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Dernières Infos - Yémen

Trois autres employés de l'ONU arrêtés par les houthis pour espionnage présumé


Des partisans des rebelles houthis au Yémen brandissent un portrait du général de division Mohammed al-Ghamari, chef militaire des Houthis, lors d'un rassemblement à Sanaa, le 17 octobre 2025. Photo Mohammad Huwais/AFP

Les rebelles houthis du Yémen ont arrêté trois autres employés locaux de l'ONU, deux femmes et un homme, en les accusant d'espionnage au profit d'Israël, a annoncé dimanche à l'AFP une source des services de sécurité houthis.

Sept autres employés locaux des Nations unies avaient déjà été arrêtés vendredi pour les mêmes motifs.

« Deux femmes travaillant pour le Programme alimentaire mondial ont été emmenées de chez elles samedi » à Sanaa, la capitale du Yémen tenue par les rebelles, et un Yéménite travaillant lui aussi pour le PAM a également été arrêté, a précisé cette source.

« Les services de sécurité et de renseignement à Sanaa ont encore une liste de gens recherchés pour collaboration avec l'ennemi israélien et américain », a-t-elle ajouté.

La semaine dernière, 20 employés de l'ONU, dont 15 étrangers, avaient été brièvement retenus dans un bâtiment de l'ONU attaqué par les rebelles, avant d'être libérés. Douze de ces 15 étrangers avaient quitté le Yémen le 22 octobre.

Les Nations unies avaient annoncé vendredi que les houthis avaient arrêté 55 de leurs employés depuis 2021.

Les rebelles soutenus par l'Iran, qui contrôlent une grande partie du nord du Yémen, s'en prennent depuis des années aux employés de l'ONU et aux humanitaires qu'ils accusent d'espionnage. Ces arrestations se sont multipliées depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza.

Les insurgés yéménites ont à plusieurs reprises tiré sur des navires en mer Rouge et sur le territoire israélien depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023, affirmant agir par solidarité avec les Palestiniens.

Israël a riposté par de nombreuses frappes, dont une importante attaque en août ayant coûté la vie au Premier ministre houthi et à près de la moitié de son gouvernement.

Début octobre, le chef des rebelles Abdelmalek al-Houthi avait accusé, sans preuves, des employés de l'ONU d'avoir joué un rôle dans cette attaque. L'organisation a rejeté ces accusations.

Les rebelles houthis du Yémen ont arrêté trois autres employés locaux de l'ONU, deux femmes et un homme, en les accusant d'espionnage au profit d'Israël, a annoncé dimanche à l'AFP une source des services de sécurité houthis.Sept autres employés locaux des Nations unies avaient déjà été arrêtés vendredi pour les mêmes motifs.« Deux femmes travaillant pour le Programme alimentaire mondial ont été emmenées de chez elles samedi » à Sanaa, la capitale du Yémen tenue par les rebelles, et un Yéménite travaillant lui aussi pour le PAM a également été arrêté, a précisé cette source.« Les services de sécurité et de renseignement à Sanaa ont encore une liste de gens recherchés pour collaboration avec l'ennemi israélien et américain », a-t-elle ajouté.La semaine dernière, 20 employés...