorale en l'état et donc aux six sièges réservés à la diaspora, a rencontré le président Joseph Aoun, qu'elle a mis en garde contre « une grande fracture nationale » si cette loi était amendée. De son côté, le patriarche maronite Béchara Raï, qui s'est déjà prononcé à plusieurs reprises pour un vote des émigrés pour l'intégralité des 128 députés, a reçu lundi le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi à Bkerké pour discuter du dossier. Le chef de la diplomatie libanaise a en effet présenté un projet d'amendement de la loi électorale, qui n'a toujours pas été avalisé par le gouvernement. Les discussions ont porté sur les développements politiques et la suppression de l'article 112, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

« Nous avons abordé, avec le président Aoun, la loi électorale qui a été approuvée par tous et qui était considérée comme un exploit à l'époque. Certaines tranches de la population ne pourront pas exercer leur rôle, ce qui enfreindra le principe de l'égalité des chances », a déclaré le député Amal Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre, Nabih Berry, qui s'exprimait au nom du tandem chiite. La délégation, qui était accompagnée du député Jihad Samad, a appelé à « tenir les élections à la date prévue ». « Nous espérons que le gouvernement tiendra compte, lors de l'examen de la loi, du fait que cette question entraînera une grave fracture nationale », a déclaré M. Khalil, alors que la semaine dernière, M. Berry avait fait valoir que la modification de la loi électorale actuelle aurait pour effet de « marginaliser la communauté chiite ». Ali Hassan Khalil a encore assuré que le chef du perchoir « est soucieux du bon fonctionnement du Parlement », alors que les Forces libanaises (FL) notamment s'en prennent avec virulence Nabih Berry, qu'elles accusent de prendre en otage la Chambre en refusant d'inscrire une proposition de loi sur la question du vote à l'ordre du jour. « Nous verrons demain qui entrave le travail du Parlement », a-t-il ajouté. Les FL, qui accusent les détracteurs d'un amendement de la loi de vouloir échapper à un vote sanction de la diaspora, ont annoncé qu'ils boycotteraient la séance parlementaire de mardi, en guise de protestation, dénonçant la « tyrannie » de M. Berry.

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De son côté, le chef de l'État Joseph Aoun a souligné, devant les députés, la nécessité de tenir le scrutin dans les délais prévus, sans réellement se prononcer sur les députés pour lesquels la diaspora pourrait être amenée à voter. « Par respect pour le principe de séparation des pouvoirs, je considère que c’est le Parlement qui décide, mais nous avons un devoir envers les expatriés qu’il faut respecter », a-t-il poursuivi. « Ce qui m’importe, c’est que les élections se tiennent à la date prévue », a-t-il insisté. Le président a souligné que « les Libanais résidant à l’étranger ont le droit de participer à la vie politique libanaise, car ils ne sont pas seulement là pour apporter une aide matérielle à leurs familles, mais ont également le droit d’avoir leur mot à dire sur l’avenir de leur pays ».

Les contacts et prises de position se poursuivent concernant la question du vote des expatriés, et cela des deux côtés du spectre politique. C'est dans ce cadre qu'une délégation des blocs parlementaires du Hezbollah et du mouvement Amal, favorables au maintien de la loi électorale en l'état et donc aux six sièges réservés à la diaspora, a rencontré le président Joseph Aoun, qu'elle a mis en garde contre « une grande fracture nationale » si cette loi était amendée. De son côté, le patriarche maronite Béchara Raï, qui s'est déjà prononcé à plusieurs reprises pour un vote des émigrés pour l'intégralité des 128 députés, a reçu lundi le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi à Bkerké pour discuter du dossier. Le chef de la diplomatie libanaise a en effet présenté un projet...
commentaires (8)

La "fracture nationale" sera le fait de Berry qui refuse d'inscrire à l'ordre du jour de la séance parlementaire un projet de loi revêtu de la double urgence, violant, à la fois, l a Constitution et le règlement de la Chambre.

Yves Prevost

11 h 14, le 28 octobre 2025

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Commentaires (8)

  • La "fracture nationale" sera le fait de Berry qui refuse d'inscrire à l'ordre du jour de la séance parlementaire un projet de loi revêtu de la double urgence, violant, à la fois, l a Constitution et le règlement de la Chambre.

    Yves Prevost

    11 h 14, le 28 octobre 2025

  • Ils plaident l’égalité de tous devant la Loi. Oui ce n’est pas une blague ! L’un est armé et l’autre non. Mais lorsqu’on est du tandem vendu c’est ça l’égalité et depuis des décennies, alors on ne va pas tout remettre en question quand même ! Ces gens là font de tout pour s’attirer la haine des Libanais.

    Goraieb Nada

    05 h 43, le 28 octobre 2025

  • La fracture nationale est la depuis belle lurette … reveillez vous et sentez …. La rose

    Robert Moumdjian

    04 h 14, le 28 octobre 2025

  • Le monde à l’envers .

    Wow

    01 h 07, le 28 octobre 2025

  • Le duopole menace : Encore une fracture nationale de plus ? Pas de quoi s'en faire. On en a l'habitude. C'est devenu banal, a force. «Les chiens aboient, la caravane passe» dit le dicton.

    Michel Trad

    23 h 49, le 27 octobre 2025

  • Ils sont à l'origine de la division du pays et de son affaiblissement. Ils se sont enrichis par le clientélisme que leurs armes et leur violence ont favorisé aux détriments des autres libanais. Et ils osent parler de fracture. Ils n'oseront jamais sortir du système actuel qui leur a tant ramené et qui continue à le faire. Meme avec les petits ruisseaux de l'aide actuelle ils en spolient la majorité alors que le reste du pays meurt de faim. Qui leur donnera un dollar si ils sont seuls?

    Moi

    22 h 16, le 27 octobre 2025

  • Ils se fouttent de notre gueule ... ils sont les seuls responsables de la fracture nationale. Ils ont initiés seuls les guerres contre l'avis de la majorité des Libanais en traitant ceux qui s'opposaient de traitres ou d'agents israéliens, eux qui travaillaient pour le compte de l'Iran. Il y a une règle parlementaire qui doit être respecté, et un vote qui décidera de la suite. Ce ne sont ni leurs mensonges ni leurs vociférations ni leurs armes qui font loi.

    Zeidan

    19 h 47, le 27 octobre 2025

  • Wlek ils nous mettent en garde... les polichinelles mercenaires qui plus de trois decennies ils ont provoque des innombrables fractures nationales contre le gre de l,ecrasante majorite du Peuple Libanais pour servir en poules les miserables coqs deplumes perses enturbannes. J,entend le son du TOCSIN que va suivre celui du GLAS tres prochainement.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 20, le 27 octobre 2025

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